DEATHSTALKER de James Sbardellati (1983)

DEATHSTALKER

Titre Original : Deathstalker
1983 – Etats Unis
Genre : Quel ennui
Durée : 1h20
Réalisation : James Sbardellati
Musique : Óscar Cardozo Ocampo
Scénario : Howard R. Cohen

Avec Rick Hill, Barbi Benton, Richard Brooker, Lana Clarkson, Victor Bo, Bernard Erhard, Augusto Larreta, Veronica Llinas, Marcos Woinsky et Adrian De Piero

Synopsis : Un guerrier qui se prend pour Conan le barbare affronte un sorcier maléfique et rencontre plusieurs créatures…

L’heroic fantasy, ce n’est pas mon truc. Même quand c’est très bien et friqué, comme Le Seigneur des Anneaux, ou Conan Le Barbare, je trouve ça bien, mais voilà, sans plus, sans jamais y vouer un culte. Si bien que lorsqu’on nous sort des extensions d’univers (Le Hobbit, Les Anneaux de Pouvoirs) ou bien des remakes (Conan), je ne cours pas derrière. Et je n’ai en réalité jamais vu ces œuvres. Mais la curiosité est parfois un vilain défaut. En 2025, Steven Kostanski, réalisateur qui a ma sympathie à défaut d’aimer tout ce qu’il fait (je déteste Manborg, j’aime bien son Leprechaun Returns, j’aime beaucoup son The Void) nous a sorti un remake de Deathstalker. Du coup, il fallait que je comprenne l’engouement, le pourquoi, que je retourne aux origines en me jetant corps et âme dans l’original de 1983 produit par Roger Corman, et ce même si les signaux étaient dans le rouge, avec un réalisateur n’ayant que deux films à son actif (et ayant été assistant sur le fameux Ile du Docteur Moreau de 1996) et avec comme scénariste un illustre inconnu ayant également écrit Barbarian Queen 1 et 2, mais aussi récidivé avec Deathstalker 3 et 4, car oui, il y en a 4. D’ailleurs, il sera passé réalisateur sur Deathstalker 4. Le premier métrage, mettant en scène un barbare nommé Deathstalker qui va participer à un tournoi pour tuer un méchant sorcier, muni de son épée magique et de pleins de jolies jeunes femmes nues, a sa réputation de nanar. Je m’attendais donc à rire, surtout que le métrage ne dure que 1h20, générique inclus. La douche fut glaciale, tant je me suis ennuyé quasi tout le long, allant jusqu’à passer quelques moments en accéléré. Pourtant dans les faits, le métrage signé James Sbardellati est rythmé, il ne perd pas de temps, il enchaine les situations et les combats. Sauf que le scénario n’est qu’un vulgaire prétexte et que rien ne passionne, et que les combats sont ce qu’ils sont, à savoir de gros ratages.

Difficile d’attendre des miracles quand le budget est estimé à 457 000 dollars (oui c’est très précis), que le réalisateur est débutant, que le tout a été tourné en Argentine, et que Rick Hill, tenant le rôle principal, ne sait absolument pas jouer, et n’essaye même pas en réalité. On nous demande donc de suivre Rick Hill, alias Deathstalker, dans ses palpitantes aventures où il se rendra à un tournoi, avec une quête commençant par la récupération d’une épée, afin de pouvoir vaincre un sorcier, et en sauvant quelques jolies jeunes femmes sur sa route, histoire d’assurer le quotas nudité d’une production Corman. Qu’est ce qui ne va pas dans Deathstalker ? Tout j’ai envie de dire. Le montage est aux fraises, les acteurs sont sans cesse à côté de la plaque, la mise en scène est d’une maladresse folle, les combats sont mous et jamais palpitants ou intéressants, la photographie sans être moche rappelle bien le cinéma bis de cette époque. Deux éléments à sauver dans le métrage, mais qui ne relèvent pas franchement l’intérêt. Le premier, car il est finalement assez rare, ce sera les quelques élans sanglants du métrage, avec quelques têtes coupées, un bras arraché, ce genre de joyeusetés de la belle époque où tout était fait sur le plateau. Mais c’est bien trop rare, et les affrontements sont bien plus souvent des échanges de coups relativement mous, parfois donnés à côté, et de figurants qui tombent mollement en faisant semblant de jouer la mort. L’autre élément, il était attendu, et c’est évidemment la nudité, là beaucoup plus présente (oui, entre retirer des vêtements ou préparer des effets spéciaux, l’un coûte moins cher et se fait bien plus vite). C’est simple, quasiment chaque personnage féminin finira dénudé, ou montrera au moins une jolie paire de fesses. Alors oui, évidemment, ça ne se refuse pas, mais quand on n’a absolument rien d’autre à côté, ça ne sauve rien, et j’ai baillé malgré tout.

