SOUVIENS-TOI… L’ETE DERNIER (I Know What you Did Last Summer) de Jennifer Kaytin Robinson (2025

SOUVIENS-TOI L’ETE DERNIER

Titre Original : I Know What you Did Last Summer
2025 – Etats Unis
Genre : Legacyquel suite de copie de slasher
Durée : 1h51
Réalisation : Jennifer Kaytin Robinson
Musique : Chanda Dancy
Scénario : Sam Lansky et Jennifer Kaytin Robinson

Avec Madelyn Cline, Chase Sui Wonders, Jonah Hauer-King, Tyriq Withers, Sarah Pidgeon, Billy Campbelle, Freddie Prinze Jr., Jennifer Love Hewitt et Gabbriette Bechtel

Synopsis : Le 4 juillet 2024 à Southport, cinq amis causent involontairement un accident de voiture mortel. Ils décident de dissimuler leur implication et concluent un pacte pour garder le secret plutôt que de faire face aux conséquences de ce terrible évènement. Un an plus tard, leur passé revient les hanter et ils sont confrontés à une terrible vérité : quelqu’un sait ce qu’ils ont fait l’été dernier… et est déterminé à se venger. Traqués un à un par un mystérieux tueur, ils découvrent que cela s’est déjà produit auparavant et se tournent vers deux survivants du terrible massacre de Southport de 1997.

Au début des années 70, le slasher nait avec des films comme Black Christmas et La Baie Sanglante. En 1978, Halloween popularise le slasher, et en 1980 Vendredi 13 confirme le tendance. Les années passent, et des films comme Halloween 5 et 6, Vendredi 13 L’Ultime Retour (8ème opus de la franchise), Sleepaway Camp 4 ou Le Bal de l’Horreur 3 tuent doucement le genre. Trop de films, toujours la même chose. La passion du public pour les boobs et les meurtres brutaux a ses limites, surtout quand la censure vient mettre son grain de sel, minimisant ainsi à l’écran le sang, et les boobs. 1996, malgré lui, Scream relance la machine. Succès monstre malgré une sortie à une date anormale, le film lance donc une franchise, et relance le slasher en visant un public plus jeune, et donc, avec moins de sang (et de boobs). Les budgets sont toujours risibles, mais le rapport sur investissement se compte parfois en centaine de millions. Suivrons des Souviens-toi… l’été Dernier, Urban Legend, Meurtre à la St Valentin, Cherry Falls, puis le genre s’éteint de nouveau. Il faut dire que l’arrivée des films tournés pour le marché du dvd, puis l’arrivée du digital et des caméras numériques va continuer à enterrer le genre, sauf si des films comme Bloody Murder sont votre tasse de thé. Dans les années 2000, la mode est aux remakes, et donc les slashers cultes reviennent, pour le meilleur, mais souvent pour le pire. Puis, vers 2015 probablement, voilà qu’arrive la mode des suites tardives, legacyquel et j’en passe, ce qui permet aux producteurs de jouer sur la nostalgie et de continuer de voler l’argent du public, avec des films au mieux bancals (les Halloween, intéressants, mais parfois bancals voire mauvais), ou tout simplement honteux (les Scream 5 et 6). Scream a donné naissance à Souviens-toi… l’été Dernier en 1996 et 1997, Scream 5 et 6 ont donnés naissance à Souviens-toi… l’été Dernier (oui, le même titre, histoire de foutre le bordel comme avec Halloween, la suite d’Halloween, à ne pas confondre avec Halloween 2, ou Halloween 2, la suite du remake d’Halloween). Et c’est assez incongru toute cette histoire. Car passé un succès d’estime, la saga Souviens-toi… l’été Dernier, ce n’est pas du grand cinéma, ni du grand slasher. Certains dirons même que c’est mauvais. Moi, je dirais que c’est gentillet, mais que le premier est divertissant par ses compétences, et le second est divertissant par sa connerie. Le trois n’existe pas, ce nouveau film faisant office de vrai troisième film. Et tout ça, ça en fait une longue introduction, pour arriver au simple état de fait que c’était archi pourri.

