Titre Original : Killer Whale
2026 – Australie
Genre : Orque tueuse, mais pas trop
Durée : 1h29
Réalisation : Jo-Anne Brechin
Musique : Angela Little
Scénario : Jo-Anne Brechin et Katharine McPhee
Avec Virginia Gardner, Mel Harnson, Mitchell Hope, Mia Grunwalkd, Aliandra Calabrese, Ron Smyck, Isaac Crawley et Scott James George
Synopsis : Après une tragédie bouleversante, Trish tente de réconforter sa meilleure amie Maddie en l’emmenant dans un lagon privé à l’autre bout du monde. Leur retraite paisible se transforme rapidement en une lutte terrifiante pour survivre lorsque le prédateur le plus sanguinaire de l’océan cherche à se venger d’une vie passée en captivité.
Le trailer de Killer Whale laissait présager une série B un peu bête, mais pas plus mauvaise qu’une autre. Si le métrage parvenait à m’amuser et me divertir, même s’il était bancal, c’était mission accomplie dans un sens. Avec sa sortie début Janvier (non pas en France évidemment), on pouvait dès lors se poser des questions, puisque c’est Lionsgate qui avait mit ses mains sur les droits de distribution du métrage, mais a fait le choix d’une sortie limitée et en VOD le même jour. Un choix certes dans l’ère du temps mais qui interroge malgré tout, puisqu’on se doute bien qu’entre payer 15 dollars (plus le déplacement et le popcorn) pour voir un film avec une orque tueuse pas forcément bon au cinéma, ou payer le même prix pour le voir pèpère chez soi, le choix est rapide. Dans un monde juste et normal, on pourrait dire que la stratégie de Lionsgate avait pour but d’éviter les salles car Avatar 3 cartonne toujours, tout comme La Femme de Ménage, et donc qu’un petit Killer Whale n’attirera pas les foules en salles. Dans un monde plus réaliste et dur, le notre donc, on peut voir un aveu d’échec de la part du studio, une manière de sauver les meubles en quelque sorte, comme une excuse pour dire que si ça n’a pas rapporté gros, c’est car les chiffres ont gonflé avec la VOD… Car Killer Whale, ce n’était pas très bon, en vrai c’était même incroyablement stupide sur plus d’un point, et pas toujours palpitant. Pourtant, la formule, on la connait, un peu trop bien, et après tout, on a bien un film du genre qui sort par année. 2025 avait certes fait souffrir avec Into the Deep ou The Shallows (version Chinoise), mais avait agréablement surprit avec l’Australien Beast of War. Ça tome bien, Killer Whale a été tourné en Australie apparemment. Ce qui paraît étrange vu parfois l’utilisation de fonds verts dégueulasses d’une part, et le fait que l’intrigue se déroule en Thaïlande, et que mon petit doigt me dit qu’un tournage en Thaïlande est économiquement plus avantageux qu’un tournage en Australie…
Bon Killer Whale, remplacez le requin habituel par une orque, et voilà. Deux amies en vacances, une orque tueuse, de la survie sur un rocher (tiens ça me rappelle quelque chose) et paf, ça fait des Chocapic. Killer Whale souffre déjà d’un scénario déjà vu, mais ça avec le genre, on le pardonne, si le suspense est efficace. Sauf que le scénario, signé en partie par la réalisatrice, accumule les boulettes. Certaines que l’on pardonne, sinon, pas de film, comme le fait que oui, normalement, quand on part nager dans un lieu isolé, on prévient au moins quelqu’un, au cas où, règle de base quoi. Mais d’autres beaucoup moins pardonnable, comme la manière dont les événements amènent l’élément déclencheur. Mais revenons au début. Après une catastrophe dans la vie de Maddie qui a endommagé son ouïe, et accessoirement, tué son petit ami, le film reprend un an après, quand trainée par sa meilleure amie Trish, les deux jeunes femmes partent en vacances. Sur place, dans un grand aquarium, Ceto, une orque en captivité. Alors que nos personnages y sont de nuit, non, le film n’est pas un slasher promis, mais Maddie est témoin de l’horreur, avec un cadavre dans l’aquarium. Et c’est là que tout déraille et que la raison du spectateur, et la logique, sont mises à rude épreuve. Maddie voit un cadavre, mais le jour suivant, hop là, on part en mer avec sa meilleure amie et le beau gosse du coin qui servira forcément de première victime vu qu’il n’a que deux ou trois lignes de dialogue. Une personne normale serait, peut-être, un poil plus traumatisé, surtout que l’héroïne trimbale déjà avec elle son lot de trauma. Mais ce n’est pas tout, car il faut voir les réactions du personnel de l’aquarium à la découverte du cadavre. Un simple « The cleaner, he fell in the tank » « Again? Get rid of the fish”. Ah, ok, la routine quoi pour eux, et on relâche une orque ni vu ni connu sur une plage, un lieu sans doute assez touristique. Et cela sous-entend donc que Ceto, l’orque, n’en ai pas à sa première victime, loin de là.
Et le reste donc, la partie en mer façon The Shallows ? Et bien c’est comme The Shallows, avec deux personnages au lieu d’un (plot twist, il y aura des tensions et un personnage va périr), perdues sur un rocher, et c’est sacrément moins bien, la faute à des clichés beaucoup trop prévisibles, à des fonds verts parfois assez voyants voire bien ratés (si bien que parfois, on a presque l’impression que la plage n’est pas si loin), et pas mal d’ennui par moment. L’orque parfois reste relativement bien faite ceci dit, suivant les plans, et ses attaques ou tentatives sont assez fréquentes, heureusement. Et c’est dommage, car à quelques rares occasions, le film a quelques idées, ou du moins des petits élans pour certains plans, comme celui inspirant l’une des pochettes du film, avec un SOS sur un petit bout de plage qui se remplit doucement par le sang d’une victime. Mais ce n’est pas assez pour passionner, surtout qu’au final, les rebondissements et autres dilemmes sont assez peu nombreux pour maintenir le suspense sur la durée. D’ailleurs, son final, là où le film doit tout donner, où l’héroïne doit normalement se surpasser pour survivre, pour dompter la nature, il en est dénué, de suspense. Alors oui, peut-être que pour les quelques couacs visuels, Jo-Anne Brechin n’a pas eu le budget de ses ambitions, le budget de faire mieux. On le pardonnerait ça, si le scénario n’avait pas lui tous ces défauts facilement évitables et corrigeables. On se demande du coup si Lionsgate a regardé le film avant de l’acheter, où a juste vu la pochette et a foncé.

Les plus
Quelques plans bien trouvés
Oui Virginia Gardner est agréable à regarder
Les moins
The Shallows avec une orque
Mais surtout The Shallows en sacrément moins bien
Que de clichés
Un gros manque de tension
Des fonds verts bien voyants
Des moments tellement stupides
En bref : Killer Whale, c’est exactement comme The Shallows, en moins bien, moins prenant, moins efficace et moins bien fait.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ A few nice shots ♥ Yes, Virginia Gardner is pretty to look at |
⊗ The Shallows with an orca ⊗ But more importantly, The Shallows but clearly not as good ⊗ So many clichés ⊗ No tension at all ⊗ Some green screen are hideous ⊗ Some stupid decisions and moments |
| Killer Whale is just like The Shallows, but not as good, less interesting, less tensed, less effective… | |




















