Titre Original : Cocoon
1985 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Durée : 1h57
Réalisation : Ron Howard
Musique : James Horner
Scénario : Tom Benedek
Avec Don Ameche, Wilford Brimley, Hume Cronyn, Brian Dennehy, Jack Gifford, Steve Guttenberg, Maureen Stapleton et Jessica Tandy
Synopsis : Un groupe de trois personnes âgées, pensionnaires d’une maison de retraite, entre par effraction dans une maison, afin de profiter des joies de la piscine. Ils trouvent dans celle-ci des « cocons », d’une taille équivalente à celle d’un homme. Les vieillards étant trop âgés, ils ne réussissent pas à sortir les cocons de l’eau et se baignent donc en leur compagnie. Quelques minutes après le début du bain, ils se rendent compte qu’ils ont subitement recouvré une « nouvelle jeunesse ».
Si aujourd’hui, Ron Howard est un cinéaste peu apprécié de la part de pas mal de cinéphiles, notamment suite au fiasco financier et artistique du film Solo pour Disney (bien que pas mauvais à tous les étages de mon point de vue, et en prime il s’est bien rattrapé avec 13 Lives et Eden depuis), ou encore à sa trilogie commencée en 2006 et contenant Da Vinci Code, Anges et Démons puis Inferno, c’est oublier un peu trop vite tout ce que sa carrière a pu apporter au public les années précédentes, dés les années 80. Splash en 1984 avec Tom Hanks et Daryl Hannah (film dont je n’ai aucun souvenir, mais je l’ai vu), Cocoon en 1985, Willow en 1988, film culte de beaucoup, Backdraft en 1991, Apollo 13 encore avec Tom Hanks en 1995, ou bien son passage des années 2000, acclamé par public et critique, avec Un Homme d’Exception (A Beautiful Mind) en 2001. Mais il est vrai aussi que toutes ces réussites, dans l’inconscient collectif, ce ne sont pas des réussites car ce sont des films de Ron Howard, mais plus des films dont on se souvient pour leurs acteurs par exemple, ou leurs histoires, leurs concepts, leurs univers même dans le cas de Willow. Pas de bol le Ron Howard. Et parmi toutes ces réussites, artistiques et financières la plupart du temps, je n’avais jamais vu Cocoon, ni sa suite, Cocoon 2, a moins bonne réputation, et que le réalisateur a refusé de faire, ne signant donc que le retour des acteurs principaux, et de James Horner à la musique. Et bien moins appréciée du public, et ayant beaucoup moins marchée au box office (25 millions récoltés, pour une mise initiale de 17,5 millions). Mais revenons donc à Cocoon, le film original de 1985. Projet trainant chez la 20th Century Fox, le film est au départ confié à un jeune réalisateur nommé Robert Zemeckis, qui cherche toujours le succès, et dont les deux précédents films furent des échecs commerciaux. Et pas de bol pour lui, son troisième métrage, À la Poursuite du Diamant Vert, est détesté par les exécutifs. Qui virent donc Zemeckis de Cocoon et le remplacent par Ron Howard. Zemeckis ne va pas s’en plaindre, puisqu’à sa sortie, À la Poursuite du Diamant Vert cartonne à la grande surprise du studio, ramenant plus de 100 millions pour un budget de 10 millions, et que le jeune homme peut donc enfin lancer le projet de ses rêves, à savoir Retour vers le Futur. Le hasard fait donc bien les choses.
