DRACULA IN A WOMEN’S PRISON de Jeff Leroy (2017)

DRACULA IN A WOMEN’S PRISON

Titre Original : Dracula in a Women’s Prison
2017 – Etats Unis
Genre : Que c’est nul
Durée : 1h40
Réalisation : Jeff Leroy
Musique : Illiana Rose et David Zasloff
Scénario : Vincent Bilancio

Avec Victoria De Mare, Robert Rhine, Rachel Riley, John Michaelson, Sudesh Managodage, Elisa Dowling, Puma Swede, Nina Elle, Ryan Izay, Penny Kuykendall, Leah Trank, Kelly Decker et Tasha Tacosa

Synopsis : Une prison se retrouve avec un nouveau directeur, assoiffé de sang. Liz, une jeune Américaine, voyage jusqu’au pays de Campuna pour récupérer les restes de sa sœur, morte en prison. Cependant, quiconque meurt dans cette prison revient à la vie pour aider le directeur Drago, connu sous le nom de Comte Dracula.

Je l’ai déjà dit, mais mon approche du cinéma de Jeff Leroy fut compliquée. Au départ, il y avait Creepies et Alien 3000, soit deux traumatismes. Deux films dont j’aurais détesté chaque seconde. Mais après 20 ans de pause, je suis retombé sur le cinéma de Jeff Leroy. Le monsieur ne s’est pas amélioré, mais semble clairement s’amuser, en plus d’être bien plus à l’aise avec le cocktail horreur et cul. Du coup, oui, Titanic 3 et Frankenstein in a Women’s Prison, c’est du bon nanar, du film nul mais amusant. Et comme le dernier titre cité est en réalité le troisième opus d’une trilogie sur des femmes en prison, j’ai décidé de pousser le vice en me procurant Dracula in a Women’s Prison. Ayant lu un peu partout que la trilogie s’améliore de films en films, et donc, que j’ai commencé, par accident, sur le moins pire, je n’allais pas non plus pousser le vice à voir le premier, Werewolf in a Women’s Prison. Après tout, Dracula, c’est plus sexy qu’un loup-garou, surtout quand Dracula est joué par Robert Rhine, qui nous avait déjà bien fait rire, mes amis et moi, en capitaine McBride dans l’ouverture de Titanic 3. Bon, et bien, en tout cas, j’ai à la fois bien fait, car la qualité est ici déjà bien en dessous du dernier opus. Si le premier est donc encore pire, ce qui doit probablement être le cas, car entre mettre des fausses dents à Robert Rhine et maquiller un mec en loup-garou, on se doute bien qu’un des deux procédé coûte bien plus cher, et donc à des chances d’être bien plus pourri à l’écran. Donc, aucune surprise, ici, nous avons l’histoire de femmes en prison, surveillées par des vampires, forcément à gros seins (refait, et moches), obéissant au comte Dracula. Le métrage est fauché, mais là où Frankenstein in a Women’s Prison trouvait un bon équilibre entre horreur et érotisme grâce à un second degré constant, et salvateur, malheureusement ici, c’est souvent l’ennui qui pointe le bout de son nez.

