BLOODY CHAINSAW GIRL RETURNS PART 1: REVENGE OF NERO (血まみれスケバンチェーンソーRED 前編 ネロの復讐) de Yamaguchi Hiroki (2019)

BLOODY CHAINSAW GIRL RETURNS PART 1: REVENGE OF NERO

Titre original : Chimamire Sukeban Chênsô Red : Zenpen – Nero no Fukushû – 血まみれスケバンチェーンソーRED 前編 ネロの復讐
2019 – Japon
Genre : Horreur
Durée : 52 minutes
Réalisation : Yamaguchi Hiroki
Musique : Kurahori Masahiko
Scénario : Fukuhara Mitsunori

Avec Asakawa Nana, Ano, Mamoru Asana, Hidaka Nanami, Kaechi Momoko, Kurokawa Ayumi et Handa Sasa

Synopsis : Nokomura Giko est étudiante à l’académie Nightingale, et elle porte avec elle sa propre tronçonneuse. Elle est attaquée un jour par les corps modifiés de ces camarades de classes par une des étudiantes, Aoi Nero.

J’avais pu découvrir peu de temps après sa sortie en 2016 le premier opus de Bloody Chainsaw Girl, ou Chimamire Sukeban Chainsaw. Et je n’avais pas aimé. Difficile d’expliquer pourquoi j’ai alors laissé une chance à cette suite, découpé en plus en deux parties d’environ 50 minutes chacune. Surtout qu’en lançant le film, une question me vint immédiatement à l’esprit. Certes, le premier opus, je l’avais vu il y a déjà bien 4 ans, mais Nero, l’ennemie de l’héroïne, n’était-elle pas morte ? Ai-je raté quelque chose ? Est-ce que l’histoire est plus profonde que je ne le pensais (ah ah… NON) ? Où est-ce que cette suite est en fait un « semi reboot » de la même histoire en y ajoutant un peu de contenu, car les deux films font donc 1h40 en tout, contre 1h16 environ pour le premier ? Et est-ce que finalement, on en a quelque chose à foutre ? Clairement pas, car bon, Bloody Chainsaw Girl Returns, ce premier opus nommé Revenge of Nero (alors attention, car à l’international, les titres n’ont pas de part 1 et 2, c’est juste Revenge of Nero et Giko Awakens, donc ne les matez pas dans le désordre.. pour ce que ça changerait), c’est de l’action low cost, du gore qui tâche alternant de bons maquillages et des giclées de sang en CGI qui piquent les yeux, des plans culottes aussi gratuits que rafraichissants, des tronçonneuses XXL en plastique vu comment elles se lèvent facilement, et aussi, un recasting pour le rôle principal de Giko, anciennement jouée par Uchida Rio, et à présent jouée par Asakawa Nana, vue dans Black Maiden Chapter Q et A, Tokyo Living Dead Idol, mais également dans un des derniers opus d’une bien longue saga (The Werewolf Game), si longue que je me dis qu’il faudra bien que je me la tape un jour ! Plus surprenant, elle joue apparemment dans une pièce… de théâtre donc, jouée sur scène… de Gantz, et si le DVD ne coûtait pas 50 dollars, je l’aurais déjà car, curiosité oblige. Le réalisateur par contre reste le même, et tiens, tout le monde s’en fou, mais le scénariste aussi. Mais outre le changement d’actrice principale, j’ai souvent eu l’impresson de revoir le même film… ironiquement, en mieux.

