Titre Original : The Runner
2026 – Angleterre
Genre : Suspense
Durée : 1h26
Réalisation : Kevin Macdonald
Musique : Tom Hodge
Scénario : Mark Gibson
Avec Gal Gadot, Damian Lewis, Rory Wilmot, Alfred Enoch, Phoenix Di Sebastiani et Nathan Kirby
Synopsis : Afin de sauver son fils kidnappé, une avocate doit suivre les ordres cryptiques d’un mystérieux interlocuteur au milieu de Londres.
Les films Amazon Prime, en général, ne sont pas fameux. Les choix de carrière de la, il est vrai, très belle Gal Gadot ne sont pas non plus fameux, surtout que ces dernières années, ses participations aux films étaient plus des caméos parfaitement oubliables, dans des films déjà oubliés, comme The Flash ou Fast X. Mais bon, comme je suis toujours là pour laisser une énième chance aux acteurs, réalisateurs et studios motivés, voilà que je vous parle de The Runner, production MGM, et donc Amazon, débarqué sur Prime Video début Septembre. Car après tout, Amazon Prime en 2026, tout n’était pas à jeter. Enfin, La Bouche du Diable aurait mérité un meilleur réalisateur, et Pretty Lethal était un film au final tout juste divertissant, mais rien de honteux non plus. Et Gal Gadot, malgré des choix discutables (et son talent d’actrice qui ne m’a que rarement convaincu) fait toujours preuve de motivation et prend, au final, ses rôles très au sérieux. Si on me dit qu’en plus, tout ça est au service d’un film lorgnant vers le film à suspense, sans cesse en mouvement, avec un réalisateur intéressant derrière et une durée ultra concise de 1h25, et je signe. Car oui, The Runner est réalisé par Kevin Macdonald, et si je ne suis pas le plus grand connaisseur de sa carrière, j’avais adoré en 2013 How I Live Now, avec la sublime et talentueuse Saoirse Ronan. Sans lui à la barre, il est possible que je n’aurais jamais laissé sa chance au métrage d’ailleurs. Ai-je bien fait alors que le film se fait descendre un peu partout, avec un 4.3/10 sur imdb au moment où j’écris ses lignes, et un score allociné tout aussi bas, et où le seul média clément envers le film est Ecran Large qui lui met tout juste la moyenne ? Et bien au final, oui, car je me rangerais du côté d’Ecran Large. The Runner n’est pas un grand film, son scénario est d’ailleurs, dans les grandes lignes, au choix balisé et prévisible, ou juste mauvais, mais avec sa courte durée et l’énergie que la mise en scène parvient à insuffler au récit, on ne passe pas un mauvais moment.
Et en soit, pour ce genre de films de plateforme, c’est déjà pas mal. Car oui, The Runner a un scénario que l’on a déjà vu 150 millions de fois en seulement quelques années, avec cette avocate dont le fils est pris en otage, et qui va devoir écouter le ravisseur au téléphone pour le revoir, se lançant donc dans une course à pied qui va lui faire traverser Londres. Rien de novateur, ce genre d’éléments a déjà été le moteur de nombreux films, ou parfois juste des petits éléments intrigues (comme le génial Une Journée en Enfer qui trainait McClane partout à New York). Ici, le scénario ne cherche jamais l’originalité, il n’est qu’une course du point A au point B, avec moults détours et pépins, comme on pouvait s’y attendre. Balisé et prévisible, comme je disais, et surtout, avec ces facilités d’écriture et ses moments gros comme une maison, ou juste trop gros pour être un tant soit peu crédible, comme ce moment où Gal Gadot parvient à rattraper le train Londonien entre deux gares… oui, elle court donc plus vite ou du moins aussi vite qu’un train, chapeau. Seulement voilà, autant scénaristiquement, ce n’est jamais la joie, autant le film a réellement trois atouts pour lui qui, en le regardant pour ce qu’il est, font pencher la balance. Qui sauvent en fait littéralement le métrage. Le premier élément, c’est bien entendu sa durée, car avec 1h25 générique inclus, on se doute que le scénario ne va pas prendre le temps de parler pendant des heures. Ici, Maïa, l’héroïne donc, court pour sauver son fils, et elle ne s’arrêtera quasiment jamais, donnant donc un film court mais hyper rythmé. Second élément qui penche dans la balance, finalement, c’est bel et bien Gal Gadot. Une chose qu’on ne pourra bien jamais lui reprocher, c’est son investissement dans les projets où on lui donne le premier rôle.
