Titre Original : Red Sonja
2025 – Etats Unis
Genre : Heroic Fantasy
Durée : 1h50
Réalisation : M.J. Bassett
Musique : Sonya Belousova et Giona Ostinelli
Scénario : Tasha Huo
Avec Matilda Lutz, Robert Sheehan, Wallis Day, Luca Pasqualino, Michael Bisping, Martyn Ford, Eliza Matengu, Danica Davis, Joana Nwamerue, Ben Radcliffe, Katrina Durden et Rhona Mitra
Synopsis : Totalement sous la coupe d’un tyran maléfique qui souhaite détruire ses proches, la chasseresse barbare Red Sonja doit former un groupe de guerriers improbables pour affronter Draygan et sa dangereuse épouse, Annisa.
N’étant pas fan du genre, je n’ai jamais vu le métrage Red Sonja original, nommé chez nous Kalidor et avec Arnold Schwarzenegger. Et comme il n’a pas forcément bonne réputation, c’est tout aussi bien me dirons certains. Allez savoir pourquoi j’ai voulu voir ce remake de 2025 signé M.J. Bassett, qui m’avait horrifié par le passé avec son horrible Silent Hill Revelations (même s’il y avait d’autres fautifs dans ce carnage). Peut-être la présence dans le rôle principal de Matilda Lutz, découverte il y a fort longtemps chez Coralie Fargeat et son Revenge. Oui, peut-être. Pourtant ce remake aussi n’a pas bonne réputation. Et a eu une production difficile. Enfin, un enfer de production plutôt, puisqu’au départ, le film devait voir le jour vers 2008 avec à la barre Robert Rodriguez et Rose McGowan dans le rôle-titre. Les réalisateurs se sont succédés, de Simon West (Expendables 2) à Bryan Singer (X-Men), avant tant d’autres, tant d’années, pour finalement une sortie assez anonyme en 2025, directement en Blu-Ray et DVD chez nous bien évidemment, cela va de soi. Et au final, sans doute vu mon peu d’appréciation du genre, et le fait que mes attentes atteignaient un niveau proche du néant, mais sans être un bon film, Red Sonja n’aura pas été un calvaire. Un petit film, insignifiant, vite vu vite oublié, mais pas forcément honteux non plus, à l’exception de quelques CGI atroces que le budget, non divulgué, ne devait certainement pas permettre. Pas désagréable donc, si l’on met le cerveau en mode off, et que l’on accepte de voir un métrage qui semble nous provenir directement des années 80, avec ce que cela implique de défauts et de qualités. Car Red Sonja, version 2025, a des qualités, oui oui ! Mais il a aussi de gros défauts bien voyants. Nous suivons donc, oui, bravo, une guerrière nommée Red Sonja, seule rescapée de son peuple, qui erre avec son cheval, mais se fait rapidement enlevée et poussée dans l’arène pour combattre.
Evidemment, elle finir par vaincre l’adversité, s’échapper, et tenter d’accomplir son destin, à base de révolte et de roi tyrannique. Une quête et un parcours relativement simple qui semble totalement hérité donc des années 80, avec 1h50 au compteur générique inclus, et pas de temps pour de grands développement et de quelconques discours philosophiques, non, ici, on est là pour voir de la guerrière en tenue sexy et avec une épée démesurée qui casse des gueules. L’on pourra dire ce que l’on veut, mais oui, dans les années 80, le grand public avait des goûts simples, et les films allaient à l’essentiel. Malgré évidemment quelques temps morts, histoire de donner un minimum de motivation aux personnages principaux ainsi qu’aux deux antagonistes principaux, mais Red Sonja est en réalité plutôt généreux, même si ses affrontements sont courts, que ce soit les combats en arène, ou bien son grand final. Heureusement que le film sait varier les situations, ose décapiter quelques personnages, et a en plus quelques créatures géantes dans sa poche pour émerveiller l’amateur de bis. Même si encore une fois, dans les faits, cette envie de bien faire se retrouve souvent face à un mur, le mur du budget. On aura par exemple dans l’arène un cyclope géant, et autant, dans les faits, il n’est pas si mal fait que ça, autant dès qu’il doit bouger, mon dieu que c’est laid, pas du tout naturel, et que l’on a l’impression de voir de la stop motion (hommage ?) mais faite par imagerie digitale, ce qui a un rendu très étrange. Les CGI donc, à l’exception de quelques décors immobiles plutôt réussis, sont ratés, pas de surprises, et pas de miracles possibles. Par contre dès que la caméra s’attarde sur la nature, sur les décors naturels ou les décors construits en dur, c’est une autre histoire et le film brille grâce à l’œil du directeur de la photographie Lorenzo Senatore. Un directeur de la photographie à la carrière plus que discutable en tout cas (Boogeyman 3, Risen, Spiders 3D, le Hellboy de 2019, Starship Troopers 3). Il faut bien vivre comme on dit.
L’autre force du métrage, et là je ne m’étais pas trompé, c’est bien Matilda Lutz dans le rôle principal, charismatique dans sa tenue iconique, crédible dans l’action, bref, un bon choix au final. Evidemment une actrice plus connue aurait apporté plus de visibilité au métrage, mais qu’importe, elle est crédible en guerrière cassant des gueules et voulant récupérer son cheval. Et heureusement qu’elle est là, car le reste du casting, il y a à boire et à manger, certains en faisant des tonnes pour rien du tout, d’autres semblant beaucoup trop jeunes et propres sur eux pour partir à la guerre, tandis que la pauvre Rhona Mitra trouve là un rôle de guerrière… qui ne la fera pas combattre, le métrage préférant se débarrasser salement du personnage d’entrée de jeu, quel dommage. Un choix qui démontre tout le paradoxe du film. Pas désagréable mais oublié dans les jours suivant la vision, généreux mais bancal, ambitieux mais sans le budget pour, blindé d’effets pratiques réussis et de CGI qui en sont l’opposé, avec un casting qui alterne le bon et le crédible avec le hors propos et l’amusant. Mais certainement pas la purge annoncée par certains. C’est sans doute pour ça que le film finira certainement dans les bacs de Blu-Ray à quelques euros. Pas assez bon pour être recommandable, mais pas assez mauvais pour se marrer avec des potes.

Les plus
Matilda Lutz est convaincante
Les beaux décors naturels
Quelques effets convaincants
Une action qui essaye d’être variée
Un côté régressif, très 80 dans l’âme
Les moins
Assez fauché par moment
Des CGI bien voyants
Un casting extrêmement inégal
Vite vu, vite oublié
En bref : Red Sonja version 2025 n’est pas une purge, mais pas un bon film pour autant. Avec un meilleur casting et, au choix, des ambitions revues à la baisse ou un meilleur budget, les intentions du film auraient sans doute été bien meilleures à l’écran.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ Matilda Lutz is convincing ♥ Beautiful natural sceneries ♥ A few nice special effects ♥ The action tried to always be different ♥ It has the soul of a movie from the 80s |
⊗ It’s often a bit cheap ⊗ The digital effects are so obvious ⊗ The cast goes from good to disastrous ⊗ Quickly seen, quickly forgotten |
| Red Sonja, the 2025 remake, is not the disaster everyone saw, but not a good film either. With a better cast and maybe less ambitions or a better budget, it could have been way better. | |




















