LES ENFANTS DU MAÏS 2 : LE SACRIFICE FINAL
Titre original : Children of the Corn 2: The Final Sacrifice
1992 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Durée : 1h33
Réalisation : David Price
Musique : Daniel Licht
Scénario : A.L. Katz et Gilbert Adler d’après Stephen King
Avec Terence Knox, Paul Scherrer, Ryan Bollman, Ned Romero et Christie Clark
Synopsis : La situation à Gatlin est enfin révélée au grand jour, et les médias se précipitent sur place pour couvrir l’horrible vérité sur ses enfants sacrifiant les adultes au dieu du maïs. John Garett y voit l’occasion de sauver sa carrière, et se rend sur place avec son fils. Seulement tout n’est pas finit dans la ville, et Micah va prendre la place de Isaac.
Il aura fallut attendre 8 ans pour voir une suite au premier film. Et on le sait depuis, les suites tardives, ce n’est en général pas très bon signe. Mais quand une saga commence avec un épisode médiocre, que peut-on vraiment attendre ? Pas grand chose en effet. D’ailleurs, lorsque j’avais découvert le métrage lors de mon marathon de la saga à l’époque où elle ne comptait « que » 9 films, j’avais littéralement détesté ce second opus. Revu de nos jours, avec un regard plus large (donc, en ayant souffert sur tous les autres opus), et surtout en meilleure qualité grâce au « merveilleux » coffret trilogie en HD, j’ai presque envie de dire que ce second opus n’est pas si mauvais. Alors si, en fait, il l’est, il est moins bon que le premier, certains acteurs en font des caisses,lerythme n’est pas fou, mais avec un budget dérisoire plus bas que le premier opus, le film parvient, dans un sens, à ne pas mentir sur la marchandise, tentant de faire une suite directe au premier film, et à livrer des moments bien plus sanglants que ce premier film justement. Mais ça ne change rien au fond du problème, à savoir que le film ne fait que reprendre la formule du film original, ajoute de nouveaux personnages, des scènes sanglantes, et c’est en réalité tout. Deux scénaristes pour ça, la réalisation échoue à David Price (Le Fils des Ténèbres un an plus tôt), rien à voir avec Vincent Price, rassurez vous. A part ça, rien de neuf. La réalisation de David Price est assez plate et n’arrive jamais à cacher le fait que le film n’a rien de plus à raconter comparé au premier film. Ou plutôt qu’il n’essaye pas vraiment. Juste des enfants survivants du premier film, recueillis dans la ville voisine, toujours du maïs, de nouveaux meurtres, un nouveau héros (un journaliste et son fils), et voilà le travail.
Ce que le film fait beaucoup moins bien que le premier, c’est clairement son casting en tout cas, affligeant, les enfants en premier. En les voyant, on aura le plus souvent envie de rigoler, ou de les tuer. Mais le pire du pire, ça doit bien être le scénario. En reprenant à l’identique l’histoire du premier, le duo de génie à ajouté au métrage des scènes semblant venir d’un autre monde, soit par leur stupidité totalement hallucinante, soit par le message délivré par certains personnages qui m’ont fait douter un moment de l’année du métrage. Oui oui, 1992. Tout citer serait bien trop long, mais quelques exemples valent absolument le détour pour bien faire comprendre que Children of the Corn 2 : The Final Sacrifice (vraiment pas si final que ça) est un métrage à éviter. Ou la saga, si vous ne voulez pas perdre trop de votre temps. En effet, imaginez deux reporters dans un van, perdus dans un champ de maïs, avec une tornade juste devant eux. Bien entendu, le van ne démarre pas. Que faire ? Bien entendu, sortir du van ! La stupidité des personnages n’a pas de limites. Tout comme, comment ne pas citer la meilleure scène du métrage, et pourtant, une scène m’ayant fait crier, lorsqu’un prête fait son discours dans l’église « Qu’est ce qui rend nos enfants comme ça ? La violence et le sexe au cinéma ! » Ahlala ! Heureusement, la scène se termine par des petits effets gores bien sympathiques. Doté d’un budget dérisoire, moins d’un million, ce second opus n’a pas grand-chose pour lui, si ce n’est la bande son signée Daniel Licht, qui oui, bien avant Dexter, avait débuté dans le cinéma de séries B, voir Z (ce métrage, deux Amityville et deux films de Tony Randell – Ticks et Les Enfants des Ténèbres, ainsi que le quatrième volet de la saga Hellraiser). Un film à oublier.

Les plus
La scène gore dans l’église
La musique de Daniel Licht
Les moins
Une redite du premier
Rien de crédible ou passionnant
En bref : Saloperie de maïs. 8 ans après le premier, voilà une suite, qui en fait raconte un peu la même chose, sans être jamais intéressante.






