Bus Driver Simulator (2020 – Simulation – Playstation 4)

BUS DRIVER SIMULATOR

Sortie : 3 Novembre 2020
Genre : Chauffeur de bus en Russie
Studio : KishMish Games
Éditeur : UIG Entertainment
Joué et testé sur : Playstation 4
Existe sur : Playstation 4, Xbox One et PC

Synopsis : Vous voilà chauffeur de bus. Vous allez devoir prendre des routes, conduire les passagers, faire attention au code de la route, faire attention à votre jauge d’essence, respecter les horaires, et améliorer votre bus, le tout dans deux villes existantes : Serpukhov en Russie et Cologne en Allemagne.

Je l’avais dit par le passé, mais oui, j’aime les jeux de simulation. Certes, ce ne sont pas les jeux les plus fous du monde, ni les plus beaux, ni les plus rythmés, mais voilà. Et si le seul exemple sur ce site aura été ma grosse déception Airport Simulator 2019, ça ne m’aura pas empêché depuis d’en faire d’autres, heureusement souvent développés par des studios plus compétents. Train Sim World par exemple, développé par Dovetail Games et datant déjà de 2018, c’était un grand pas en avant, avec des décors pas si dégueulasses que ça, une conduite hyper réaliste, bref, on s’y croyait. Mais la grosse ombre au tableau finalement, c’était surtout que si le jeu était vendu peu cher, on en faisait vite le tour. Pourquoi ? Les DLC ! Alors sortir la CB pour se rajouter un train et un trajet, non merci. Une suite a vu le jour en 2020 d’ailleurs, que je n’ai pas pu tester, même si ça a l’air encore plus poussé que le premier. Un jour, je me referais peut-être un tour en train pour vous en parler. Ou je redeviendrais fermier dans un Farming Simulator (je n’ai que le 17) pour vous en parler plus en détail. Mais voilà, aujourd’hui, je vais vous parler de Bus Driver Simulator, développé par KishMish Games, qui semble vouloir percer dans le domaine, si l’on en croit leur site internet, avec la sortie depuis de Metro simulator (en gros, comme un train, mais en remplaçant les beaux décors par des tunnels sombres), ou Bus World prochainement, qui semble vouloir clairement changer un peu la formule en nous mettant des courses en bus dans des villes où des catastrophes naturelles ont lieu. Oui, on pourra conduire dans une ville non loin de Tchernobyl ou encore dans une zone rurale de Chine. Voilà qui change.

Car dans Bus Driver Simulator, on est bien loin de l’exotisme, les deux villes proposées étant, attention, Cologne en Allemagne et Serpukhov en Russie. Et très rapidement, on comprend surtout que si les développeurs ont de l’ambition, ont sans doute également fait leur jeu avec beaucoup de sérieux, et bien, ce n’est pas encore ça. Visuellement, ouais, le jeu a des tares, de très nombreuses tares, mais on peut au moins lui reconnaître un bon point, en tout cas en ce qui concerne la ville Russe, connaissant un peu les villes dites classiques en Russie et en Ukraine : c’est plutôt bien rendu. Les quartiers, le style des bâtiments, comment les routes dites de campagne et celles plus urbaines se côtoient de manière simple. Bref, dans Bus Driver Simualtor, trois modes s’offrent à nous en lançant le jeu. Le dictaciel, simple et rapide, et donc que je conseille pour bien savoir conduire son bus, puisqu’il ne suffira pas de conduire, mais aussi de respecter les horaires des trajets, s’arrêter au bon endroit, ouvrir et fermer les portes, allumer le moteur en démarrant la course, mettre les clignotants en tournant, mettre ses phares et les lumières intérieures du bus si l’on conduit de nuit. Bref, de la simulation, néanmoins bien moins techniques que dans un Train Sim World, et finalement aussi très vite limitée. Car oui, c’est un bus, pas un train. Heureusement au final car conduire un train sur console, ce n’est pas toujours évident, surtout lorsque les délais à respecter entre les gares sont un peu serrés. Bref, le dictactiel est simple et rapide, et on saura toutes les bases une fois celui-ci terminé. Avec juste une exception qui arrivera bien plus tardivement dans le jeu, à savoir, conduire un bus énorme pour pouvoir prendre plus de passagers, et gérer les virages avec ça…

