MINNA ESPER DAYO! de Sono Sion, Irie Yu, Suzuki Taichi et Tsukikawa Shô


Minna Esper DayoMINNA ESPER DAYO!

Titre original : Minna ! Esupâ Dayo ! – みんな!エスパーだよ!
2013 – Japon
Genre : Série TV / Comédie
Réalisation : Sono Sion, Irie Yu, Suzuki Taichi et Tsukikawa Shô
Musique : –
Scénario : Sono Sion et Tanaka Shinichi
Avec Sometani Shôta, Kaho, Mano Erina, Yasuda Ken, Kagurazaka Megumi, Sports Makita, Fukami Motoki et Masaki Reiya

Synopsis : À Notsu, petit village de montagne dans la préfecture d’Oita, plusieurs personnes se retrouvent du jour au lendemain avec des pouvoirs. Kamogawa Yoshio peut à présent lire les pensées. Il va vouloir utiliser ses pouvoirs pour créer une armée de super héros dans le but de sauver le monde, mais surtout de pouvoir sortir avec la femme de ses rêves, Asami Sae. Mais entre lui qui a une érection dés qu’il voit la culotte d’Asami, son amie d’enfance Miyuki qui peut aussi lire les pensées, Terumitsu qui peut déplacer les objets s’ils sont érotiques et Yosuke qui peut se téléporter mais sans ses vêtements, c’est pas gagné…

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Sono Sion qui se lance dans une série, adaptant un manga, qui parodie l’univers des super héros si à la mode, à base ici d’humour débile, d’érections, de petites culottes, de sous entendus, ça fait envie. Surtout quand on trouve au casting Sometani Shôta (Himizu), Mano Erina (Tag) et tant d’autres. Et puis en 2013, Sono Sion sortait de The Land of Hope, donc why not, même si à première vue, je ne suis pas du tout le public visé (l’association super héros et série, pas pour moi, loin de là). Mais bon, tentons ! Et au final, 12 épisodes plus tard, j’en veux à Sono Sion. Pourquoi ? Parce qu’il m’aura fait espérer un produit amusant tout le long après trois épisodes très amusants sans doute. Parce qu’il m’aura aussi fait perdre mon temps sur les 9 derniers épisodes aussi. Aussi parce que finalement, quelques uns des pires épisodes, dont le final de la série, sont signés Sono Sion, qui n’aura été scénariste et réalisateur que sur les épisodes 1, 6, 7, 10, 11 et 12, soit environ 4 des pires épisodes de la série. Surtout parce qu’après avoir passé la moitié de la série à développer un personnage par épisode à chaque fois pour que le « héros » puisse former une équipe de super héros, on se rend compte que la série n’a finalement rien à raconter et qu’il ne va rien se passer avant les dernières minutes du dernier épisode. Et donc, par extension, aussi parce qu’arrivé à son final, aussi horrible visuellement soit-il, on comprend qu’en fait, l’histoire va peut-être enfin commencer, mais qu’il s’agît en fait de la fin de la série !

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Pris dans son ensemble, Minna Esper Dayo est une perte de temps. Ça ne raconte rien, et pire, l’humour a bien du mal à se renouveler. On se rend compte également plus on avance que l’histoire ne sait jamais où elle va. On nous annonce une bataille entre des gentils super héros et d’autres plus méchants, sauf qu’au final, ça n’a pas lieu. Pourquoi ? Parce que les méchants ne sont pas si méchants que ça, et que les épisodes préfèrent développer des petites sous intrigues dont on se fiche éperdument. Si bien qu’à chaque épisode, le scénario introduit un nouveau personnage, un nouveau défi, et que finalement, ça ne servira à rien par la suite et que c’est torché à l’arrache. Bon oui, on a l’impression que j’en veux beaucoup à cette série. Donc je vais parler un peu des bons côtés, car il y en a tout de même. Alors… bon ça commence bien. En réalité, les trois premiers épisodes ont même été très amusants pour moi. L’humour est débile à souhait, les acteurs se lâchent (Sometani Shôta passe encore son temps à courir sur une route de campagne en gueulant, comme à la fin d’Himizu), tout s’enchaîne vite, Mano Erina a une jolie culotte (quoi ça sert à rien de le dire ???). On nous gratifiera de situations débiles en pagaille, de pleins de personnages, la musique du générique est très sympa, et quand on croit que ça ne peut pas aller plus loin, voilà qu’arrive l’épisode 3.

