TO CATCH A THIEF (契媽唔易做) de Andy Chin (1991)

TO CATCH A THIEF

Titre Original : 契媽唔易做
1991 – Hong Kong
Genre : Comédie policière
Durée : 1h37
Réalisation : Andy Chin
Musique : Jonathon Wong
Scénario : Tony Leung Hung-Wah, Ella Chan, Chan Po-Shun et Lam Daan-Ping

Avec Carol Cheng, Tony Leung Ka-Fai, Cheng Pak-Lam, Ng Man-Tat, Moon Lee, Do Siu-Chun, Lung Tin-Sang, Cho Wing et Lee Diy-Yue

Synopsis : Quand Ching déménage pour vivre plus près de la campagne afin de se relaxer et évacuer le stress quotidien, elle n’aurait jamais pensé que sa vie allait devenir encore plus excitante que quand elle vivait à Hong Kong. Tout ça vient du fait qu’un voleur de diamant s’est caché dans une des armoires de Ching durant le déménagement.

Et oui, il reste toujours une poignée de films à voir avec Moon Lee, et en plus, pour une fois, la qualité d’image ne fait pas baisser ma vue ! Même s’il est en réalité difficile de considérer To Catch a Thief, comédie policière de 1991, comme un film avec Moon Lee, tant l’actrice n’a là qu’un rôle secondaire. Car Hong Kong livre ici ce que Hong Kong sait faire de mieux, à savoir mélanger des genres. Dans ces grandes lignes, To Catch a Thief est une comédie, mettant en avant Carol Cheng qui déménage dans un coin paumé et va alors se lier d’amitié avec un petit garçon, tandis que son père lui ne pense qu’à l’argent. De l’autre côté, le petit ami de Carol, joué par Tony Leung Ka-Fai, est flic, et bosse sur une affaire de vol de diamants avec sa nouvelle partenaire, une flic réputée casse-cou et super efficace, vous avez deviné, Moon Lee donc. Et pour relier le tout, le fameux vol de diamant, qui tourne mal au début du film, et dont un des voleurs se cache dans le camion de Carol, et va donc se retrouver, blessé et en possession des diamants, dans la nouvelle demeure de notre héroïne, et va sympathiser avec Pak Lam, le petit garçon. Mais comme il faut bien tenir plus d’une heure et demi, et que le film est, la plupart du temps, un film léger, le père de Pak Lam va vouloir lui aussi les diamants, tandis que Carol va expliquer au bambin comment on fait des enfants, et c’est parti pour une longue avalanche de gags, beaucoup moins lourd que d’habitude, très légers, mais qui du coup ne déclencheront jamais vraiment le rire chez le spectateur.

Ce n’est jamais désagréable, c’est parfois amusant, il arrivera souvent que l’on ai un grand sourire devant notre écran, mais jamais rien de mémorable, de tordant, d’inoubliable. On a donc l’oncle Tat qui pour voler les diamants auprès de Carol va faire croire qu’il est amoureux, lui demander d’être la mère adoptive du petit Pak Lam, qui lui tape souvent l’incruste chez la demoiselle car elle a en sa possession une Famicom, qui lui permet de passer des heures à jouer à Super Mario Bros. Et puis on a les soucis de couple entre Carol et Tony Leung, les nombreuses discussions avec elle et Pak Lam, et le fait que ce dernier va très rapidement devenir ami avec le voleur de diamants planqué dans une armoire, et va aller jusqu’à le nourrir pour qu’il aille mieux, lui qui est blessé, et va rapidement perdre la trace des diamants, qui vont se retrouver dans un aquarium. Une partie comédie plaisante mais jamais mémorable donc comme je disais. Ça reste en quelque sorte assez timide, assez bon enfant. La partie concernant l’enquête policière est déjà un très gros cran au-dessus. Phillip Kwok s’occupe des scènes d’action, et se laisse aller pour livrer des chorégraphies parfois assez violentes, qui viennent donc beaucoup contraster avec la partie comédie légère du métrage. Le fameux mélange de genre typique de Hong Kong comme je le disais, où la comédie potache peut parfois côtoyer le drame le plus sombre. Sans aller jusque-là, on sent immédiatement dés le braquage d’ouverture ce décalage, puisque le braquage tourne mal, que des flics sont tués par paquet de 10, et que même des innocents, parfois en fauteuil roulant, y passent sous le coup des flingues et fusils à pompe. C’est vif, sans pitié, et ça fait du bien. Et c’est donc Phillip Kwok qui s’occupe de cette partie, lui qui est capable du meilleur comme chorégraphe (A Toute Epreuve, The Bride with White Hair) que du moyen (Le Sens du Devoir 7, The Cat, The Bride with White Hair 2) que du pire (The Peacok King, Erotic Ghost Story).

