SEND HELP de Sam Raimi (2026)

SEND HELP

Titre Original : Send Help
2026 – Etats Unis
Genre : Suspense
Durée : 1h53
Réalisation : Sam Raimi
Musique : Danny Elfman
Scénario : Damian Shannon et Mark Swift

Avec Rachel McAdams, Dylan O’Brien, Edyll Ismail, Dennis Haysbert, Xavier Samuel, Chris Pang et Thaneth Warakulnukroh

Synopsis : Seuls rescapés d’un accident d’avion, Linda Liddle et Bradley Preston se retrouvent à présent coincés sur une île déserte. Pour ces deux collègues que tout oppose, l’heure est venue de surmonter les griefs du passé et de travailler ensemble pour tenter de s’en sortir. Sauf qu’en fin de compte la bataille pour la survie devient une épreuve de force, inquiétante et cruellement drôle, où chacun veut jouer au plus fin…

Qu’importe ce que l’on pense du film, du résultat final, Send Help est un film assez inespéré dans le fond. Inespéré car Sam Raimi n’avait plus touché à l’horreur et ses dérivés depuis Jusqu’en Enfer, et ça date. Inespéré car en plus d’avoir livré des films pour Mickey pour ses deux derniers films, les métrages sont espacés d’un laps de temps assez grand. Inespéré car au départ lorsque le projet fut annoncé, Sony devait produire le métrage, et en faire un simple DTV, un film pour le streaming. Sam Raimi a donc emporté le projet ailleurs, et a pu avoir de la 20th Century, donc dans le fond, encore Mickey, 40 millions de budget et une sortie cinéma. Sortie cinéma qui a ravit les critiques et un peu plus divisé le public, même si en général, ça reste plutôt positif. En termes de chiffres par contre, on ne pourra pas dire que le métrage a fait exploser le score, et 40 millions pour un petit survival avec un peu de gore et de l’humour noir, sur une île avec deux personnages, c’est beaucoup. 93 millions au box-office mondial, ce n’est pas honteux, on peut dire que le studio s’est remboursé, et entame maintenant les bénéfices, avec les sorties VOD, Blu-Ray, DVD, vente de droits. Et Send Help, je me situe où ? Ma foi, c’était sympathique, mais je tiens à préciser que si j’apprécie évidemment le cinéma de Sam Raimi, et voue un culte au premier Evil Dead, je ne suis pas un fan du réalisateur. Pour dire, mes préférés de lui sont Evil Dead donc, et Un Plan Simple. Soit le jour et la nuit. Send Help part d’un postulat simple. Linda est employée dans une entreprise, elle se démène pour la boite, mais ne reçoit jamais rien du fruit de son travail, restant en bas de l’échelle. Et lorsque la boite change de patron, et que Bradley, fils à papa qui n’y connait pas forcément grand-chose récupère le tout, on se dit qu’il y a bien une injustice. Heureusement, lors d’un voyage, le jet privé se crashe, et comme par hasard, seuls Linda et Bradley survivent.

Le concept du métrage est simple. Sur cette île où nos deux survivants échouent, les relations s’échangent, Linda devient la boss, douée en survie, sachant se démerder seule, survivre quoi, et Bradley, en bon chef d’entreprise, ne connait rien à la vie en dehors de son bureau et sans son équipe. Bradley doit donc compter sur Linda pour survivre, et la jeune femme va en profiter pour retourner le pouvoir. Simple, mais avec un réalisateur comme Sam Raimi derrière, on se doute bien que tout va mal tourner. Bingo. Pareil vu le duo de scénaristes derrière le film, bien que cela ne soit pas totalement rassurant pour le coup, puisque leur CV est court, et souvent plus proche des plaisirs coupables que de vrais bons films, avec Freddy contre Jason (j’avoue, j’aime), le remake de Vendredi 13 (que j’avais trouvé moyen à sa sortie, à revoir) et Baywatch avec Dwayne Johnson. Bon, Sam Raimi a dû les modérer un peu, car l’humour, présent évidemment, se fait beaucoup moins lourd que dans leurs précédents films. Et Send Help au final, c’est sympathique, mais je n’y ai pas vu le retour aux sources que certains voient, ni le film honteux que l’autre moitié voit. Oui, comme d’habitude, pas de demi-mesure. Send Help n’est jamais désagréable, plutôt bien fichu visuellement, même lorsqu’il a recourt à des CGI (pourtant pas toujours au top), Rachel McAdams a clairement l’air de s’éclater dans son rôle, pareil pour Raimi à la caméra, qui a l’air de retomber en adolescence lors d’une poignée de scènes qu’il s’amuse à étirer, comme la scène du sanglier. Mais Send Help n’est pas aussi méchant qu’espéré, ni aussi gore qu’espéré, et surtout, mine de rien, il met un certain temps à démarrer, et en durant 1h53, je me dis que 20 minutes en moins aurait justement rapproché le film des petites séries B que Sam Raimi faisait durant les 10 premières années de sa carrière. Là par moment, ça s’étire un peu, et du coup ça dilue un peu la méchanceté de l’ensemble.

Et pourtant oui, des bons coups, il y en a, et pas mal. Le crash d’avion, qui m’aura oh combien amusé, notamment la réaction d’un personnage, montrant bien, cliché et stéréotype à l’appui, le merveilleux monde de requins des grandes entreprises. Le chasse au sanglier, imparfaite techniquement, mais jouissive et bien sanglante. Mais étonnement, passé ces deux passages de la première partie du récit, le film se calme pendant quasiment 45 minutes. Alors oui, évidemment, tout cela n’a qu’un seul but, c’est de se lâcher totalement dans la dernière ligne droite, de nous tromper, nous, spectateurs, mais c’est malgré tout un poil trop longuet entre sa première demi-heure ultra divertissante et sa dernière demi-heure parfois assez jouissive. C’est là qu’il aurait fallut couper un peu le gras, car sans être désagréable, le message voulu par le métrage serait facilement passé même en raccourcissant le tout. Ou alors en mettant quelques péripéties extérieures supplémentaires durant cette partie. Contrairement à certains, malgré mes réserves, Send Help s’avère malgré tout un métrage tout à fait honorable, et je préfère en retenir le positif plutôt que de rester sur la petite déception globale.

Les plus

Rachel McAdams et Dylan O’Brien s’amusent
Une poignée de scènes qui font hyper plaisir
Les premiers pas sur l’île
La dernière ligne droite
Tout à fait divertissant

Les moins

Le contenu méchant est un peu trop dilué
Quelques longueurs mi-parcours

En bref : Send Help n’est pas aussi méchant et sanglant qu’attendu, même s’il l’est et reste surtout cynique et ironique. Un bon petit moment malgré ses défauts.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Rachel McAdams and Dylan O’Brien are having a good time
♥ Some scenes are so fun
♥ The first steps on the island
♥ The last part
♥ Entertaining
⊗ Not as evil as expected
⊗ It drags a bit in the middle
Send Help is not as mean or bloody as expected, even if it is at times, and remains ironic and cynical. A good little film despite its flaws.

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