THE LAIR de Neil Marshall (2022)

THE LAIR

Titre Original : The Lair
2022 – Angleterre
Genre : Horreur
Durée : 1h36
Réalisation : Neil Marshall
Musique : Christopher Drake
Scénario : Neil Marshall et Charlotte Kirk

Avec Charlotte Kirk, Jonathan Howard, Jamie Bamber, Kibong Tanji, Leon Ockenden, Mark Strepan, Hadi Khanjanpour, Troy Alexander et Harry Taurasi

Synopsis : Lorsque le lieutenant Kate Sinclair, pilote de la Royal Air Force, est abattu au-dessus de l’Afghanistan et s’écrase, elle trouve refuge dans un bunker souterrain où se réveillent des armes biologiques mortelles, mi-humaines, mi-aliens.

Je dois bien être le seul être humain sur Terre à encore attendre quelque chose de Neil Marshall en 2022. Mais que voulez-vous, je n’arrive pas à croire que The Descent ne soit qu’une erreur de parcours ! Car à côté, j’avais aimé son premier métrage, la série B Dog Soldiers. Et même si ce n’était pas glorieux, je n’ai ni détesté Doomsday (juste son montage et son mixage), ni Hellboy (oui ce n’est pas très bon, mais pas une bouse), ni The Reckoning (oui une série B mineure, mais pas honteuse non plus). Puis arrive 2022 et The Lair. Un film qui respire Neil Marshal à plein nez, puisqu’il coécrit et donne le rôle principal encore une fois à sa femme Charlotte Kirk, et car il suffit de voir quelques images et de lire les quelques lignes du synopsis pour se dire que l’on va avoir droit à Dog Soldiers rencontre The Descent. Un bunker sombre, mal éclairé, des militaires se battant pour survivre face à des créatures inconnues vivant dans le noir… Bref, tout pour plaire. Et au final, The Lair est ce que l’on pouvait attendre de lui si l’on garde la tête sur les épaules. Une série B un peu bancale, bien plus proche de Dog Soldiers que de The Descent. Mais forcément une déception si on continue d’attendre un retour à la qualité du métrage si souvent cité précédemment. Non, The Lair n’a ni la tension de The Descent, ni des personnages aussi humains, ni un côté aussi viscéral, voilà, c’est clair dés le départ. D’ailleurs, The Lair est extrêmement différent du film cité, puisque son synopsis même nous ment, car le bunker en question, on ne le verra que très peu, et donc, le film ne se déroule pas intégralement dans l’obscurité et des couloirs moites et inhospitaliers. Si on devait le comparer, The Lair serait plus un mélange entre Dog Soldiers et Feast. Malheureusement, un peu de Feast 2 également, puisque nous aurons droit à une scène d’autopsie sur une créature, comme dans le peu glorieux métrage produit par Dimension Films en son temps.

The Lair donc met en avant un lieutenant de l’armée Américaine qui s’écrase en zone de combat après qu’un missile ai explosé son avion. Immédiatement prise en chasse par la menace locale, elle trouve refuge dans un bunker, inutilisé depuis des années. A l’intérieur, des créatures étranges assoiffées de sang, qui sortent la nuit. Un scénario de séries B tout ce qu’il y a de plus classique, mais en soit plutôt efficace. Surtout que Neil Marshall n’est pas le monteur comme sur Doomsday, et nous offre donc des fusillades totalement lisibles, avec des plans stables, et que ça fait plaisir. Le film ne perds pas de temps, et à peine dans le bunker, pas le dire de dire « yes » que notre héroïne est attaquée, et parvient à s’enfuir, et là, le film commence véritablement, puisqu’elle trouvera refuge auprès de militaires stationnés dans le coin, et que les créatures, elles, sont toujours bien présentes, et bien affamées. The Lair est une série B compétente. Sa mise en scène sans être géniale fait le boulot, le scénario est simple mais va à l’essentiel, le tout est rythmé, la photographie est plutôt agréable même si parfois trop lumineuse, les mises à morts sont souvent gore et surtout sans CGI, le design des créatures n’est pas mauvais en soit. On retrouve clairement un aspect très Dog Soldiers dans le métrage, avec ses militaires qui doivent s’unir pour lutter contre une menace surnaturelle qui frappe dés que la nuit tombe. De Feast et sa suite, comme je les mentionnais plus tôt, on pourra y voir un hommage via le design général des créatures, assez similaires sur certains points, et avec cette fameuse scène d’autopsie, heureusement beaucoup moins pipi caca ici. Bref, une série B divertissante, mais malgré tout décevante quand l’on se rappelle le talent de son réalisateur à une époque, et à cause d’un autre petit souci.

