ARACHNID de Jack Sholder (2001)

ARACHNID

Titre Original : Arachnid
2001 – Espagne
Genre : Horreur
Durée : 1h35
Réalisation : Jack Sholder
Musique : Francesc Gener
Scénario : Mark Sevi

Avec Alex Reid, Chris Potter, Rocqueford Allen, Robert Vicencio, José Sancho, Neus Asensi, Ravil Isyanov et Luis Lorenzo

Synopsis : Une expédition secrète sur une île du Pacifique Sud. Son but : trouver l’origine d’un virus qui menace l’existence de la race humaine. Attaqués par d’étranges insectes, les membres de l’équipage disparaissent un à un. Mais ils n’ont encore rien vu : une gigantesque araignée semble être à l’origine de la contamination. Et elle est sur le point de se reproduire !

Quand Brian Yuzna est parti en Espagne pour fonder la Fantastic Factory avec Julio Fernandez, les amateurs étaient aux anges. Et après tout, pourquoi pas, les deux premières productions à sortir du studio, si elles n’étaient pas parfaites, avaient néanmoins de quoi faire plaisir. Yuzna, fidèle à lui-même, avait livré un bancal et excessif Faust, tandis qu’il avait produit Dagon pour Stuart Gordon, une grande réussite malgré quelques CGI imparfaits. Forcément, l’amateur attendait la suite avec impatience, et le troisième projet à sortir sera Arachnid. Pour ce métrage, Yuzna est parti chercher Jack Sholder, qui sortait tout juste d’un Wishmaster 2, et dont la carrière n’avait clairement plus la même allure que dans les années 80, où il avait signé Alone in the Dark, La Revanche de Freddy et surtout le culte Hidden. Le budget est extrêmement réduit, environ 570 000 dollars d’après certaines sources, le tournage a comme toujours lieu en Anglais avec des acteurs majoritairement Espagnols, à l’exception des deux rôles principaux (tenus par Alex Reid, que l’on reverra dans The Descent, et Chris Potter), et Sholder dira dans un documentaire des années plus tard qu’il n’a fait le film que pour l’argent, tant il trouvait le scénario catastrophique. Voilà qui annonce la couleur. Et il est vrai, en regardant Arachnid, on ne peut pas dire qu’il brille par son scénario. Ni par moment par grand-chose, tant la scène d’ouverture, avec un crash d’avion et un vaisseau alien semi invisible est d’une laideur sans nom ! Le souci habituel en vérité des productions Fantastic Factory, à savoir des effets numériques rares mais dégueulasses. Sauf que là, forcément, en ouvrant le film là-dessus, ça fait mal. Puis on nous présente nos personnages. Une pilote d’avion, des mercenaires, un docteur et son assistante, quelques indigènes, et tout ce bon monde va, bien entendu, se retrouver isolé sur une île perdue du pacifique, après un petit problème technique.

Et dans la jungle, personne ne vous entend… ah non, mauvaise tagline ! Si ça saigne, on peut le tuer ! Non toujours pas ? Bon, vous l’avez compris, Arachnid est un survival dans la jungle, avec une araignée géante qui va trainer la patte pour se montrer, n’arrivant clairement à l’écran que vers la barre des une heure, laissant ainsi le devant de la scène à d’autres bestioles, comme des tiques pas très sympathiques, des serpents et j’en passe. On connaît la formule. Bien entendu, dans l’équipe, on a un docteur, et un spécialiste des araignées et autres espèces du genre, ce qui va permettre au scénario de donner des pseudos explications dés qu’il le peut. Souvent risibles ou peu intéressantes, mais bon. Quand aux personnages, rien de bien spécial ici, des clichés sur patte, comme d’habitude, on pourrait presque imaginer à l’avance l’ordre des morts. Est-ce désagréable à regarder ? Bon, ben, ça fait clairement téléfilm, dans sa mise en scène, sa photographie, la gestion de l’espace, même si en soit encore une fois, la jungle est réelle, assez bien mise en valeur par moment. Certains acteurs jouent comme des quiches, on avance d’un cliché à un autre. Mais c’est plutôt rythmé, à défaut d’être mémorable. Ça joue mal mais de toute façon les personnages ne sont pas franchement développés. Et l’araignée dans tout ça ? Enfin, les différentes créatures, puisque comme dit, celle-ci tarde à arriver pour laisser sa place à d’autres bêtes bien méchantes. Et bien ma foi, là est bien le gros point positif du film. Car si dés que le film part dans l’utilisation de CGI, c’est totalement catastrophique, ça tient beaucoup plus la route dans les effets spéciaux classiques.

Si le côté fauché se remarque quoi qu’il arrive dans l’animation des créatures, ou certains choix de design, la mise en application de tout ça est plutôt sérieuse, et on a en plus droit à quelques effets sanglants du plus bel effet. Dans le même ordre d’idée, la tanière de la bête, que l’on verra forcément, comme dans tout bon film de ce genre qui se respecte, est plutôt bien fichue et fait son petit effet, si comme moi, vous êtes arachnophobe. Mais comme beaucoup de films du genre, dés que la bête est à l’écran, ce ne sont plus les frissons qui sont là, tant la bête est démesurée, et que son design, qui veut être un peu alien, n’a plus rien des 8 pattes velues que l’on connaît d’habitude. La dernière partie du métrage se fait forcément plus musclée, plus rythmée, accentuant ainsi les défauts et les qualités du métrage. Plus généreux en action, en effets spéciaux, en créatures, mais du coup, ça ne joue plus comme des quiches, ça crie comme des quiches, et du coup, parfois, pas le choix, comme pour faire galoper une araignée à toute vitesse dans une grotte, il faut retourner aux CGI, et oui, ça ne passe toujours pas. Arachnid est presque une anomalie d’ailleurs au sein de la Fantastic Factory, puisqu’il semble être le film le moins cher de la défunte compagnie, d’autant plus flagrant si on le compare au reste du catalogue (Faust, Dagon, Darkness, Beyond Re-Animator…). Ou alors justement, Arachnid démontrait déjà les limites de la société et de ses projets. Pas étonnant donc si le second gros faux pas de la société fut Rottweiler de Yuzna. Tiens, encore un film avec une méchante bête !

Les plus

Les effets spéciaux pratiques
L’araignée, pas dégueulasse

Les moins

Des clichés en pagaille
Un film peu ambitieux
Les CGI parfois honteux
Ça fait souvent bien fauché
Des acteurs pas vraiment bons

En bref : Arachnid n’est clairement pas une bonne pioche, autant dans la filmographie de Sholder que dans celle de la défunte Fantastic Factory. Trop sérieux, beaucoup de clichés, des CGI hideux, une araignée rare à l’écran mais plutôt convaincante.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ The practical effects are good
♥ The spider is well made (when practical)
⊗ So many clichés
⊗ The film is not ambitious, at all
⊗ The CGI are awfully bad
⊗ No money, and it’s obvious
⊗ The actors are not good
Arachnid is not a good catch, not in the carrier of Jack Sholder and the one from the Fantastic Factory. Too serious, too cliché, too many bad CGI, and the spider is not often there.

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