CRUEL RESTAURANT de Kawano Kôji


cruel restaurantCRUEL RESTAURANT

Titre original : Zankoku Hanten – 残酷飯店
2008 – Japon
Genre : Gore / Érotique
Réalisation : Kawano Kôji
Musique : Takemastsu Hideto
Scénario : Kawano Kôji et Owada Satoshi

Avec Mihiro, Yamazaki Sakae, Naruse Katsuya, Iwata Yûsuke, Funatsu Miho et Teranaka Toshiyuki

Synopsis : Lin tient un restaurant qui attire pas mal de clients. On y sert après tout des plats succulents et les clients sont ravis, en particulier par les raviolis. Cependant, les quelques clients qui cherchent à connaître l’ingrédient secret des raviolis disparaissent. La police elle-même commence à enquêter.

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Se lancer dans un métrage de Kawano Kôji, c’est savoir à l’avance à quoi s’attendre, puisque le bonhomme n’aura livré dans sa carrière que des films d’horreur à tendance érotique, à l’exception de sa seule excursion dans le cinéma commercial avec le sympathique Love my Life. En général filmé un peu (beaucoup) avec les pieds, avec des scènes érotiques parfois envahissantes, des idées débiles à la pelle, et du gore qui tâche. Cruel Restaurant, c’est exactement ça, dans la lignée de Attack Girls Swim Team VS The Undead plus que de ces deux opus de la saga Ero Kowai (les trois et quatre, mauvais tous les deux). Ici, encore une ancienne AV idol, puisque Kawano met en scène la star Mihiro, depuis reconvertie dans les petits films d’horreur (Ju-On Shiroi Rôjo, Samurai Princess), ayant même écrit sa biographie, adaptée au cinéma en 2010 avec le très bon Nude. Elle joue ici Lin, qui tient un restaurant dont la recette fait fureur. Tout le monde veut connaître la fameuse recette de ces raviolis. Dès le début, une critique culinaire débarque dans le restaurant, les flics sont également de la partie, persuadé que la viande est de provenance humaine, et un cuisinier veut à tout prix devenir son apprenti.

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Kawano, comme souvent assez mauvais réalisateur, filme le tout assez platement, la photographie fait très vidéo et est sans saveur, bref, rien de bien surprenant. Un produit à très petit budget filmé sans vrai talent. Mais comment souvent, c’est plutôt dans les nombreuses idées du film qu’il va falloir trouver satisfaction, et là immédiatement, c’est d’un autre niveau. Le réalisateur va cependant prendre son temps avant de faire débarquer les effets sanglants, mais va se lâcher sur l’érotisme, Mihiro oblige, et sur les idées comiques. On apprendra donc que pour faire de bons raviolis, elle a été formée par un maître spécialisé en arts martiaux, et très pervers, qui lui aura enseigné des techniques bien étranges afin de lui permettre d’y arriver. On retrouve dans cet enseignement pas mal d’éléments similaires à Attack Girls Swim Team VS The Undead, mais ça fonctionne plutôt bien, d’autant que les situations sont énormément débiles. Même musicalement, on trouvera des thèmes héroïques se moquant ouvertement des situations, et des parodies de quelques thèmes connus. Oui, c’est définitivement dans ses idées que Cruel Restaurant devient fun pour l’amateur du genre.

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Le gore finalement arrivera surtout dans la dernière demi-heure du film (qui est court de toute manière), et se mariera souvent avec le sexe. Les scènes seront dans un premier temps courtes, faisant office d’hallucinations, le plus souvent après la disparition de tel ou tel personnage, avant que l’histoire ne se décide à nous dire franchement ce qu’il se passe, nous révélant ainsi, coup pour coup, les deux (oui, deux) recettes magiques pour faire de bons raviolis. Si l’une des idées est prévisible, l’autre ne manque absolument pas de piquant, et montre bien la folie qui habite le metteur en scène. Il faut dire les choses comme elles sont, l’ensemble est bien con comme il faut, et pour peu que l’on apprécie un minimum de genre de produits, l’ensemble passe comme une lettre à la poste, sans pour autant être inoubliable.

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11

Les plus:

Des idées connes au possible

Mihiro, du sexe, du gore

Les moins:

Réalisation pas franchement bonne

Photographie hideuse

Le gore tarde à arriver

 

En bref: Kawano Kôji livre une autre farce gore et érotique. Si l’on adhère, on passe un bon moment, malgré les nombreux défauts techniques.

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