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Oui, l’épisode 3, avec un ralenti en mode bullet time tourné en dérision qui m’aura valu un fou rire, et une scène improbable où un personnage s’enfonce un téléphone portable… dans un certain orifice… No comment svp ! Et puis, il y a quelques clins d’œil, comme lorsque Sometani Shôta, entrainé par son ami, va prendre des culottes en photo dans la rue, hommage à Love Exposure. C’est con, c’est frais, c’est débile, ça fait rire par sa bêtise. Le souci, c’est que passé cet épisode 3, il n’y a plus rien à se mettre sous la dent, à quelques rares scènes près (comme lorsque le héros dit enfin à Asami ses 4 vérités, ça fait du bien après tant d’épisodes). Mais la série nous montre dés le catastrophique épisode 4 ces limites, en terme d’histoire (il y en a ?), en terme d’humour, de narration, de mise en scène. Tout se fait plus plat. L’humour ne se renouvelle jamais, les mêmes gags reviennent et ne fonctionnent plus. Les personnages font du sur place et ne se développent plus. Le scénario continue d’ajouter un personnage par épisode, mais les « méchants » sont inutiles et deviennent tous gentil pour un oui ou pour un non, et les nouveaux gentils qui sont ajoutés ne servent à rien et ne sont même pas correctement introduis (on pense à celui pouvant voir à travers les objets, qui rejoint l’équipe, on ne sait même pas comment).

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La série devient alors une catastrophe un brin embarrassante et surtout pénible à regarder. Jusqu’à la fin, de nouveaux personnages arrivent (et des acteurs que l’on ne pensait pas voir débarquer ici), mais ils font plus de la figuration qu’autre chose. Oui, je pense à quelques méchants, ou même au chien (oui, le début insiste tellement sur le chien qu’on se dit que ce sera utile et délirant, mais en fait non, limite ça ne vient jamais). Et arrivé au dernier épisode, on a envie de jeter sa télé par la fenêtre face à ce foutage de gueule, où l’on se dit clairement que l’on a subit les 11 premiers épisodes pour absolument. Il ne se passe rien, on nous fait comprendre qu’au final, former une équipe de super héros, c’est surréaliste et inutile, et puis c’est tout ! Oui, purement et simplement. Jusqu’aux derniers instants où Sono Sion nous balance une avalanche de CGI dégueulasses au visage, qui auront au moins le mérite de nous faire dire que ça démarre, que l’histoire débute ici, et que… la série s’arrête. Alors oui, on pourra toujours me dire que je me suis bien marré sur trois épisodes, mais quand je regarde quelque chose, c’est un ensemble, je veux connaître la fin, que cela justifie la vision de l’ensemble. Et avec Minna Esper Dayo, Sono Sion s’est lamentablement planté en beauté. Le pire, c’est qu’il a adapté sa série en film de presque 2h en reprenant quasi intégralement le casting. Peut-être que sur 2h ceci dit, ça passe mieux…

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Les plus

Un casting sympathique

Les trois premiers épisodes bien drôles

La musique du générique

Les moins

L’humour ne se renouvelle pas

En fait, il n’y a pas d’histoire

De l’épisode 4 à 12, c’est pénible

Ce final…

Tant de personnages… pour rien !

 

En bref : Minna Esper Dayo, ça commence bien… mais c’est tout, car d’épisode en épisode, ça devient vite de pire en pire.

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