D’une part car finalement, et ça c’est logique, ça copie la formule des récents Scream, même si on pourra reconnaître au moins « l’originalité » du métrage de faire des personnages de la saga initiale des personnages secondaires et non pas des héros vieillissants. Mais c’est surtout catastrophique car la réalisatrice traite son sujet comme si elle était persuadée de donner suite à un chef d’œuvre du cinéma, ce qui est bien évidemment… pas du tout le cas. Et qu’en prime, le film ne sait jamais s’il doit être une suite, ou un remake déguisé, s’éloigner ou refaire encore la même chose, car quand tout commence, une bande de cinq jeunes, un accident qui coûte la vie à un inconnu, on connait la formule, avant que la bande ne reçoive un mot pile un an après disant « Je sais ce que tu as fait l’été dernier ». Un mystérieux tueur, vêtu d’une tenue de pêche et d’un crochet, commence alors à apparaître pour s’en prendre (plus ou moins) à la bande. Et là, on se dit clairement qu’on est en train de se faire arnaquer, et on sent gros comme une maison venir le twist de la part de passionnés des événements de 1997 qui vont vouloir faire tout pareil. Sauf que… sauf que pas du tout. Les événements de 1997 sont limite oubliés, la politique de la ville, devenue un lieu touristique, fait tout pour étouffer tout ça. Et puis avouez que finalement, peu importe l’identité du tueur, c’est quand même gros tout ça, qu’un accident, de voiture, arrive dans la même ville, sur la même route, avec encore une bande de jeunes, qui vont encore préférer garder le secret au lieu de secourir quelqu’un, et un tueur qui va écrire le même mot, un an après, se déguiser pareil et utiliser un crochet aussi (bon, et un harpon, c’est cool les harpons). Le hasard c’est beau quand même. Ou alors la ville fait sans arrêt des promos sur ce genre de costumes, et les meurtres involontaires par accidents sont un sport touristique pour la ville ?

Au départ oui, du coup, on est devant un simple copier-coller, un simple remake, avec des personnages dont, une journée après la vision, j’ai déjà oublié chaque nom. Un film ans grande originalité, prévisible du coup, avec des meurtres peu marquants, peu sanglants aussi. Jusqu’à ce que les personnages aient l’idée de génie. En gros « hey, c’est déjà arrivé il y a plus de 20 ans, allons retrouver les survivants pour nous aider ». Oui, en soit, un prétexte de plus car en vrai, ça va plus réveiller des traumas chez les survivants que les aider. Enfin, si c’était bien écrit, car le film ne l’est pas. Pour preuve, le métrage d’ailleurs adopte une simple structure de slasher bas du front, là où le premier métrage était, en réalité, plus un thriller. Le tueur cherchait à se venger, s’en prenant quasi exclusivement à la bande de jeunes (bon, pas dans le 2, un détail). Ici, il faut attendre une heure pour qu’enfin un des jeunes principaux ne meure. Oui, une heure où d’autres personnages de leur entourage (voire pas) sont la cible du tueur au crochet. Evidemment, le film va tenter de justifier tout ça lors de son long final, à coups de twists bien fumants et de fan service parfois hilarant tellement c’est mauvais. Oui, le film a quelques caméos qu’on ne voit pas venir. On ne les voit pas venir car c’est con. Mais le film fonce quand même la tête la première. Et ces twists, mon dieu. Après un premier twist pas fameux mais passe encore, le film se permet alors de nous remettre un second twist pour l’affrontement final, qui n’a pas vraiment de sens et achève le film. Le pire dans tout ça ? Ce qui vient après, bien évidemment. Car oui, l’équipe prend le film très au sérieux suivant l’humeur au moment du tournage, ce qui nous amène à des scènes totalement lunaires, comme cette discussion finale entre les deux meilleures amies du monde sur un coucher de soleil en buvant un thé, ou cette scène arrivant durant le générique et qui montre que ouais, l’équipe aimerait bien vraiment relancer la machine et faire une suite… Est-ce que ça arrivera ? L’avenir le décidera, car il est difficile de juger le succès du film. En soit, oui, il a été rentable (64 millions récoltés pour un budget de 18), sauf qu’il est loin du box-office du film original qui avait pourtant le même budget, et loin du box-office des récents Scream, que la production aurait sans doute aimé côtoyer.

Les plus

Parfois, on peut rire, nerveusement

Les moins

Trop soft
Une première partie faisant office de remake paresseux
Des twists risibles
Des scènes et dialogues parfois lunaires
Un tueur souvent inefficace, sauf contre les mauvaises cibles

En bref : Ce nouveau Souviens-toi… l’été Dernier navigue dans des eaux étranges car trop variées. Parfois se prenant hyper au sérieux, parfois totalement con, parfois jouant la simple carte du remake, parfois vraie suite, on a surtout au final un film qui ne ressemble pas à grand-chose.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Some nervous laughs ⊗ Too soft
⊗ The first part is almost a remake, a lazy one
⊗ The twists are ridiculous
⊗ Some scenes and dialogues are crazy, too serious, and after too corny
⊗ An ineffective killer, except against secondary targets
I Know what you did Last Summer is in strange seas, various ones. Sometimes too serious, sometimes just dumb, sometimes just a lazy remake, something a real sequel, you have in the end a film that doesn’t look like anything.

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