Titre Original : Dexter
2012 – Etats Unis
Genre : Série TV
Durée : 12 épisodes de 50 minutes
Réalisation : John Dahl, Steve Shill, Stefan Schwartz, Ernest R. Dickerson, Alik Sakharov, Holly Dale, Romeo Tirone, Michael Lehmann
Musique : Daniel Licht
Scénario : Scott Buck, Manny Coto, Jace Richdale, Wendy West, Scott Reynolds, Lauren Gussis, Karren Campbell, Arika Lisanne Mittman, Tim Schlattmann
Avec Michael C. Hall, Jennifer Carpenter, Desmond Harrington, Lauren Vélez, David Zayas, C.S. Lee, James Remar, Yvonne Strahovski et Ray Stevenson
Synopsis : Debra vient tout juste de surprendre Dexter en train d’accomplir son petit rituel meurtrier sur Travis Marshall, « l’Ange de l’Apocalypse ». La jeune lieutenant de police ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’acte auquel elle vient d’assister, mais décide tout de même d’aider l’expert scientifique à couvrir son crime. Leurs relations vont alors prendre une tournure des plus étranges, Debra étant complètement chamboulée par ce qu’elle a entrevu de son frère.
La saison 6 de Dexter était une catastrophe à tous les étages, avec une écriture paresseuse, des personnages sacrifiés (Quinn passant la saison à boire et fumer, quel développement), des grosses baisses de rythme, un méchant raté et peu marquant, le tout avec en prime le thème de la religion, qui aurait pu permettre de voir un autre aspect de Dexter, mais que les scénaristes n’ont jamais exploités, faisant de la thématique de la saison une toile de fond, ou plutôt, une toile de forme sans fond justement. Cependant, Showtime a décidé de renouveler Dexter pour deux nouvelles saisons. Les craintes étaient là, malgré le fait que la saison 6 avait un minuscule atout pour lui, à savoir, son final. Enfin, son final… ses 5 dernières secondes. Un simple élément qui donnait un minimum espoir. Minime. Et finalement, coincée entre une saison 6 catastrophique et une saison 8 qui l’est tout autant, la saison 7 s’en sort bien, voire avec les honneurs. En fait non, elle n’avait même pas le droit d’être aussi correcte. Un sursaut de qualité, malheureusement donc de courte durée vu ce qui attend Dexter, Debra, Battista, Quinn et les autres dans la saison finale initiale. Car en revoyant cette saison 7, il faut bien l’avouer, elle n’est pas parfaite, mais elle est au final tout à fait correcte, et même par certains aspects, un poil supérieure à la cinquième saison. Déjà, il y a les conséquences du final de la saison 6 qui viennent redéfinir les dynamiques entre Dexter et Debra, et donc, une des fondations même de la série. Debra fut témoin des actes de Dexter, et ne tarde pas à relier tous les points. Dexter est bien le Bay Harbor Butcher de la saison 2, sa vie est un mensonge, sa vision de son frère mais du coup aussi de son père s’écroule.
Ce changement, il est extrêmement bénéfique et amène une bonne dynamique entre les deux durant toute la saison, Debra essayant de couvrir son frère mais étant sans arrêt en conflit avec elle-même. Et lorsque dans un moment sans doute d’égarements, elle croira pouvoir vivre avec ce secret, vivre avec les pulsions de son frère, elle va finalement lui demander l’impossible, pour de bonnes raisons cependant, ce que Dexter refusera… pour de mauvaises raisons. Une tension et une dualité qui fonctionnent. Autre bon point, Quinn sert enfin à quelque chose et n’est plus juste là pour faire acte de présence. Même LaGuerta, personnage que je déteste, essaye enfin de faire du travail de policier. Il était temps, arrivé à la saison 7, même si tout cela débarque assez tardivement, mais permet de resserrer un peu l’étau autour de Dexter, quelque chose qui semble de toute façon inévitable depuis très longtemps. Il est juste un peu ironique que tout cela vienne de l’initiative de LaGuerta, ce qui paradoxalement, réduit l’intensité de certaines scènes qui se voulaient fortes. Mais cette saison 7 a deux autres atouts de sa poche. Yvonne Stahovski déjà, rescapée de la série Chuck, et qui s’invite dans la série arrivé à l’épisode 3. Une excellente actrice, pour un rôle qui semble faire débat parmi les fans de la série… mais ferait en réalité moins débat si la saison 8 n’était pas ce qu’elle est… Elle joue ici forcément une tueuse, et sa relation avec Dexter, pleine de doutes, d’envies, mais manquant clairement de confiance, est plutôt intéressante, et ce même si, dans le fond, on se dit qu’avec le code que Dexter applique, tout cela a été bien romancé et n’aurait pas dû durer aussi longtemps. Mais à mes yeux, du moins durant cette saison 7, ça fonctionne malgré tout plutôt bien.
Et dernier point positif de la saison, celui que l’on pourrait considérer comme l’antagoniste, Isaac Sirko, joué par Ray Stevenson. Un antagoniste qui change un peu, puisque pas un tueur en série, ni un psychopathe, mais un homme puissant à la tête d’une mafia, ce qui va changer rapidement les rapports entre Dexter et sa proie… ou encore Isaac et sa proie. Les rôles sont inversés, et les deux hommes ont droit à de nombreux face à face qui sont étrangement plutôt pertinents et même intéressants. Oui, quand on sort du méchant pathétique de la saison 6 et du semi ratage de la 5, ça surprend encore plus. Enfin de la nouveauté et pas un simple psychopathe et tueur en série, enfin quelqu’un qui ne se laisse pas faire et tient tête à Dexter dès le départ. Malheureusement, cette saison 7 n’est pas parfaite pour autant, devant à la fois préparer le terrain pour l’affreux final, et ramasser les quelques restes de la saison 6. En résulte encore quelques longueurs pour une saison qui aurait mérité deux épisodes de moins. Cela est d’autant plus flagrant qu’Isaac disparaît du récit à l’épisode 9, laissant comme un vide. Ça démarre très fort, ça se tient, et ça déçoit sur la fin. Et c’est dommage. D’ailleurs, nous avons également droit au retour d’Astor et Cody le temps d’un épisode, mais là aussi, on sent que les scénaristes ne savent pas franchement quoi en faire. Triste pour leur dernière apparition dans la série. Mais encore une fois, avoir une saison aussi bonne, coincée entre deux catastrophes industrielles, c’était totalement inespéré, et ça, je prends.

Les plus
Une nouvelle dynamique entre Dexter et Debra
Hannah, un bon nouveau personnage
Isaac est un méchant intéressant, qui change
Le casting est convaincant
Durant 10 épisodes, c’est bien, parfois très bien
Les moins
Trop long
Pourquoi se débarrasser si tôt d’Isaac
Le final manque d’émotion
En bref : Une saison 7 surprennament bonne pour Dexter, coincée entre le désastre du délire religieux de la saison 6 et la catastrophe de la saison 8. De bons nouveaux personnages, des relations tendues entre Dexter et Debra, un bon antagoniste, un bon suspense. Loin d’être parfait, mais ça fait du bien.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ The relationship between Dexter and Debra changes ♥ Hannah, a good new character ♥ Isaac is an interesting bad guy ♥ The convincing cast ♥ For 10 episodes, it’s good, even really good at times |
⊗ Too long again ⊗ Why get rid of Isaac so soon? ⊗ The finale lacks emotion |
| Surprisingly, this seventh season of Dexter is good, stuck between the religiously bad season 6 and the catastrophic season 8. Good new characters, tensed relation between Dexter and Debra, a good bad guy, good suspense. Far from perfect, but it’s good. | |


