Rien que l’ouverture par exemple, de 10 bonnes minutes, avec ces CGI totalement foirés, ses effets spéciaux rudimentaires, ces actrices qui jouent mal, sa photographie souvent dégueulasse, ses décors vides et son absence d’humour, sauf si un pieu dans un boob vous fait rire, et bien ça annonce la couleur. Une couleur douloureuse car en prime, le métrage dure tout de même 1h40, ce qui est un peu long pour un nanar fauché plus préoccupé à déshabiller ses actrices qu’à tenter de bien filmer le tout. Il y a donc une évasion, et Dracula va prendre la route pour tenter de retrouver les évadées, au nombre de deux. Et rapidement, d’une, puisque la seconde aura un petit accident de l’ordre de la décapitation. Et tout cela amène à notre personnage principal, dont nous venons de voir la sœur mourir, et qui va donc entreprendre un voyage pour comprendre ce qu’il s’est passé. Et ce n’est pas bien palpitant. Sans oublier, même si je l’ai déjà dit, les quelques CGI absolument honteux qui s’invitent dans le récit, parfois sans raison, comme cette mouche en CGI dans un restaurant. Déjà, ce n’est pas palpitant car ça se traine parfois longtemps en longueur pour rien du tout, si bien que si l’on sait le point de départ, notre héroïne mettra malgré tout 20 minutes avant de prendre l’avion. Pour se préparer ? Régler quelques affaires ? Nous offrir des sous intrigues palpitantes ? Rien de tout ça, juste pour mettre une petite scène risible dans un restaurant (lieu que l’on retrouvera dans le film suivant d’ailleurs), et en profiter pour placer une petite scène érotique qui ne fait absolument rien avancer. Et pourtant, Jeff Leroy essaye, on trouve, ci et là, vraiment éparpillés, quelques plans plus travaillés que d’habitude venant de lui, avec quelques éléments dans le cadre qui donnent un aspect plus vivant à ce qu’il filme, plus cinématographique. Alors, encore heureux vous me direz, car il s’agît d’un film que nous regardons, mais n’oublions pas qui est Jeff Leroy, capable de tous les subterfuges pour augmenter la durée de son film.

Quitte par exemple à faire s’arrêter son personnage pour assister à un spectacle de rue, même pas correctement filmé car sans doute filmé à l’arrache sans autorisation. Dans tout ça, il y a Robert Rhine en Dracula, qui, il est vrai, semble s’éclater comme un petit fou lui. Pour le reste, on trouve quelques actrices habituelles du cinéma de Jeff Leroy, comme Victoria De Mare, Rachel Riley ou encore Tasha Tacosa. Mais elles ne livrent rien que l’on n’a pas déjà vu ailleurs chez le réalisateur, et parfois même en mieux, plus amusant. J’ai en réalité presque l’impression que Dracula in a Women’s Prison est un croisement dans la carrière de Jeff Leroy, entre ses premiers métrages peu intéressants et mal rythmés, et les suivants, tout aussi nuls mais amusants car rythmé et assumant leur bêtise. Ici, on est pile dans l’entre-deux, et si l’on arrive, par endroits, à sauver quelques plans, quelques idées, quelques plans boobs bien gratuits, et bien c’est souvent l’ennui au final qui gagne. Et du coup, parfois, le doigt n’est jamais loin du bouton pour accélérer sur la télécommande. Il y a beau avoir des vampires, du sang et beaucoup de nudité, tout le milieu du récit se traine tellement que ça ne prend jamais. Surtout quand Jeff Leroy semble beaucoup plus utiliser de CGI que de vrais effets spéciaux. Reste une belle scène de douche de sang où Leroy semblait inspiré, Robert Rhine en Dracula, et c’est tout. Et surtout, c’est peu sur 1h40.

Les plus

Robert Rhine s’éclate
La douche de sang
Oui, il y a des boobs, et des culs

Les moins

Super fauché
Des CGI dégueulasses
Se prend trop au sérieux
Bien trop long, 1h40
Tout le milieu se traine en longueur

En bref : Dracula in a Women’s Prison est un mauvais Jeff Leroy de plus, plus proche des films de ces débuts, incroyablement longuet et se prenant trop au sérieux alors que quasi rien ne va. Pas fun comme un Titanic 3, ou Frankenstein in a Women’s Prison. Dommage.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Robert Rhine is having fun
♥ The blood shower
♥ Yeah, there are boobs and asses
⊗ So cheap
⊗ Ugly CGI
⊗ Takes itself too seriously
⊗ Far too long, 100 minutes
⊗ Half the movie is so slow and boring
Dracula in a Women’s Prison is a bad Jeff Leroy, closer from his first films, so long and taking itself seriously, but nothing works. Not fun like Predator World or Frankenstein in a Women’s Prison, too bad.

Une réflexion sur « DRACULA IN A WOMEN’S PRISON de Jeff Leroy (2017) »

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