FEAST 3 (Feast 3 The Happy Finish) de John Gulager (2009)

FEAST 3

Titre original : Feast 3 The happy Finish
2009 – Etats Unis
Genr e: Horreur
Durée : 1h17
Réalisation : John Gulager
Musique : Stephen Edwards
Scénario : Marcus Dunstan et Patrick Melton
Avec Jenny Wade, Clu Galager, Diane Goldner, Martin Klebba et Hanna Putnam

Synopsis: Les survivants sont sauvés par un mystérieux prophète, qui semble avoir le pouvoir de contrôler les monstres. Il guide alors le groupe dans les égouts vers la ville. Ils reçoivent en cours de route l’aide d’un expert en karaté « Jean-Claude Seagal » et apprennent que les monstres sont originaires d’un endroit appelé « La Ruche ». Le groupe décide alors de s’y rendre et de détruire les bêtes une fois pour toutes.

Après un premier opus réjouissant et un second beaucoup moins excepté le final, voilà que débarque cette année le troisième opus (et espérons le, dernier). Toujours par la même équipe (scénaristes, réalisateur, compositeur de la musique, producteurs et acteurs), Feast 3 va tenter de repousser les limites encore, avec du gore, du sexe, de l’humour, et un scénario partant dans absolument tout les sens. Le premier opus parvenait à maintenir un équilibre entre humour, gore, personnages attachants et structure narrative claire et agréable. Dans le second, ce n’était plus trop ça. Mais alors dans ce nouvel opus… Reprenant pile là où le second s’arrêtait (donc sur une note positive), ce troisième opus démarre fort. Pas forcément toujours dans le bon sens du terme mais fort tout de même. Les survivants, qui étaient réfugiés sur les toits, subissent une nouvelle attaque, et ça gicle dans tous les sens, les monstres tombent sous les balles et sous les roues d’une moto. Délirant. D’un autre côté, ce qui l’est beaucoup moins, c’est le sort réservé au seul personnage resté sympathique aux yeux des spectateurs. Honey Pie se voit offrir une mort bien… crade, débile et gratuite. Feast 3 élimine son seul point positif en quelques secondes, et le carnage peut commencer. Les personnages survivants (donc, un gars pas très gentil, sa femme, une motarde, deux filles nues, et un pauvre type avec la gueule traversée par un pot d’échappement) tentent enfin de rejoindre la prison. Pour se faire, outre traverser les rues, traverser de sombres couloirs sans lumière. Et c’est là que le faible budget du film nous explose en pleine gueule. Le film semble tourné avec une caméra numérique bas de gamme, et pire, dans les scènes sombre, l’option Nightshot est utilisée, nous offrant un rendu particulièrement laid faisant penser à un film amateur. Si seulement c’était tout, mais non, Feast 3 ira plus loin pour nous raconter… non, pour ne rien nous raconter en fait.

C’est bien simple, nous assistons à un spectacle totalement débile, incohérent et vide de sens de bout en bout. En plus de perdre le charme du premier opus, qui est donc bien loin, Feast 3 n’est qu’une succession de scènes, soit gore, soit débiles, se voulant totalement délirantes mais au final lassant le spectateur plus qu’autre chose. Soyons clair, le film est chiant et débile de la première seconde, à la dernière, mais nous sommes encore bien loin d’imaginer ce que la suite nous réserve. En plus d’être une suite totalement nulle, Feast 3 incorpore à son récit de nouveaux éléments qui finalement ne vont rien ajouter d’important, si ce n’est continuer de tirer le film vers le bas. Ainsi, alors que la situation semble désespérée, un nouveau personnage fait son apparition, un prophète, avec une tenue de jedi, des paroles connes, et cela suffit à faire fuir les monstres. Enfin pas tout le temps. Personnage ridicule sortant de nulle part sans aucunes explications et n’ajoutant rien sinon de l’ennui, on se demande bien ce qui pourra relever le niveau. Rien, puisque le niveau va baisser un peu avec deux nouvelles races de monstres. Tout d’abord ceux contaminés par le vomi des monstres, se transformant en sorte de surhomme (mais bien sur), puis un monstre étrange, en fait, un des personnages s’étant fait littéralement encu*** et fécondé par un des monstres. Le film n’a donc aucune limite dans sa bêtise, et si cela passe sans soucis dans un Troma (car l’on sait que tout peut arriver, et c’est le genre de produits que l’on veux voir en regardant un Troma), ici, la pilule a beaucoup de mal à passer.

Tout cela réduit Feast 3 au niveau de nullité absolu, et dans un tel bordel, le moindre petit truc un petit peu marrant sans être lourd pourrait relever le niveau. Ce qui arrivera après 50 minutes de métrage (qui ne dure qu’1h15 déjà). Malheureusement, deux petits instants seulement viendront sauver l’ensemble : un nouveau personnage (et oui encore), Jean-Claude Seagal, pratiquant les arts martiaux et utilisant des lames bien aiguisés. Mais ce personnage sera finalement assez réduit et peu utile au récit (enfin ce qu’on essaye de nous faire passer pour un récit). Le personnage nous offrira la scène la plus drôle du film, avant que le film ne retourne à son niveau habituel. Pire, pour clore la trilogie, les créateurs n’a rien d’autre à nous offrir qu’un final épileptique au possible, ou l’action est totalement indéchiffrable, presque sans monstre, avant de nous achever avec malheureusement une fin ouverte pouvant amener à un Feast 4 qui espérons ne se fera jamais. Encore une saga qui aurait du s’arrêter directement après le premier film.

Les plus
Un nouveau personnage intéressant mais pas exploité
Les moins
Lourd
Long
Ça ne raconte rien, ce n’est pas drôle, c’est chiant

En bref : Ça y est, la trilogie est close, et c’était pas trop tôt. En deux mots : inutile et ridicule.

4 réflexions sur « FEAST 3 (Feast 3 The Happy Finish) de John Gulager (2009) »

  1. Ouch !! 1/20 !! Quel désilussion. En toute franchise, vu la fin du 2, j’attend(ais) impatiemment ce dernier opus, mais au vu de ta critique, le soufflet vient de redescendre. Un peu dégouté que la franchise se termine de cette façon !!
    C’est sûrement pour ça que ce troisième épisode n’est jamais arrivé en france !!

    1. Mais ça reste étonnant, le 3 étant une suite directe du 2, enfin les deux films vont ensembles, ils auraient dû sortir tout simplement les deux films en même temps… Histoire que le spectateur sache la fin quand même quoi…. Mais oui, autant le 2 qui est bancal, j’avais adoré la fin, autant le 3, je l’ai rejeté mais d’une force. Et comme j’ai trouvé ça nul, en plus, je me suis fais chier…

      1. Exact ! mais je crois que l’argent à pris le dessus sur le respect du consommateur. Je vais tenter de le chopper à prix mini pour ce dernier car j’aimerais bien savoir la fin depuis le temps quand même.
        Mais comme tu dis a dis, c’est con. Il était tellement bien parti avec le premier, voir même le deux en effet.
        Dans le genre gros bêbête, j’aime bien Tremors !

        1. Après je sais que certaines personnes trouvent le 3 sympa… Moi j’ai détesté. Les goûts et les couleurs. Mais bon, déjà, tuer la blonde au bout d’une minute de films, c’était déjà couler le film :p
          Tremors j’aime beaucoup, j’ai d’ailleurs acheté le premier en BR! J’aime beaucoup le 2 aussi, le 3 j’avais pas trop adhéré et du coup, j’ai jamais vu le 4…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :