COLOUR OF THE TRUTH (黑白森林) de Marco Mak et Wong Jing (2003)

COLOUR OF THE TRUTH

Titre original : Hak Bak Sam Lam – 黑白森林
2003 – Hong Kong
Genre : Policier
Durée : 1h44
Réalisation : Marco Mak et Wong Jing
Musique : Marco Wan
Scénario : Wong Jing

Avec Anthony Wong, Jordan Chan, Raymond Wong, Gillian Chung, Chapman To, Pinky Cheung, Terence Yin, Francis Ng et Ching Wan Lau

Synopsis : Wong Jiang et 7-Up sont de bons amis qui sont tous les deux dans la police. Wong est un flic honnête, alors que 7-UP est un officier qui a des liens avec la mafia. Durant une grande opération, 7-UP est laissé pour mort. On raconte à son fils, surnommé Cola, que Wong est le meurtrier de son père. Des années plus tard, il entre dans la police pour venger son père.

Wong Jing a toujours été un petit malin, surfant sur chaque nouvelle vague pour se faire un peu plus d’argent. Dans les années 80 et 90, il y avait les comédies, puis il y a eu les catégories III, et enfin, après Infernal Affairs en 2002, un retour à la mode des polars. Wong Jing se lance à son tour dans l’aventure, en écrivant, produisant, et coréalisant aux côtés de Marco Mak ce Colour of the Truth (Marco Mak réalisera récemment Naked Soldier, toujours pour Wong Jing). Et comme à son habitude, le cinéaste (ou le petit malin, au choix) s’entoure d’un casting cinq étoiles. Dès l’ouverture du film, il met en scène Francis Ng (Infernal Affairs 2, La Malédiction de Lola, 2000 AD) en chef de gang, Ching Wan Lau (un bon paquet de Johnnie To : Lifeline, Running out of Time 1 et 2, The Victim) en flic ripou et dans le rôle principal, ce bon vieux Anthony Wong qu’on ne présente plus et dont la carrière ne cesse de grandir avec récemment Motorway, Naked Soldier du même Marco Mak et IP Man : The Final Fight. Mais ce n’est rien puisque le reste du casting s’éttoffe de Jordon Chan (Enter The Eagles), Chapman To (Infernal Affairs, Confession of Pain), Raymond Wong, Gillian Chung (The Twin Effect, House of Fury) et j’en passe. Bref, outre cet aspect finalement habituel chez Wong Jing, que raconte Colour of the Truth ? Une histoire simple (ben oui, Wong Jing écrit !), celle d’un jeune flic (Raymond Wong) qui veut venger son père (Ching Wan Lau), qui était flic également. Il va faire équipe un peu à contrecœur avec Wong (Anthony Wong), qui serait le meurtrier de son père.

Une histoire simple, qui va parfois vouloir se révéler plus intelligente et profonde qu’elle n’en a l’air, malgré le côté prévisible de certains événements. Ils vont se retrouver bien entendu à enquêter sur une sombre histoire, où un truand local va demander la protection de la police. Cette affaire à priori sans rapport avec le conflit intérieur des personnage va leur permettre de se rapprocher, d’apprendre à se connaître, et finalement, de se faire confiance malgré tout. Le personnage de Raymond Wong va sans arrêt être tiraillé entre deux sentiments, celui de venger son père, et celui de rester un flic droit qui fait respecter la loi de manière correcte. Il joue son personnage de bien belle manière, ne forçant jamais le trait. À ses côtés donc, un Anthony Wong comme toujours parfait, qui a la classe, bien que jouant un rôle assez similaire à celui de l’inspecteur dans Infernal Affairs. Un homme un peu trop dans son travail, mais avec finalement un bon cœur, pour qui veut bien le voir, et le croire. Dans cette intrigue policière, où l’on retrouvera certains éléments de Infernal Affairs justement (sacré Wong Jing), celui-ci prend pourtant une direction différente. Il ne va pas chercher à faire monter la tension, mais plutôt, outre le développement des personnages, à nous donner de l’action.

Bonne pioche puisque le métrage sera plutôt généreux en action. Si certaines scènes seront plutôt courtes et que la vraie tension se fait plutôt rare, deux ou trois scènes sortent tout de même du lot, notamment l’assaut dans la maison où Raymond Wong va flinguer du truand à gogo, aidé par son coéquipier ayant accès aux caméras de sécurité et lui indiquant donc la marche à suivre, et un autre assaut, où Anthony Wong et Raymond Wong vont devoir se défendre. Très dynamiques, ces scènes fonctionnent, sont très bien filmées, malgré la musique qui parfois s’emballe. Pour autant, Colour of the Truth n’est pas parfait, loin de là. L’intrigue avance simplement, mais certains rebondissements sonnent faux, notamment vers la fin, quand le métrage se décide à les enchaîner les uns après les autres, le tout suivit d’une bonne petite morale. Mais c’est aussi ça le cinéma de Wong Jing, ne pas avoir peur d’en faire trop et d’aller toujours plus loin. À défaut d’être inoubliable, Wong Jing et Marco Mak nous proposent un divertissement carré et prenant, porté par de bons acteurs.

Les plus

Les scènes d’action

De bons acteurs

Prenant

Les moins

La bonne morale finale

Les rebondissements à foisson sur la fin

 

En bref : Wong Jing ne révolutionne pas le genre, mais livre un produit divertissement parsemé de bonnes scènes d’action.

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