Ici, Neil Marshall ne veut absolument pas jouer sur la tension, mais, vraiment pas. Ses créatures, elles sont très rapidement présentes dans le récit (au bout de 10 minutes), et rapidement dévoilées face caméra, en plan large, et bien éclairées. C’est là mon plus gros regret envers le film, jamais Neil Marshall n’essaye d’iconiser ses créatures, pas du tout. Elles sont très souvent présentes, filmées sous tous les angles, et beaucoup trop bien éclairées pour nous les montrer, ce qui retire tout suspense, toute tension possible sur l’apparition des créatures, sur le danger qu’elles représentent. Le réalisateur mise tout sur l’efficacité de son film, et dans ce sens, je ne lui reprocherais pas, The Lair a un récit fluide, les morts sont nombreuses et souvent graphiques, à coup de gorges arrachées, de têtes mangées ou transpercées. Bref, on a de quoi faire, et ce sans CGI, autant pour les morts que pour les créatures, toujours appréciable. Oubliable, pas un grand film, ni même une grande série B, mais un film honnête, qui va forcément encore se faire comparer aux réussites passées du réalisateur et donc se faire défoncer par le grand public, injustement. Comme pour The Reckoning en 2020 en réalité, il faut juste prendre le métrage pour ce qu’il est, de la série B qui tâche et ne vise jamais plus haut.

Les plus

Une série B courte et rythmée
Les effets sanglants à l’ancienne
Généreux dans sa proposition

Les moins

Aucune tension
Des monstres trop souvent montrés

En bref : The Lair, c’est Dog Soldiers rencontre Feast. C’est sanglant, rythmé, généreux dans sa proposition, mais aussi bancal, sans suspense et avec des créatures qui l’on voit beaucoup trop et donc qui n’impressionnent jamais vraiment.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A short and well paced B movie
♥ The bloody effects, done old school
♥ A generous proposition in fact
⊗ No tension, no suspense
⊗ The monsters, too often on screen
The Lair, it’s Dog Soldiers meets Feast. Bloody, well paced, generous, but also far from perfect, without any suspense at all, and with creatures too often on screen, and so, never impressive.

2 réflexions sur « THE LAIR de Neil Marshall (2022) »

  1. J’ai l’impression qu’il n’y a plus que toi pour venir au secours de Neil Marshall. Les captures parlent d’elle-mêmes pour afficher le côté cheap du film. On se croirait presque chez Asylum à certains endroits. Dis moi, ça ne sort pas au ciné ?

    1. C’est ça, Rick seul contre tous ! 😀
      Plus sérieusement, c’est sûr que c’est un peu cheap, ça se ressent, et même si la photographie est souvent neutre, c’est elle aussi qui donne un côté cheap, notamment aux monstres trop souvent montrés, car elle éclaire trop naturellement le tout. Mais la comparaison avec Asylum reste un poil méchante quand même monsieur ! Marshall essaye au moins d’éviter tout CGI, et de ne pas mentir sur la marchandise (ah les prods Asylum qui te promettent une créature que tu verras 4 secondes en CGI lors du final…). Ce n’est pas vraiment bon, on ne va pas se mentir, mais il y a pire, et surtout je trouve que ça reste « honnête » dans ce qu’il propose. Reste à savoir pourquoi Marshall reste dans ce genre de films cheap, si c’est par choix, car on ne lui propose plus rien. Mais là encore, DOG SOLDIERS et THE DESCENT étaient de minuscules budgets aussi, c’est vrai.

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