Car le film original de 2016, il était sympa, un peu foufou, sanglant, bref, tout ce que l’on attend d’un film de ce genre, mais c’était bien trop vite répétitif, ennuyeux, avec de plus en plus de CGI, et ça avait beau durer 1h16, c’était trop long. Là, on a la même chose, des scènes en commun (un carnage dans le couloir de l’école, avec quelques plans identiques, encore Nero en méchante, encore une tête avec des pattes d’araignée robot), mais en plus court donc, 49 minutes sans le générique, vu que le second film raconte enfin une nouvelle histoire avec de nouveaux méchants, et limite du coup, avec 25 minutes en moins, le rythme ne faiblit pas, les idées s’enchaînent même si elles ne sont pas toutes glorieuses, et ce Returns Part 1 a quelque chose qui fait du bien. On passe un moment pas prise de tête, clairement débile, qui fait même dans la facilité dans un sens, puisque la formule gore et humour, on la connaît un peu trop bien depuis un certain The Machine Girl en 2008. Mais voilà, alors que le genre est à présent rare au Japon et ne s’exporte plus, avec un Iguchi plus obnubilé par l’humour débile et un Nishimura rare sur les écrans et dont le dernier titre, Kodoku Meatball Machine, est toujours inédit chez nous, et bien oui, le genre est pour ainsi dire presque mort. Et les quelques essais comme ce Bloody Chainsaw Girl Returns ne franchissent que rarement les portes du Japon. Étais-je secrètement en manque de gore débile et de petites culottes ? Peut-être après tout. Car oui, ce Revenge of Nero ne recule devant aucune idée débile, tout va très vite, les scènes s’enchaînent, et dés l’ouverture où notre héroïne, Giko, déglingue tous les passagers d’un bus avec sa tronçonneuse dans un mélange de prothèses, de vrais maquillages et de sang en CGI est rafraichissant, surtout lorsque le tout se termine par un plan sous sa jupe… Hmmm je m’égare ! Asakawa Nana, si elle n’est pas la meilleure actrice du monde, est une nouvelle fois hyper investie dans son rôle par contre, et c’est bien quelque chose que jusque là, je ne pourrais jamais lui reprocher.

Elle court, elle crie, elle gesticule, elle se bat, bref, elle est motivée. À peine nous sortons de cette courte introduction et d’un générique que l’on retrouve la jeune femme dans les bains publics, pour une nouvelle scène de baston débile, avec grimaces, ralentis et présentation (encore) de la méchante. Et en fait, c’est comme ça pendant 52 minutes. Pas toujours de manière glorieuse (le flashback un peu lourd pour nous expliquer le passé de la méchante), mais tout s’enchaîne, et toute l’équipe semble s’éclater. On aura même droit à de la nudité intégrale (non, pas pour Asakawa Nana !), une flopée de combats aux chorégraphies clairement pas exceptionnelles mais qui réservent malgré tout, en regardant bien, toujours un petit plan ou un petit coup sympathique qui fait son effet, le tout sur une bande son rock. Et oui, c’est toujours dommage pour le sang numérique, hideux, alors que les effets pratiques sont eux beaucoup plus convaincants, et assez nombreux malgré tout au final. Oui, j’ai passé un bon moment devant ce second film, ou ce premier chapitre du retour, malgré ses limites, techniques déjà, mais aussi à tout point de vue. Les passages où la méchante explique son passé, son plan, c’est déjà vu dans le premier film, et du coup moins passionnant. Le combat final est sans doute un poil trop long également et ce malgré la courte durée du film. Mais je ne sais pas, j’étais peut-être dans un bon jour, mais ce Revenge of Nero m’a fait du bien. Débile, sanglant, sexy, pas prise de tête, mais aussi bancal, pas très bon sur de nombreux aspects. Le public de base de ce genre de films sera sans doute aux anges, les autres dubitatifs. Comparé au premier film, c’est un bon gros pas en avant malgré des maladresses.

Les plus

Court et souvent rythmé
Sanglant
Des filles avec ou sans culottes
Débile et parfois amusant

Les moins

Le sang en CGI
Ça reste un peu fauché oui
Quelques moments de trop qui font redite

En bref : À ma grande surprise, cette suite faisant office de première partie fait bien mieux que le premier métrage de 2016. Plus court, plus rythmé, toujours aussi débile et sanglant, avec une équipe énergétique qui y croit. Limité évidemment, sans prétentions, mais divertissant.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

%d blogueurs aiment cette page :