SPLATTER BEACH de John Polonia et Mark Polonia


SPLATTER BEACH

Titre original : Splatter Beach
2007 – Etats Unis
Genre : Monstres pas beaux et persos bien cons
Réalisation : John Polonia et Mark Polonia
Musique : Jon McBride
Scénario : John Polonia
Avec Erin Brown, Erika Smith, Dave Fife, Brice Kennedy, Ken Van Sant, John Polonia et Marty Manglaze

Synopsis : Tonya, Rodney et Rupert quittent la ville pour aller se joindre à une foule de jeunes réunis sur la plage pour un festival de musique. Peu de temps après le début des festivités, plusieurs habitants sont retrouvés déchiquetés, à moitié dévorés par des créatures humanoïdes sorties des profondeurs de l’océan…

Poursuivons notre exploration de la filmographie de miss Erin Brown, anciennement Misty Mundae, avec ce petit film d’horreur tourné pour 2 francs six sous (et encore) et tourné en, attention les yeux, 2 jours et demi. Oui, d’office, ça ne sent pas bon. Vous le pensez très fort, je l’ai pensé très fort. Et en effet, techniquement parlant, voir soyons fou, cinématographiquement parlant, Splatter Beach n’est absolument pas bon. Ça sent le tournage éclair, caméra à l’épaule, éclairé un peu n’importe comment et surtout éclairé à la lumière naturelle (donnant une image style vidéo de vacances), avec des effets spéciaux très très spéciaux. À savoir donc du faux sang lancé sur des acteurs, et un montage très cut pour camoufler la misère. Mais heureusement, Splatter Beach ne se prend pas un seul instant au sérieux en voulant rendre hommage aux films de monstres des années 50. Il suffit de voir la scène d’ouverture et les différents personnages pour en être persuadés. En quelques secondes, un monstre pas beau sort de l’eau, approche d’une maison où une fille prend sa douche (donc, plan boobs), et meurt en giclée de sang XXL mais aucune blessure apparemment (ça, ça coûtait trop cher). Oui, l’hommage est certain, et malgré son côté fauché, le film veut être généreux.

Et les personnages donc ? Des stéréotypes sur patte, tous accentués pour atteindre un niveau de bêtise volontaire. Entre notre apprenti journaliste puceau, le beau gosse qui est macho au possible, la brune pétasse et pas intelligente, le sportif qui passe sa journée à la plage à soulever des poids et conseille tous les films de la saga Hercules aux passants, nous avons du lourd. Sans oublier bien entendu le cliché de tout film d’horreur se déroulant dans un coin reculé, à savoir le personnage qui va avertir tout le monde du danger mais que bien entendu, personne ne va croire. C’est Erin Brown qui s’y colle d’ailleurs. Tous les personnages sont dans un sens tarés, stéréotypés à l’extrême pour les rendre ridicule, et donc drôle. Et des fois, ça marche. Les discussions avec l’accro du sport m’auront bien fait rire, tout comme certains dialogues entre le couple pas très intelligent. Il faut dire aussi que sans son générique, le film dépasse à peine 1h et donc que les scènes s’enchaînent, peu importe leur qualité, tout va vite, on passe vite à autre chose. Et pour les intéressés, oui certaines actrices se dénudent (mais pas Erin, désolé).

Mais Splatter Beach est avant tout un film de monstre. De ce côté là, ça ne marche pas par contre. Même un montage assez habile aura du mal à camoufler cet homme portant un costume ridicule et ne parvenant pas à laisser de traces sur ces victimes autre que des giclées de sang. Même si le film ne se fait pas sérieux, comme le monstre attaque de plus en plus souvent plus le film avance, l’intérêt retombe, et la qualité franchement mauvaise de la mise en scène et de la photographie ne peuvent pas être pardonnées sur la durée. Splatter Beach nous laisse donc sur une impression mitigée. Nous savions que le film ne serait bon, mais malgré tout, le scénario parvient à aller suffisamment vite pour ne pas ennuyer, mais son côté parodique et donc peut sérieux n’excuse pas tout, et le spectacle proposé devient lassant sur la fin. Ce qui est dommage puisque c’est là qu’Erin Brown est la plus présente. Bref, on aura vu pire, mais Splatter Beach ressemble bien trop souvent à un petit film amateur tourné à l’arrache entre potes. Ce qu’il doit être dans le fond, pour être tourné en 2 jours et demi.

Les plus

Des personnages bien cons
Erin Brown
Très court

Les moins

Une mise en scène horrible
Une photographie très moche
Plus très amusant sur la fin

 
En bref : Malgré quelques moments amusants et la présence d’Erin Brown, le film est bien souvent trop amateur, trop mal filmé pour qu’on lui pardonne tous ces défauts.

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