THE DEAD OUTSIDE de Kerry Anne Mullaney (2008)

THE DEAD OUTSIDE

Titre original : The Dead Outside
2008 – Angleterre
Genre : Horreur
Durée : 1h26
Réalisation : Kerry Anne Mullaney
Musique : Felix Erskine et David Wilsoni
Scénario : Kerry Anne Mullaney et Kris R. Bird

Avec Alton Milne, Sandra Louise Douglas, Vivienne Harvey et Robin Morris

Synopsis : Après qu’une épidémie virale ait transformé la population infectée en psychopathes et qu’il ait perdu sa famille, Daniel quitte sa maison à la recherche d’un nouvel abri. Il s’installe dans une ferme de la campagne écossaise qui lui semble inoccupée. Mais c’est là qu’habite April, adolescente orpheline, que Daniel va commencer à connaître. Alors que chacun panse ses plaies et que Daniel s’interroge sur le passé d’April, une troisième survivante arrive et le délicat équilibre qui s’était mis en place va voler en éclat quand le passé d’April va refaire surface…

Depuis 28 Jours Plus Tard, les films d’infectés et autres zombies polluent sur les écrans. Parfois, le budget est là et cela peut donner autant de bons films (28 Jours et 28 Semaines plus Tard, Land of the Dead), et parfois, le budget manque. Là, deux cas de figure. Tenter de faire dans l’originalité et palier le manquer de budget, comme par exemple dans le petit film canadien Antisocial (imparfait mais très plaisant) ou se planter quasi totalement. The Dead Outside, malgré quelques bons moments et surtout de bonnes intentions, se plante. Quasi sur toute la ligne. Le film démarre six mois après le début d’une épidémie qui aura ravagée l’Angleterre. Daniel est au volant de sa voiture, cherchant un refuge pour échapper aux infectés, sortant majoritairement la nuit. L’ambiance se pose doucement, la mise en scène n’est pas dégueulasse même si la réalisatrice use et surtout abuse des plans de travers, sans forcément servir son propos comme pouvait le faire un Tueurs Nés en son temps. Le scénario, simpliste, part avec quelques bonnes idées puisque les deux (trois finalement) personnages principaux sont plutôt bien définis et que quelques bonnes idées figurent ci et là.

Daniel va trouver refuge dans la ferme où habite April, une jeune femme prête à se défendre à coups de fusil de chasse. Leur première rencontre fonctionne bien, on comprend très vite que la ferme sera le lieu unique de l’action (on aura aussi une route mais bon…), et les acteurs font du bon boulot dans l’ensemble pour rendre leur passé crédible. Et à partir de là en fait, et bien, plus rien. Le film ne semble pas vraiment savoir où aller, et ne va tout simplement pas aller bien loin. Ça se regarde, ça parle un peu, ça crie de temps en temps, puis on se fait la gueule et on va dormir avant de reparler un peu le jour suivant. Le scénario brade du vide comme pour atteindre péniblement la durée réglementaire d’un long métrage. La réalisatrice va tenter de temps à autres de nous donner des rebondissements sur les personnages, mais par moment, on a l’impression que c’est juste pour meubler tant cela n’apporte pas grand-chose au métrage. Reste que l’exploration du passé d’April reste un des meilleurs moments du métrage, bien que sous exploité, peut-être par manque de budget, et de temps (le film fut tourné en 15 jours).

Alors que les minutes défilent très lentement face à ce spectacle pas franchement passionnant, le scénario incorpore un troisième personnage. Sans doute pour approfondir son propos, mais ça ne prend jamais. Les situations arrivent et on a du mal à y croire. Daniel semble énormément s’attacher à April alors qu’elle sera froide à son égard tout le long du film. Ah, et les infectés dans tout ça ? Et bien malheureusement, ils sont plutôt absents du métrages, se prenant bêtement les pieds dans les barbelés entourant la ferme à plusieurs reprises, et mourant immédiatement. Il faudra attendre finalement les quinze dernières minutes pour que le scénario se bouge un peu, mais à l’écran, cela reste bien peu palpitant, expéditif, et surtout assez mal torché, comme si la réalisatrice ne savait pas gérer l’action à l’écran lorsqu’il le fallait. The Dead Outside est donc bel et bien un raté, un film où il faudra s’armer de patience pour en venir à bout.

Les plus

Le passé d’April
Quelques bons passages d’ambiance au début

Les moins

Des éléments qui arrivent comme ça
Un rythme totalement absent
Un final raté
Tout ça pour ça ?

En bref : Quelques bonnes idées ne font pas un film, surtout lorsque celui-ci se fait aussi peu rythmé…

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