LE CAVALIER DU DIABLE (Tales from the Crypt: Demon Knight) de Ernest Dickerson (1995)

LE CAVALIER DU DIABLE

Titre Original : Tales from the Crypt : Demon Knight
1995 – Etats Unis
Genre : Horreur
Durée : 1h32
Réalisation : Ernest Dickerson
Musique : Edward Shearmur
Scénario : Ethan Reiff, Cyrus Voris et Mark Bishop

Avec Billy Zane, William Sadler, Jada Pinkett Smith, Brenda Bakke, CCH Pounder, Dick Miller, Thomas Haden Church et John Kassir

Synopsis : Poursuivi par un curieux personnage nommé « le collectionneur », Brayker se réfugie dans un hôtel paumé au milieu de nulle part, rejoignant d’autres personnalités plus ou moins frappées. Dénoncé à la police par la concierge, il se fait arrêter avant de voir « le collectionneur » rentrer dans l’établissement. Une longue nuit d’horreur va se préparer pour Brayker et les clients de l’hôtel…

Gamin, j’aimais beaucoup Les Contes de la Crypte. Avec ma mère, nous avions même un petit rituel. Lorsque nous avions sur une VHS un film de 1h30 ou moins, on en profitait pour enregistrer un épisode de la série juste derrière. Puis avec les années, c’est passé. Tellement que je n’ai jamais vu la trilogie de films des Contes de la Crypte. Aujourd’hui oubliés, certains s’en rappellent encore car il s’agissait d’une déception. Surtout en ce qui concerne les deux derniers métrages. Fort heureusement, j’ai décidé de faire les choses dans l’ordre, et c’est donc vers Le Cavalier du Diable, premier métrage Contes de la Crypte, que je me suis tourné. Et j’ai bien fais, car si Le Cavalier du Diable n’est aucunement un monument de cinéma, en général ou de genre, ce fut sacrément fun. Un film qui respire la bonne humeur, utilise un humour noir bien dosé, multiplie les effets spéciaux à l’ancienne, et bénéficie en plus d’un casting de premier choix. Après une intro tournée par un autre réalisateur et mettant en scène le fameux Keeper de la série, voilà que le métrage commence. Et ça ne perds pas de temps, le tout commence directement par une poursuite en voiture, une explosion, le tout en nous montrant dés le départ le protagoniste principal, Brayker, joué par l’infatigable William Sadler (Die Hard 2, The Mist, ou encore The Grudge en 2020), et l’antagoniste, le fameux démon (diable) du titre, joué par Billy Zane (Retour Vers le Futur 2, Titanic, Twin Peaks saison 2), qui trouve là un grand rôle, tellement il semble constamment en roue libre, ce qui contribue à l’aspect fun du métrage. Toujours à la frontière du ridicule, et pourtant, grâce à l’acteur qui y va à fond, juste fun.

Passé cette introduction, l’intrigue se resserre puisque le métrage est en effet un huis clos se déroulant dans un petit hôtel miteux au milieu de nul part. Brayker se réfugie dans cet hôtel peuplé de personnages hauts en couleurs et surtout tenus par des acteurs que l’on connait ou connaîtra dans l’avenir. Et tout ce bon monde va devoir survivre toute la nuit face à une horde de créatures et un Billy Zane déchainé, et bien décidé à buter tout le monde, ainsi qu’a récupéré un étrange objet en forme de clé et contenant un liquide rouge permettant à nos personnages de tuer les démons, et surtout, de les empêcher de rentrer à l’intérieur en déposant le liquide sur chaque ouverture. Un propos simple et resserré, et il n’en faut pas plus. Ce n’est pas pour la profondeur de son propos que l’on regardera le métrage de toute façon. Le plus important, c’est clairement que le métrage s’avère généreux, rythmé, prenant, et a été fait avec sérieux. Ernest Dickerson réalise la bête, plus connu aujourd’hui pour des épisodes de série TV, mais qui avait également signé en 2002 le film Bones (pas un grand film, nous sommes d’accord). Ici en tout cas, il croit clairement en son film. Pas le meilleur dans le métrage, mais en tout cas, du boulot solide, avec un budget limité vu la quantité d’effets spéciaux contenus dans ledit métrage. Par contre, niveau acteur, il y a de quoi faire. Outre les deux principaux, on trouve à leurs côtés Jada Pinkett Smith (Scream 2, Matrix Reloadded et Revolutions) en femme à tout faire de l’hotel, CCH Pounder (Sliver, Volte/Face, La Fin des Temps, Avatar) est la gérante, Thomas Haden Church (Tombstone, Killer Joe, Spider-Man 3) joue un rôle peu recommandable, tandis qu’à leur côté, on trouve Dick Miller (RIP), fidèle collaborateur de Joe Dante jusqu’à Burying the Ex en 2014, que l’on a toujours plaisir à voir. Ils semblent tous s’éclater ici, sont contents d’être là, et cette bonne humeur est communicative.

Même si encore une fois, Billy Zane leur vole totalement la vedette dés qu’il apparaît à l’écran. Il en fait des tonnes, il chante, il danse, il nous sort des éponges de sa bouche, et il n’hésite pas à tuer, décapiter et j’en passe. Le Cavalier du Diable, ultra rythmé dans ses péripéties, bénéficie de très nombreux effets spéciaux, la plupart effectués sur le plateau, pour donner vie à des démons et autres créatures, et n’hésite pas à verser par moment dans un gore bon enfant qui fait clairement plaisir. Voir un flic se faire décapiter à main nue avant que sa tête ne serve à frapper un autre personnage, c’est fun, surtout quand ça débarque sans prévenir. Le film trouve toujours moyen de se renouveler quelque peu pour varier les plaisirs, toujours avec cette même générosité. Du coup, oui il y a forcément des mauvais côtés, comme un final un peu raté, quelques moments plus prévisibles, mais on préfère profiter du spectacle et s’amuser devant le long métrage plutôt que d’appuyer là où ça fait mal. Car on nous propose clairement un huis clos limité mais rythmé, généreux, qui multiplie les scènes à effets spéciaux, les démons, les moments de bravoures de la part de Billy Zane. Et c’était la belle époque, où même les enfants n’étaient pas épargnés. Pour les fans de la série Les Contes de la Crypte, on y retrouve ce mélange d’horreur et d’humour. Il manque peut-être la petite morale finale, qui était souvent présente dans les épisodes, mais peu importe.

Les plus

Les effets à l’ancienne
Généreux et rythmé
Les acteurs
Le Billy Zane Show

Les moins

Assez limité par le genre même
Malgré tout quelques CGI discutables

En bref : Le Cavalier du Diable est de la pure série B, pas prise de tête, fun, avec des effets dans tous les sens et des acteurs qui s’éclatent. On passe un excellent moment.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ The effects, old school
♥ Generous and with such a good pacing
♥ The actors
♥ The Billy Zane’s show
⊗ Limited by the genre itself
⊗ A few bad CGI
Demon Knight is a pure B movie, fun, with effects all over the place and actors having fun. And we have fun too.

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