Il reste quoi d’autre alors ? 80 minutes très longues, souvent risibles, avec des costumes peu crédibles (quand il y a des costumes), avec des pseudo retournements de situations, trahisons et j’en passe histoire de nous faire croire qu’il se passe pleins de choses, alors qu’au final, ce n’est là que pour retarder l’affrontement final, qui pourrait facilement avoir lieu au bout de 30 minutes de métrage, Deathstalker se retrouvant rapidement au fameux tournoi, et donc, face à son ennemi, le méchant sorcier nommé Munkard. Et qui dit sorcier dit magie. Bingo. Mais même là, c’est au choix un peu risible (le dédoublement avec les pauvres figurants portant des masques ratés) ou totalement putassier, comme lorsque le sorcier décide de changer un homme de main en femme (avantagée par la nature) afin d’approcher Deathstalker et le tuer. Non, vraiment, je n’aime pas vraiment l’heroic fantasy sérieuse et avec du budget, et je n’aime pas l’héroic fantasy moins sérieuse, racoleuse et sans budget. Au moins, on ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé.

Les plus

Les effets pratiques
La nudité gratuite

Les moins

Chiant
Fauché
Des acteurs catastrophiques
Des combats ratés
Les costumes, les décors, c’est risible

En bref : Je voulais rire de et avec Deathstalker, métrage d’heroic fantasy fauché, opportuniste et racoleur, mais non, rien à faire, pour moi ça lorgne vers le gros navet ennuyeux et pas le nanar savoureux.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ The practical effects
♥ So much nudity
⊗ Boring
⊗ Cheap
⊗ The actors are so bad
⊗ The fights are bad
⊗ The costumes, sets, everything is laughable in a bad way
I wanted to laugh, with and of Deathstalker, cheap heroic fantasy flick, but no, nothing, it was just bad and boring, not a so bad it’s good flick.

4 réflexions sur « DEATHSTALKER de James Sbardellati (1983) »

    1. Les posters d’époque (que j’essaye souvent d’utiliser un max) est magnifique. Et même le film, la photographie, comme toutes les prods Corman du début des années 80 dont je suis assez friend, est belle et représentative de son époque (même si fauchée). Dommage donc que le film me soit apparu comme d’un ennui profond, car je voulais y croire. Pas étonnant que je me sois refais KRULL pas longtemps après haha.

  1. Quand l’heroic fantasy ressemble à ça, forcément, ça ne donne pas envie d’en croquer davantage. Au moins, à l’époque, il n’y avait pas de CGI hideux pour aggraver le tableau.

    1. Le film a ses fans, tout comme sa première suite, pour ça que je lui ai laissé sa chance, mais non, je n’y arrive pas. Par contre à l’ocaz, le reboot de l’année dernière apparemment rythmé, gore et généreux, ça se tentera. Vu le pedigree du réalisateur, aucun doute que ce ne sera pas mou du genou. Et apparemment, film à l’ancienne, tout en latex, donc déjà un bon point comme tu dis, pas de CGI hideux.

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