BLACK MAIDEN CHAPTER A de Sato Sakichi


BLACK MAIDEN CHAPTER A

Titre original : Kuroi Otome : A – 黒い乙女A
2019 – Japon
Genre : Horreur
Réalisation : Sato Sakichi
Musique : Endô Kôji
Scénario : Sato Sakichi

Avec Asakawa Nana, Kita Kana, Wada Soko, Mitsuya Yoko et Matsushima Ryota

Synopsis : Mei, élevée dans un orphelinat, est adoptée par la famille Ueda. Dans la demeure familiale, elle y trouve Rana, une jeune femme précédemment adoptée par le couple, et qui a la même date de naissance que Mei. Elles se lient rapidement d’amitié et deviennent comme de vraies sœurs. Jusqu’au jour où les parents leur annonce que l’entreprise familiale a fait faillite, et que l’une d’entre elle devra retourner à l’orphelinat…

Après avoir vu, et beaucoup aimé pour ce qu’il était le premier chapitre de Black Maiden, intitulé Chapter Q, il était temps que je me lance dans la seconde partie, intitulée Chapter A. Tout en ayant parfaitement conscience qu’au Japon, ces films en deux parties ont souvent tendance à me décevoir. Surtout dans le petit cinéma de genre à bas budget. Déjà que l’on peut se poser des questions commerciales sur le procédé, les deux parties étaient souvent assez courtes. Surtout que Black Maiden semble en réalité prendre la voie des films Ada, signé Shiraishi Kôji, que je n’ai pas vu, mais dont les quelques retours calment. Chez Shiraishi, c’était l’occasion de voir la même histoire de deux points de vus différents, avec deux manières opposées de filmer. Pour Black Maiden, ça va heureusement un peu plus loin, car si le métrage va nous montrer en effet des événements que l’on a déjà vu dans le premier film, il va enrichir sa propre mythologie pour donner une nouvelle signification aux scènes, et ajouter assez de contenus pour faire de cette suite une préquelle (les dix premières minutes se déroulent avant les événements principaux) et une suite (la dernière demi-heure), tout en se permettant, entre deux scènes déjà vues dans le premier, de nous abreuver de nouvelles séquences qui viennent nous éclairer sur les vrais événements. On retrouve donc Mei, adoptée par la famille Ueda, et surtout, on retrouve Rana, l’autre fille adoptive qui semble au départ innocente et qui est déjà sur place. Alors, forcément, il est très difficile de parler de ce second opus sans spoiler, tant il met en avant ce que l’on a déjà appris dans le premier film pour nous expliquer le pourquoi du comment. Et malgré une sensation de déjà vu durant tout son deuxième acte, Black Maiden Chapter A ne s’en sort pas si mal.

Il se trouve en effet un plutôt bon équilibre entre ce que l’on sait déjà, ce que l’on a déjà vu, et de nouvelles séquences. Il faut dire que comme pour le premier film, Sato Sikichi s’applique dans sa mise en image, soigne son ambiance, toujours aidé par une jolie photographie et une musique adéquate de Endô Kôji, et bien entendu, sur le devant de la scène, Asakawa Nana et Kita Kana dans les rôles respectifs de Mei et Rana. Espérons par la suite qu’elles ne vont pas se cantonner à jouer dans des dramas ou des films produits par la télévision Japonaise, aseptisée. En tout cas, en voulant mettre en lumière les événements du premier film tout en apportant pas mal de réponses, et en concluant tout ça, Black Maiden Chapter A se fait plus ambitieux, et cela s’en ressent. Il quitte alors un peu les sentiers de l’étrange étrangeté du premier film pour plonger pleinement dans le fantastique pur et dur, un brin plus classique, à base de malédiction, et même sur son final, de bien plus, mais encore une fois, je ne spoilerais pas. Bien qu’un peu bancal notamment dans ses derniers instants, et surtout avec son plan final un peu éculé et prévisible, le métrage réussi pourtant ce qu’il entreprend. Un peu plus long que le premier film, les 1h20 du métrage passent comme une lettre à la poste, ne possède aucun temps mort. Il est juste très dur de séparer cette suite de son premier chapitre, tant il s’agît réellement de la même histoire. Le premier pose juste les enjeux, les personnages et joue sur l’ambiance, tandis que cette suite favorise les réponses et le rythme, tout en se faisant plus frontal au niveau horrifique. Était-ce une raison suffisante pour couper le film en deux, et donc nous faire passer deux fois à la caisse ? À vous de voir, mais la manœuvre paraît malgré tout plus honnête que sur d’autres métrages du style.

Les plus

La même technique que le premier film
Préquelle, suite et nouvelles scènes
Les actrices toujours bonnes
Plus ambitieux

Les moins

Des scènes que l’on a déjà vues
Final un peu facile et trop ambitieux ?

En bref : Un second chapitre qui parvient l’impensable : être aussi bien que le premier, malgré la présence de scènes déjà vues, mais agrémentées de nouvelles clés. Ça fonctionne toujours bien, même si le film délaisse l’ambiance pour s’engouffrer pleinement dans le genre horrifique.

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