THE EMPTY CHAIR: FINAL EXAM (Bangku Kosong: Ujian Terakhir) de Lakonde (2023)

THE EMPTY CHAIR: FINAL EXAM

Titre Original : Bangku Kosong: Ujian Terakhir
2023 – Indonésie
Genre : Horreur
Durée : 1h26
Réalisation : Lakonde
Musique : Andhika Triyadi
Scénario : Alim Sudio

Avec Karina Suwandhi, Teddy Syah, Lania Fira, Maisha Kanna, Emiliano Fernando Cortizo, Dinda Mahira, Emyr Razan, Haydar Salishz, Aida Nurmala et Alex Rio

Synopsis : Alors que tous les élèves passent leurs examens dans un lycée en Indonésie, une entité démoniaque va venir posséder plusieurs d’entre eux afin d’éliminer tout ce bon monde.

Malgré des critiques souvent assassines, j’étais curieux. Curieux de découvrir Bangku Kosong : Ukian Terakhir, que l’on renommera The Empty Chair, son titre international. Car le cinéma Indonésien, notamment d’action et d’horreur, il a changé depuis 10 ans, et il me plait. Sauf qu’évidemment, tout ne se vaut pas, et autant il y a des réussites indéniables, autant à côté, il y a toujours des ratés. Mais au moins, l’aspect totalement fauché et amateur, et difficile à prendre au sérieux du cinéma horrifique Indonésien d’il y a 20 ans n’est plus. Du coup, peu importe la réputation, j’étais curieux. Et ce même si le scénariste, Alim Sudio, est loin de mettre en confiance, puisqu’on lui doit certains des métrages qui m’auront démotivé à l’époque (Air Terjun Pengantin) et qui m’auront le plus déçus récemment (Rasuk). 1h26 seulement après, le constat tombe. Non, The Empty Chair : Final Exam n’est pas la purge annoncée. Cependant, il faut bien avouer que ce n’était pas très bon. Loin de là. Et pourtant, la promesse initiale, elle n’est pas mauvaise, avec ces cas de possessions lors du passage d’un examen dans une école de Jakarta. Car le métrage, il ne perd pas une seconde. Caractériser des personnages ? Donner du background ? Retarder l’inévitable ? Que dalle. On nous présente hyper rapidement 4 malheureux tricheurs à l’examen ainsi que la principale de l’école, que l’on identifie immédiatement comme les personnages qui vivront donc le plus longtemps, et même pas 10 minutes après le début, les festivités commencent. Possessions et charcutages d’étudiants qui tentent de fuir, en vain. Les grilles de l’école sont fermées, et quiconque tente de fuir se retrouve possédé à son tour pour empêcher ses potes l’accompagnant de réussir.

Pendant une bonne demi-heure d’ailleurs, ça ne semble jamais s’arrêter, ça enchaîne le charcutage d’étudiants, que ce soit dans la salle d’examens, les couloirs, la cour, quelques bureaux. Ça n’atteint jamais le côté gore et dérangeant que peuvent avoir les œuvres d’autres réalisateurs, notamment car l’ensemble reste parfois assez timide et répétitif (étranglements, coups de couteaux, et on en parle plus, rien de viscéral, de trop graphique), mais ça a parfois néanmoins quelques bonnes idées (la fille empalée sur le portail de l’école), et ça enchaîne tellement rapidement les situations sans temps morts que l’on ne voit pas le temps passer. On sait, évidemment, que le film va forcément devoir se calmer à un moment donné, pour expliquer tout ce bordel, donner du sens à l’intrigue, donner une identité à la personne derrière ces possessions et donc ce carnage, tout en donnant un peu plus de chair (sans jeu de mots) aux personnages survivants. Et c’est là que le film déçoit sur quasiment tous les points. Passé 45 minutes qui ne s’embarrassent presque pas d’un quelconque scénario, le film effectue alors un 180 degrés brutal, un peu comme s’il avait inversé l’habituelle narration horrifique. Voilà donc que débarquent des « exorcistes » dans l’école, que la proviseure se retrouve être le personnage clé de l’intrigue en ayant un lien avec tout ce bordel. Quant aux étudiants ? Aucune caractérisation, ils ne sont tous là que pour mourir basiquement, et passeront toute la durée du film à crier. Le pire étant lorsque le métrage se décide à nous raconter, flashback à l’appui comme souvent dans le genre, le fin mot de l’histoire. On alterne alors passages peu crédibles, méchant qui surjoue jusqu’à en être non pas effrayant mais risible, et effets spéciaux de bien moins bonne facture.

Comme si le film délaissait alors l’horreur pure (en même temps, une fois que quasi tout le monde est mort, il ne reste plus grand-chose à faire) pour partir dans le fantastique, et pas forcément du fantastique réussi. On aura droit à des affrontements entre démons et exorcistes, souvent assez mous et avec CGI discutables à la clé, un grand méchant au sourire qui n’est pas inquiétant mais juste un peu raté et faisant sourire. Du coup, les révélations tombent totalement à plat, car l’on n’arrive jamais à rien prendre au sérieux, et que le manque de développement à côté vient anéantir. On ne se sent jamais concerné par ce qu’il se passe, et le film essaye d’avoir l’air plus intelligent qu’il ne l’est réellement. Après tout, le métrage se plante lorsqu’il tente de s’expliquer, et lorsqu’il ne reste qu’une poignée de personnages a développer. Le souci, c’est que même là, rien à faire, tout est minimal, si bien qu’arrivé au bout du film, on ne peut même pas citer un seul nom de personnage, ni une seule caractéristique. L’on pourrait également parler du « message » du film. Car comme à peut-près à la même période avec Siska Neraka, qui lui aussi se plantait, on a là un message loin d’être clair. Siska Neraka nous disait qu’il fallait être juste pour ne pas finir en enfer, mais passait la moitié de son temps à nous y emmener pour le plaisir sadique des spectateurs (la qualité du film mise de côté). Ici, on a tout de même un proviseur qui annonce aux survivants dans le dernier acte que les résultats des examens, ce n’est pas important, ils s’en sortiront. Étrange moralité, surtout que le tout se prend totalement au sérieux et n’affiche pas une seule note d’humour. Un film bancal de plus.

Les plus

Les 45 premières minutes : un carnage non-stop
Quelques bons effets pratiques

Les moins

Une écriture pas fameuse
Aucun personnage développé ou intéressant
Les CGI
Les explications, peu convaincantes

En bref : The Empty Chair: Final Exam est un ratage, malgré le fait qu’il démarre cash et de manière souvent assez jouissive. Mais lorsqu’il se calme et doit s’expliquer avec un sérieux à toute épreuve, il se plante.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ The first 45 minutes: a non-stop bloodbath
♥ Some good practical effects
⊗ The script is not good
⊗ No character is developed, or interesting
⊗ The CGI
⊗ When the script explains things
The Empty Chair: Final Exam is not good, despite the fact it starts on high note, and with a real bloodbath. But when everything calms down and the film had to explains things seriously, it crashes.

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