FACE OFF 48H (Lật Mặt: 48H) de Lý Hải (2021)

FACE OFF 48H

Titre Original : Lật Mặt: 48H
2021 – Vietnam
Genre : Action
Durée : 1h50
Réalisation : Lý Hải
Musique : –
Scénario : Lý Hải

Avec Lý Hải, Võ Thành Tâm, Mạc Văn Khoa, Lê Hạ Anh, Bảo Thy, Huỳnh Đông, Huỳnh Kiến An, Quách Ngọc Tuyên, Tiết Cương, Sỹ Toàn et Tân Quốc Hy

Synopsis : Hien est prit au piège par un gangster, et doit fuir avec sa femme et sa fille. Il a 48 heures pour arranger la situation.

La saga Lật Mặt, ou Face Off, qui n’a rien à voir avec le Face Off de John Woo, doit plutôt bien marcher, puisqu’à ce jour, il y a six films de la part du réalisateur Lý Hải, également scénariste et acteur. Le cinquième opus de la saga, nommé Face Off 48h, est disponible sur Netflix, et comme je suis toujours curieux du cinéma d’action Vietnamien, l’occasion était parfaite. Surtout que l’intrigue se suit sans souci, ce qui me fait penser à une saga dont chaque opus a sa propre histoire indépendante. Malheureusement, malgré un rythme souvent endiablé et quelques têtes connues au casting, Face Off 48h souffre du même défaut que pas mal de petits films d’action Vietnamiens. Il y a le haut du panier, le bas du panier, et il y a une série de métrages tout à fait regardable, mais vite vu, vite oublié, où l’action est constante mais jamais mémorable malgré quelques idées ci et là. Alors, au moins, c’est déjà un bon cran au-dessus de quelques métrages d’action qui se plantent littéralement la faute au montage, même si là aussi, on trouvera à redire. Face Off 48h nous raconte l’histoire de Hien, qui a une femme, une charmante fille, et qui va demander un prêt pour s’en sortir. On lui fait rencontrer un homme en qui il ne faut pas avoir confiance, et il va se retrouver malgré lui au cœur d’une longue course poursuite de quasiment deux heures où sa vie et celle de sa famille seront en danger. Rien de bien original, comme souvent. Mais efficace la plupart du temps, car Hien va passer littéralement tout le film à courir, et le film sait varier donc les environnements, entre les immeubles, couloirs d’hôtel, rues bondées, les marchés, les hôpitaux, et sur la fin, même un festival et des bateaux. Autre point qui fait plaisir, le film sait jouer en général avec son environnement. Dans les petites ruelles, Hien et sa famille tenteront de se cacher dans l’obscurité, au marché, ce sera dans la foule, dans l’hôpital, tout le monde cherchera à fuir et se servira carrément d’un lit d’hôpital.

Autre bon point, Lý Hải, qui réalise, scénarise et tient le rôle principal, s’en sort finalement plutôt bien. Mais pas parfaitement. En tant qu’acteur, vu le côté hyper classique de l’intrigue, il fait le job, et il est physiquement convaincant, vu toutes les cascades qu’il doit faire. Comme scénariste, si le métrage reste ultra classique, il arrive au moins à rythmer son récit, et donc, à ne jamais trainer en longueur. Comme réalisateur, c’est souvent un poil plus compliqué en réalité. Non pas que son film soit mal réalisé, mais on sent que l’action est souvent très découpée. Trop découpée. Pas jusqu’à filer la migraine comme certains films, pas jusqu’à nous perdre totalement dans l’espace comme d’autres, mais on en vient tout de même à être assez déçu, sans pour autant trouver le résultat désagréable. Sans doute car le film n’ayant que rarement le temps de se poser, on pardonne plus facilement les maladresses. Là où l’on sera par contre clairement moins clément au final, c’est dans le ton du métrage. Car le métrage semble hésiter constamment dans l’approche à avoir, et du coup, change parfois de ton, en fonction des scènes. On peut avoir un moment assez grave, ou très violent, juste avant une scène avec un humour potache qui ne fonctionne pas vraiment, avant un moment censé être héroïque et donc où le film sort les violons pour faire monter l’émotion, de manière totalement ratée. S’il s’était cantonné à être un film d’action ultra rythmé, Face Off 48h aurait été une petite bobine recommandable, bien qu’imparfaite, mais là en l’état, c’est vraiment plus complexe. L’humour, en particulier avec le personnage joué par Mạc Văn Khoa (vu dans Bad Blood), tombe très souvent à plat, et les violons, comme dans la scène presque inutile du bus qui va couler avec son chauffeur avant que la foule entière n’applaudisse, presque la larme à l’œil, sont totalement foirées. Ça rejoint au final les productions bancales comme Foggy Mountain, mais au moins, c’est bien supérieur à d’autres comme The Lady Assassin ou 578 Magnum.

Les plus

Un rythme très soutenu
De l’action bien variée

Les moins

L’humour raté
Le côté parfois larmoyant
Un montage trop découpé

En bref : Cinquième opus d’une saga, Face Off 48h est un film d’action au rythme soutenu mais au ton qui s’éparpille sans arrêt, hésitant entre action sèche, humour de bas étage et scènes larmoyantes. Ça se regarde, mais c’est très pensable.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ The pacing is crazy
♥ The action always tries new things
⊗ The humour is simply bad
⊗ It tries too much to make you sad
⊗ The editing
Fifth film of the franchise, Face Off 48h is a fast paced action flick, but with a ton going all over the place, between bad ass action, bad jokes and sad scenes. It’s watchable, really, but you don’t really have to.

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