Et là encore une fois, dans un rôle méga physique puisque passant littéralement 90% du temps à courir, elle se donne clairement à fond. Mais le plus gros élément qui vient sauver The Runner, c’est sa mise en scène. On le sent dès que le film commence, avec un format d’image déjà très inhabituel pour ce genre de film, à la fois très éloigné du format cinéma traditionnel (le fameux 2.35, ou parfois 2.40 même), et très éloigné du format dit télévisuel, ou maintenant de streaming, donc le fameux 1.85. Mais format mise à part, Kevin Macdonald fait vraiment des choix qui font la différence, livrant une course effrénée à travers Londres qui semble vouloir épuiser le spectateur autant que le personnage principal, et donc, un montage ultra cut, des plans qui jouent au maximum sur les focales mais aussi sur le flou volontaire, pour un rendu qui a la classe, déjà, mais qui n’est pas gratuit et s’avère même être une composante essentielle de l’ADN du film. C’est épuisant, oui, mais souvent ludique, et en fait, jamais de trop… contrairement par exemple aux effets de flous dégueulasses et envahissants de Army of the Dead de ce cher Zack Snyder. Dommage donc au final que tout ça, ce soit au service d’un scénario batard. Mais aussi, dans le fond, mieux vaut ça et avoir donc un film court et divertissant que le même scénario filmé sans génie par un tâcheron, ce qui rendrait là le film insupportable.

Les plus
Gal Gadot, investie physiquement
Très court, et donc sans temps morts
Une mise en scène qui tente des choses, beaucoup de choses
Les moins
Un scénario classique déjà vu 1000 fois
Des situations un peu grosses
En bref : The Runner ne réinvente pas la roue, et d’ailleurs, son scénario est dans un sens balisé, voire mauvais. Mais il est sauvé par l’investissement physique de son actrice principale, courant à travers Londres pendant 1h25, et de son réalisateur, talentueux de base.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ Gal Gadot gives her best, physically ♥ Short, and so, a very good pacing ♥ The director tries things, to create something visually |
⊗ The script, déjà vu, classic, predictable ⊗ A few scenes are hard to believe |
| The Runner brings nothing new in the genre, and the script is predictable, and even, in fact, bad. But it’s saved by the investment of Gal Gadot, running all over London during 85 minutes, and the director, gifted. | |



















Comme tu le sais déjà, on n’est pas trop d’accord sur celui-là. J’ai trouvé le film vraiment mauvais, même si techniquement, ca reste pas mal comme tu le dis. Mais le reste, c’est difficilement supportable sur la durée. Et Gal Gadot OK, elle s’investit physiquement, mais elle peine toujours à jouer correctement la comédie. Elle appartient au clan Zendaya. Une jolie frimousse et puis c’est tout. (Zendaya c’est peut-être encore pire car elle flingue des films qui seraient vraiment mieux sans elle)
Il faut des désaccords de temps en temps ^^ Surtout qu’au final, on reste quand même d’accord sur certains bons points, et certains mauvais. Juste, pour moi, ça passe clairement, pour toi moins.
Zendaya, avant de me prononcer définitivement, il faudra que je jette un oeil à la série EUPHORIA quand même… même si on ne va pas se mentir, ce sera surtout pour Sydney Sweeney haha.