Critique jeu vidéo : Clock Tower


clock-tower 1CLOCK TOWER

1995
Studio : Human Entertainment
Editeur : Human Entertainment
Genre : Survival Horror
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : SNES
Existe sur : Playstation 1 et 3 (au Japon), SNES, PC

Synopsis : L’histoire se déroule en Norvège, en 1995. Quatre orphelines, Jennifer, Lotte, Anne et Laura, sont adoptées par Mrs. Mary Barrows, qui vit dans son manoir coupé du monde (surnommé Clock Tower à cause de son imposant clocher) avec son mari. Après avoir conduit les filles dans le hall principal, Mrs. Barrows part chercher son mari. Mais au bout de quelques minutes, inquiète de ne voir personne revenir, Jennifer se lance à sa recherche. Après avoir quitté le hall, elle entend un cri et, en revenant sur ses pas, trouve la salle vide et est maintenant poursuivie par un nain défiguré portant une paire de ciseaux démesurément grande, le scissorman. L’objectif de Jennifer sera maintenant de fuir le manoir, si possible avec ses amies.

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La saga Clock Tower est une saga intéressante, et malheureusement un peu oubliée de nos jours, ou surtout, du grand public. Le créateur aura bien tenté de faire un petit retour en 2016 avec NightCry, qui reprenait les mécaniques, mais le jeu, faute de budget et de vigueur, était un ratage. Au milieu des années 90, un an avant Resident Evil même, une autre saga naissait, Clock Tower ! Développé par Human Entertainment, le jeu se différenciait totalement de son rival par plusieurs aspects. Car bien qu’étant, visuellement, en 2D où le personnage se déplace de gauche à droite, le jeu n’est en réalité qu’un point & click, genre qui doucement commençait à disparaître. Le curseur est à l’écran et le joueur s’en sert pour faire déplacer notre personnage, Jennifer. Contrairement aux autres jeux d’horreur de l’époque, notre personnage n’est pas un militaire (Doom), ni un policier (Resident Evil), ni un détective privé (Alone in the Dark), mais Jennifer, une jeune femme, simple, fragile, désarmée. Pas d’armes ici, la seule solution est la fuite. Plutôt court comme tous les point & click, mais également bien tordu, comme tous les jeux du genre également, Clock Tower nous plonge dans l’horreur de manière lente, avant de ne plus nous lâcher.

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On y incarne donc Jennifer qui sera poursuivie tout le long par un seul ennemi, sans relâche. Élément qui forme la première base du gameplay, bien avant qu’il ne soit reprit par la suite par Capcom dans Resident Evil 3 par exemple avec le Nemesis, puis dans Clock Tower 3 une fois la licence entre leurs mains, puis dans Haunting Ground, considéré comme une suite spirituelle. Notre ennemi sera ici nommé le Scissorman, visible sur la pochette d’ailleurs. Il faudra le fuir, sans arrêt, ou se cacher en espérer qu’il ne nous repère pas, puis attendre le bon moment pour quitter sa cachette et espérer souffler un peu. Car notre personnage, Jennifer, dont le but sera bien entendu de quitter la demeure où se déroule le jeu, est une femme fragile, et se retrouver face au Scissorman annonce souvent une fin imminente. D’ailleurs, pas de barre de vie ici, non. Comme dans Fear Effect environ 3 ans plus tard, la barre de vie est remplacée par une barre d’anxiété, augmentant ainsi encore un peu la difficulté. Plutôt bien vu, vu l’aventure proposée ici. Cette barre d’anxiété est représentée par le visage de Jennifer en bas à gauche de l’écran, dont le fond change de couleur en fonction de notre état (oui, la couleur rouge n’est pas bon signe), et même les expressions de son visage vont changer. Evidemment, découvrir un cadavre va faire stresser Jennifer, en plus du fait d’être poursuivie par un tueur fou. Visuellement, Clock Tower adopte un graphisme plaisant et plutôt réussi, autant pour les décors, que pour les personnages, qui évitent ainsi le grand défaut de l’époque : les personnages cubiques. De ce fait, même si forcément, Clock Tower accuse le poids des années, il vieillit plutôt bien et garde un côté sympathique et plaisant. Les personnages ont un style bien à eux, les décors sont détaillés, l’ensemble ne bave pas ou n’a pas recours à des couleurs criades, c’est du plutôt beau boulot de la part du développeur.

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Sympathique visuellement, le jeu a également d’autres atouts dans sa poche, notamment son ambiance et sa musique. Si le lieu de l’action est encore et toujours un manoir, l’ambiance fonctionne vraiment bien, le tout aidé par une musique absolument magnifique. Un grand travail a été effectué au niveau du son et des musiques, si bien que l’ambiance est réussie et que quelques moments parviennent à marquer le spectateur, comme la découverte d’un corps dans la salle de bain, qui sera également la première apparition marquante du Scissorman. Et si le jeu peut se terminer rapidement, en une heure trente environ, Clock Tower contient neuf fins différentes en fonction de certains de nos choix. De quoi retourner visiter le manoir plusieurs fois, surtout que le premier run risque d’être un peu plus long, vu la logique de certains passages, chose inhérente des Point & Click, où il faut être au bon endroit au bon moment pour pouvoir avancer.. À noter que de nombreux moments rendent hommage au cinéma de Dario Argento, notamment Suspiria pour certains thèmes et événements et Phenomena pour les différents personnages. Et pour un fan comme moi de ces deux films, autant dire que cela fait plaisir. Clock Tower tient clairement toujours la route aujourd’hui, ses choix graphiques ne le font pas énormément vieillir, mais ce sont plus ces mécaniques de gameplay qui vieillissent un peu. Et honnêtement, j’ai pu reprendre le jeu sur le PS Store Japonais, et j’y retourne de temps en temps avec grand plaisir, surtout que le jeu contient pas moins de 9 fins différentes en fonction de nos actions.

150

Les plus

Un concept intéressant

Les influences venant d’Argento

Un style très plaisant

La bande son

Les moins

Un coup de vieux peut-être

Peut se finir très vite

En bref : Pas parfait et même aujourd’hui un peu daté, ce premier opus de la saga conserve son charme et a de bons moments dans sa poche pour plaire à l’amateur du genre.

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