Ici, il livre du bon boulot, propre, sec, rapide, et heureusement, car en réalité, dés que l’action débarque, et bien Moon Lee débarque également à l’écran, se donnant toujours à fond, dans des chorégraphies fort sympathiques, que ce soit à mains nues ou avec quelques armes blanches, et effectuant quelques cascades comme toujours dangereuses pour le plus grand plaisir des fans. On en vient donc à regretter que l’action soit finalement assez rare, l’actrice ne venant en découdre avec les braqueurs que lors d’une poignée de scènes, marquantes et hyper efficaces, comme ce combat à la hache dans l’entrepôt, ou cette poursuite dans la rue, mais trop rares. Sans oublier que le combat final est en réalité très court, et décide de surtout mettre en avant Carol et Pak Lam, utilisant des pièges pour venir à bout des grands méchants, comme pour terminer le film sur une note bon enfant, malgré il est vrai la violence de certaines scènes. C’est dommage, ça en fait un film plutôt oubliable vu que dans l’ensemble il ne laisse pas un grand souvenir, mais qui fait malgré tout passer un bon moment. Moon Lee préférait jouer dans des films légers, en voilà un dans le fond, mais il est dommage du coup que le film ne la laisse pas s’exprimer pleinement dans ce domaine et préfère la laisser uniquement pour la partie action, et donc en arrière-plan.

Les plus

Une comédie légère qui fait sourire
L’action, violente et bien fichue
Rythmé
Moon Lee qui se donne toujours à fond

Les moins

Mais une comédie trop gentille
Amusant, mais jamais vraiment drôle
Le final, un peu décevant

En bref : Mélange entre la comédie légère et bon enfant et le film policier plus frontal et violent, To Catch a Thief est un sympathique divertissement, bien que bancal.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A light comedy
♥ The action scenes, pretty violent and well done
♥ Never boring
♥ Moon Lee, always giving everything she can
⊗ But the comedy is in fact too gentle
⊗ Amusing but never really funny or hilarious
⊗ The finale, disappointing
Mix between a light comedy for the family and the thriller more violent with a gang of robbers, To Catch a Thief is an entertaining movie, even if far from perfect.

2 réflexions sur « TO CATCH A THIEF (契媽唔易做) de Andy Chin (1991) »

  1. « To Catch a Thief », visiblement on n’est pas chez Hitchcock mais ça a l’air de dépoter pas mal. Le chorégraphe de « A toute épreuve », quand même !

    1. Pourquoi je me doutais que tu ferais référence à ce Hitchcock du même nom ? 😉
      En tout cas, ce film HK est, pour les non connaisseurs, une porte d’entrée plutôt accessible. L’humour ne fonctionne pas toujours mais n’est pas lourd comme dans certaines comédies populaires réalisées par Wong Jing, l’action est solide, outre Moon Lee, on a Tony Leung Ka-Fai en tête connue.
      Pour le chorégraphe Phillip Kwok, c’est un peu à double tranchant, il a eu tendance à pas mal tourner pour de toutes petites productions fauchées et le résultat s’en ressent donc. Il avait sans doute aussi besoin d’un réalisateur avec une vision claire et solide derrière pour briller niveau chorégraphie de l’action je pense (et tu me fais penser que mon texte sur ce John Woo traine depuis des mois sur le disque dur).

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