DREDD de Pete Travis


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Titre original : Dredd
2012 – Angleterre / Afrique du Sud
Genre: Science Fiction / Action
Réalisation : Pete Travis
Musique: Paul Leonard-Morgan
Scénario :  Alex Garland d’après John Wagner et Carlos Ezquerra

Avec Karl Urban, Rachel Wood, Olivia Thirlby, Rakie Ayoka, Lena Headey, Tamer Burjaq, Warrick Grier, Wood Harris et Deobia Oparei

Synopsis : Dans le futur, les Etats Unis sont dévastés. Dans la grande ville Mega City One, il y a plus de 800 millions d’habitants, et 17 000 crimes par jour. Une drogue commence a percée, appelée Slo-Mo, faisant défiler le temps à 1% de sa vitesse normale. Les forces de l’ordre sont des juges, qui font office de juges, jury et exécuteurs. Le juge Dredd va devoir prendre avec lui une nouvelle recrue et se rendre pour un contrôle dans une gigantesque tour dirigée par Ma-Ma. Les deux juges vont rapidement se retrouver enfermer.

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Il était risqué de se lancer dans une nouvelle adaptation de Judge Dredd, tant la première datant de 1995 avec Stallone dans le rôle titre était un nanar (ou un navet, suivant le point de vu) ne respectant pas grand chose du personnage et de l’univers de base. Plus de 15 ans après, une nouvelle mouture arrive. A sa tête, Pete Travis (End Game, Vantage Point), réalisateur anglais plutôt méconnu du grand public. Au scénario et à la production, Alex Garland (La Plage, 28 jours plus tard, Sunshine, bref, pas un manchot) et dans le rôle de Judge Dredd, Karl Urban (Red, Star Trek, La Mort dans la Peau, Le Seigneur des Anneaux). Et pour faire leur métrage, seulement un petit (oui, petit pour un film de cette envergure) 45 millions. Pas de soucis, l’équipe, afin de garder un rendu sérieux et surtout qui a de la gueule, va rapidement trouver l’astuce pour que le manque d’argent ne se remarque pas franchement. Passé la présentation des personnages (avec une course poursuite en moto et quelques piétons fauchés), le film se déroule intégralement dans une tour, en intérieur, ou l’ennemi est partout. D’ailleurs, c’est bien simple, le postulat est similaire à celui du film The Raid.  On retrouve l’immeuble, la chef qui vend de la drogue qui ordonne à tous les habitants de tuer les personnages principaux, oui, tout y est. Mais là où The Raid privilégiait les arts martiaux tout en restant violent, Dredd prend une autre direction : celle du divertissement bourrin, armé jusqu’aux dents, qui fait mal et n’hésite pas à tout détruire sur son chemin. Dans son ambiance, Dredd nous ramène quelque peu en arrière. On se retrouve dans une ambiance très années 80, ou les méchants sont très méchants et ne se montrent que peu, où les gentils flinguent tout le monde et posent des questions après, où les tirs libèrent de grosses et méchantes giclées de sang, le tout avec parfois quelques petites notes d’humour et un côté bad-ass totalement assumé et encore plus accentué par la bande son assez phénoménale du métrage.

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A côté de ça, on se retrouve devant une ambiance sombre, les bons personnages ne sont pas nombreux en dehors des juges, et encore, même de ce côté là, il y a des ripoux. Les personnages ne sont assurément pas ce pourquoi on regarde ce type de métrages, mais les acteurs jouent bien leurs rôles. Karl Urban est froid dans le rôle de Dredd, et bon point comparé à la précédente adaptation, il ne retire jamais son casque. Il reste ainsi tout le temps un personnage froid et distant, qui n’est là que pour faire son travail. Ma-Ma, la grande méchante dealeuse, jouée par Lena Headey, manque peut être un peu de présence, et son rôle aurait sans doute mérité un développement un peu plus épais, mais elle fait le boulot. Olivia Thirlby dans le rôle de la jeune recrue Cassandra est crédible et plutôt attachante. Les autres personnages ne sont pas bien importants, puisqu’au mieux, ils ne feront qu’un court passage dans le métrage, au pire, ils ne seront là que pour être jugés, et donc, exécutés. Et justement, de ce côté là, niveau exécution, et donc, action, le film y va fort, et ne recule devant rien, pour le plaisir des spectateurs visés par ce type de métrages.

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C’est même sacrément bourrin, et une fois dans l’enceinte de l’immeuble, ça ne s’arrête que rarement. Le scénario importe peu, il ne consiste qu’à ne passer d’une pièce à une autre pour s’en sortir, mais les différents personnages étant tous en mode bourrins, le spectacle est assuré. Dredd, accompagnée de la jeune recrue, flingue un peu tout ce qui passe devant lui, sans avoir une once de sentiments. Du coup, face à lui, Ma-Ma sort également l’artillerie lourde, et ça fait mal (voir la scène de la sulfateuse, jouissive au possible). Le réalisateur se fait plaisir, fait exploser son décor, parfois ses personnages, tout en réalisant son film avec sérieux, tout en ne parvenant pas à échapper à certains défauts. Quelques scènes inutiles viendront se greffer à l’histoire, certains personnages ne sont pas forcément intéressants, on trouve quelques défauts par ci par là (la scène avec les autres juges m’a parue plus brouillonne comparé au reste), mais bon, pour une fois qu’on nous ressort un divertissement bourrin, ça ne se refuse pas. De plus, pour justifier l’utilisation des ralentis, le scénariste a eu la bonne idée d’inclure l’idée de la drogue qui ralenti le temps. Le réalisateur n’abuse pas de l’effet, et ces scènes apportent un petit plus, en utilisant des couleurs plus vives et hallucinogènes. Malheureusement, le film n’a pas marché au box office Américain, et est donc passé directement par la case DVD (et Blu Ray 3D) pour la France, et la chance de voir un jour une suite développant un peu plus l’univers avec un plus gros budget ne risque pas de voir le jour de sitôt.  En tout cas, cette version 2012 écrase sans aucun mal la précédente adaptation.

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14

Les plus:

Bourrin comme il faut

Réalisation appliquée

Super bande son

Karl Urban parfait en Dredd

Les moins:

Une histoire sans tension d’une simplicité extrême

Quelques passages un peu moins bons

En bref: Dredd est enfin l’adaptation qu’il se doit de Judge Dredd. Le personnage est froid, flingue à tout va, le huit clos est des plus bourrin, et nous, on jubile.

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