Bref, c’est Ron Howard qui récupère Cocoon, ce scénario signé du débutant Tom Benedek. Une histoire assez originale sur le papier, puisque mettant en scène des seniors qui, après une baignade dans une piscine où se trouvent des cocons, retrouvent leur forme d’antan, une seconde jeunesse, intérieure du moins. La raison ? Les cocons présents dans cette piscine sont récupérés en pleine mer dans un groupe d’individus étranges, ayant loués la maison et un bateau pour leur exploration, et qui ne sont en réalité pas de notre planète. La particularité de Cocoon donc, c’est d’être un teen movie, mais avec des seniors dans les rôles principaux. C’est ce qui lui donne finalement un certain cachet, une forme d’originalité pour un sujet pas forcément nouveau en soit, passé son idée de base. Et on se retrouve devant un film gentillet comme les gros studios en faisant durant ces années là, surfant donc sur la vague de films mettant en scène de gentils extra-terrestres, vague initiée par Spielberg avec Rencontres du 3ème Type, et continuée en1982 avec ET. Oui, les envahisseurs sont là, mais ils nous veulent du bien, ils ne sont pas féroces, ni dangereux, et dans le cas de Cocoon, ils veulent juste passer inaperçu pour accomplir leur mission, à savoir récupérer les fameux cocons, contenant plusieurs entités de leur espèce, bloqués sur Terre depuis des milliers d’années. Mais forcément, avec nos grands-pères en maison de retraite qui viennent squatter leur piscine contenant les cocons, il était inévitable que les deux groupes tombent face à face, et que la présence des extra-terrestres ne soit révélée. Cocoon, à n’en pas douter, est un film familial, un film léger. Cela s’en ressent dans ces choix de narration, dans son visuel également, et dans le design même des aliens lorsqu’ils révèlent leur vraie forme, humanoïde également, mais bien plus colorée et brillante, mais également dans le ton abordé par le récit, plein d’espoir. Mais parfois, aussi de fatalité, maison de retraite oblige.
L’un des points forts du métrage, c’est son casting aux petits oignons. Des acteurs chevronnés, qui s’amusent à livrer deux visions bien différentes de leurs personnages. D’un côté la version vieille dirons nous, fataliste, consciente du temps qui passe et de ses effets sur leur corps et leur mental, et de l’autre, une version revigorifiée par les baignades entourées de cocons, retrouvant une seconde jeunesse, une mobilité oubliée, et un certain état d’esprit jeune. C’est léger, comme en témoigne la scène où les petits papys se rendent alors en boite de nuit et se mettent à danser, mais parfois aussi plus grave, lorsque certains décès surviennent au sein de la maison de retraite. Mais Cocoon ne s’éloigne jamais vraiment du film familial, mignon pourrait-on dire, avec ces gentils aliens, sa morale positive, ou encore tardivement la présence plus importante dans le récit du petit fils d’un de nos vieillards. Et même si le métrage a prit un petit coup de vieux, dans son design par exemple (1985, des gentils ET qui dégagent une lumière très vive, vous pouvez imaginer le résultat), un certain charme, indéniable, se dégage encore de l’œuvre. Là où pour beaucoup de studios et de réalisateurs, la vie venue de l’espace est synonyme de danger (voir toutes ces séries B, et même ces gros succès comme Alien, et films cultes avec le temps comme The Thing), Cocoon lui fait le choix de la légèreté, de l’entre aide entre ses personnages, et donc, le choix du film optimiste. Ce qui reste malgré tout rare sur les écrans, et est sans doute une des raisons de cette fraicheur lors de la vision de Cocoon. Film qui n’échappe pourtant pas à ses facilités, à quelques égarements, voir qui ne plaira pas à tous de par son rythme posé (mais pouvait-il en être autrement avec ces personnages en maison de retraite ?). Mais il y a une certaine naïveté presque touchante par moment qui joue en sa faveur. Je suis content d’avoir pu découvrir Cocoon, même si 35 ans en retard. Je ne le reverrais sans doute pas, mais la découverte fut intéressante et positive.

Les plus
Un excellent casting
Un teen movie, mais avec des vieux
Parfois naïf, mais aussi un peu touchant
Un film léger et positif
Les moins
Quelques facilités et moments trop prévisibles
Un petit coup de vieux par moment
En bref : On oublie facilement aujourd’hui tous les films que Ron Howard a pu faire dans les années 80 et 90. Cocoon, certes c’est un peu daté aujourd’hui, mais ça a un certain charme. Un métrage positif, qui a quelques bonnes idées dans sa poche. C’est léger, mignon même par moment.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ A really great cast ♥ A teen movie, but with old people ♥ Naive, but also touching ♥ A light and positive film |
⊗ A bit too predictable Some parts feel a bit old (the effects) |
| We often forget all the good films Ron Howard did in the 80 and 90s nowadays. Cocoon, yes, it’s a bit dated today, but it has its charm. A positive film, with nice ideas. Light, and even cute sometimes. | |


















