Titre Original : Dinosaur Island
1994 – Etats Unis
Genre : Des boobs et des « dinosaures »
Durée : 1h25
Réalisation : Fred Olen Ray et Jim Wynorski
Musique : Chuck Cirino
Scénario : Bob Sheridan et Christopher Wooden
Avec Ross Hagen, Richard Gabai, Antonia Dorian, Griffin Drew, Michelle Bauer, Peter Spellos, Tom Shell, Steve Barkett, Toni Naples et Nikki Fritz
Synopsis : Après le crash de leur avion sur une île perdue, un groupe d’hommes rencontrent une tribu de femmes primitives offrant de jeunes vierges en sacrifice. Elles demandent aux hommes de tuer le dinosaure qui hante l’île…
Imaginez un peu, vous êtes en 1994, Jurassic Park a tout explosé l’année précédente, vous vous appelez Roger Corman, et vous avez déjà livré comme producteur la copie Carnosaur qui a été un carton en vidéo club. Evidemment, vous pensez déjà à mettre en boite un Carnosaur 2, mais là, deux réalisateurs que vous connaissez bien et qui ont déjà travaillés pour vous débarquent, et vous proposent pour un budget risible et seulement 12 jours de tournage de vous livrer un film avec des dinosaures et des blondes à forte poitrine, qu’est-ce qu’il se passe ? Et bien évidemment, Dinosaur Island est produit, tourné pour un budget risible, en seulement 12 jours, et en prime certains dinosaures seront tout simplement une repompe des dinosaures créés pour Carnosaur, car il n’y a pas de petites économies chez Roger Corman. Est-ce que c’est bien ? Evidemment que non, puisque la chose est mise en boite par Fred Olen Ray d’un côté (L’Invasion des Cocons, Scalps, Alienator, et pour faire peur, citons aussi Biohazard en 1985, Hollywood Chainsaw Hookers, Emmanuelle 2000 et Super Shark), et de l’autre côté Jim Wynorski, réalisateur souvent proche de Corman, à qui l’on doit des « chef d’œuvres » comme The Haunting of Morella, Sorority House Massacre 2 ou encore Ghoulies 4. Carnage intégral en vue ? Alors, oui, et non. Oui car évidemment, il ne faut pas être très doué pour comprendre que Dinosaur Island n’est pas un bon film. A-t-il même tenté de l’être ? Pas sûr, tant sa préoccupation principale semble plutôt être de savoir comment dénuder ses actrices lors de la scène suivante ! Pour autant, d’une certaine manière, et malgré son humour débile bas du front et sa nudité gratuite constante, Dinosaur Island semble aussi être avant tout un hommage pulp assez sincère aux vieilles bobines des années 50. Et ce même si son budget rend chaque apparition de dinosaures à mourir de rire. Ou de honte.
Car entre les inserts totalement foirés et une animation image par image à laquelle, sur 24 images par seconde, il semble en manquer 20, forcément, les dinosaures du titre n’ont pas une gueule de porte bonheur. Suivant votre humeur, on pourra décider d’en rire, ou tout simplement de crier au scandale, surtout lorsque l’on sait que l’équipe a récupéré quelques dinosaures de Carnosaur, et que John Carl Buechler aurait participé au métrage. Et si l’artiste a bossé autant pour Corman que pour Band (From Beyond, Dolls, mais aussi les Ghoulies), il ne faut pas oublier qu’on lui doit aussi des effets sur Prison, Vendredi 13 Chapitre 7 (malgré sa censure infernale), Le Cauchemar de Freddy, Halloween 4 et tout un tas de productions recommandables (même Necronomicon, Red Rock West ou Scanner Cop). Ici, bon, disons-le clairement, le budget a dû partir dans le casting féminin. L’histoire ? Oh, un prétexte débile, avec cinq militaires qui s’échouent sur une île tropicale avec un peuple féminin forcément assez dénudé, et des dinosaures. Et les jeunes femmes blondes prennent les hommes pour des dieux qui doivent tuer le grand carnivore, car… l’un d’eux a un tatouage contenant un signe (un smiley…) indiqué dans la légende, la fameuse légende de ce peuple. C’est tout ? Evidemment, oui. Enfin, le film rajoute parfois certains éléments sans trop se soucier de l’intrigue et du bon goût. Ainsi nos hommes pensent avant tout aux femmes et à leur poitrine, on croise des dinosaures mutants étranges dans des grottes, on appelle le trio de blondes principales April, May et June, en hommage à un célèbre magazine pour hommes qui tous les mois met en avant une jolie jeune femme, et voilà, on arrive à un film d’environ 1h25. Ça ne vole jamais haut, l’humour est souvent débile (mais parfois, il fait mouche, avouons-le), et les péripéties souvent peu nombreuses, mais là encore, on a souvent l’impression d’un tournage guérilla pour livrer un B movie sincère.
Est-ce que ça suffit ? Non, pas toujours. Car si le film ne raconte pas forcément grand-chose, parfois il se perd dans des dialogues à rallonge au lieu de jouer la carte, au choix, de l’exotisme, de l’érotisme, ou de l’humour. C’est coquin, mais léger, court mais un peu longuet, on nous vend une île tropicale mais on aura une banale plage, des grottes, et un minuscule village avec des figurantes peu prudes, rien de plus. Et puis oui il y a les dinosaures. Même avec des dinosaures déjà construits pour Carnosaur, le film parvient à se planter, et avouons-le, c’est souvent très très moche. L’envie d’hommage, avec les maquettes, les miniatures, l’image par image, en soit c’est tout à fait louable, et même touchant comme approche, surtout en 1994, nous rappelant bien que si la révolution est en route, le tout CGI est encore loin, mais il aurait sans doute fallut, au minimum, quelques jours de tournage supplémentaires au film pour au moins perfectionner ses techniques. Pas étonnant donc qu’en réalité, les dinosaures restent peu présents. Et n’attendez pas de gore non plus, par choix des deux réalisateurs, Dinosaur Island devait rester un film léger. Pas de bras arrachés, de tripes à l’air, rien de tout ça, c’est extrêmement sage. Alors oui, le casting féminin est attractif, certains gags fonctionnent, le film reste court, et d’un certain côté, a un côté presque attachant. Mais c’est trop longuet, bancal et mal fichu pour pleinement amuser en fait.

Les plus
Un film qui se veut léger
Des gags fonctionnent
Des boobs par dizaine
Les moins
Des dinosaures souvent affreusement ratés
Court mais pourtant longuet
Des dialogues qui s’étirent en longueur
Affreusement soft
En bref : Dinosaur Island, venant de l’esprit de Fred Olen Ray et Jim Wyrnoski, et produit par Roger Corman, est finalement exactement ce que l’on pouvait attendre, avec nudité gratuite, dinosaures mal fichus et ton léger. Dommage donc que ça se traine tant en longueur, et que les dinosaures soient si ratés.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ The tone is light ♥ Some jokes work ♥ Boobs everywhere |
⊗ The dinosaurs are so badly done ⊗ Short but a bit long ⊗ Dialogues seem to last forever ⊗ So soft |
| Dinosaur Island, from the mind of Fred Olen Ray and Jim Wyrnoski, and produced by Roger Corman, is finally exactly what you could expect from it, with gratuitous nudity all the time, badly made dinosaurs and a light tone. Too bad it’s too long, talks too much and that the dinosaurs are really so bad. | |





















Il fallait bien être deux pour faire un film pareil ! Et comme je m’intéresse beaucoup aux dinosaures, je pense que ce film va me plaire. ;-)
Oui oui, évidemment, ce sont les dinosaures qui attirent ici, c’est clair et net 😉