Une fois ce tutorial terminé, on peut enfin plonger dans l’aventure, et là, deux malheureux modes s’offrent à nous. Le mode carrière déjà, puis le mode scénario. Parlons rapidement du mode scénario, puisqu’il est le plus court. Les deux villes sont à notre disposition, pour des scénarios définis, comme faire un trajet particulier en récoltant un certain nombre d’argent (en gros, faire le trajet en ne grillant aucun feu et ne percutant rien, et respecter les délais, pour avoir le max de tunes), et voilà, l’affaire est dans le sac. Surtout que les scénarios ne sont pas bien nombreux (huit pour la Russie, trois pour l’Allemagne). Oui, en quasi une heure, un peu plus, le mode est plié. Bon, il reste donc le mode carrière. Qui est plus ou moins ce que l’on peut attendre de lui, mais simplifié à l’extrême. Il va donc falloir acheter un bus, puis faire des trajets, soit ceux proposés par le jeu, soit des trajets que l’on peut créer soit même, tout ça pour gagner de l’argent, et pouvoir améliorer son bus, ou en acheter d’autres, et puis voilà. Ah ben oui, on est dans la simulation, n’attendez pas une fin quelconque ou autre, il faudra conduire un bus, et puis c’est tout. Mais le souci, c’est que Bus Driver Simulator est hyper radin, en contenu, en nouveautés, en trajets, en bus même. Donc pendant un temps, ça fait illusion, malgré son moteur graphique dégueulasse (les bâtiments dans les rues, parfois on dirait du « épicerie.jpg »), car malgré les possibilités peu nombreuses, dans le genre, et bien c’est de la simulation, de la vraie. Conduire d’un arrêt à l’autre, respecter les horaires, le code de la route, mettre ses clignotants pour tourner. Mais rapidement, on se rend compte que la moitié des fonctionnalités déjà peu nombreuses ne servent à rien. Mettre son clignotant pour tourner ? Aucun intérêt, on ne sera pas pénalisé. S’arrêter à un arrêt qui bloque la route et mettre les clignotants d’urgence ? Aucun intérêt, on peut créer un bouchon digne de ceux de Paris, tout va bien.

Pourtant, on pourrait presque dire que dans le peu qu’il propose, Bus Driver Simulator fonctionne. Presque. Les pénalités peuvent tomber, si l’on oublie de fermer les portes en quittant un arrêt, si l’on part en avance, ou en retard. Pareil si l’on percute un véhicule ou un piéton, logique, ou que l’on grille un feu. Même si le système n’est pas au point, car percuter un piéton nous retire 200 dollars sur notre tournée, par contre, une voiture, juste 100. Après, je pourrais vous dire que conduire en Russie ou en Allemagne est différent, la carte Allemande étant plus urbaine, et les bus différents, mais en fait, pas tant que ça, niveau conduite, la différence est minime, et la seule différence sera qu’on comprend vite qu’on se fait plus d’argent en Allemagne, surtout que les trajets, peu nombreux (cinq malheureux trajets, contre 18 en Russie), sont plus courts, donc tout bénef. Il est étonnant de voir par contre que dans ce jeu limité dont on fait vite le tour, les développeurs nous ont mit un niveau d’essence pour nous faire chier, et que l’on ne peut remettre de l’essence qu’au garage entre deux trajets, ou dans une station service… Mais là aussi entre deux trajets, donc conduire dans la ville pour ne rien gagner et perdre du temps. En tout cas, l’amateur de simulation pourra, sans doute, s’amuser, une heure ou deux, avant de voir les trop nombreux défauts, et que son avis ne rejoigne ainsi l’avis des non amateurs. C’est moche, c’est vide, ça rame, les PNJ se ressemblent tous, sont moches et n’ont aucune physique, ils s’entassent les uns dans les autres pour descendre du bus, sont rigides. La distance d’affichage est catastrophique, le jeu parvient à avoir des ralentissements lors de certains virages, non pas à cause de la circulation, mais car on tourne trop vite… Et pire, le jeu parvient à faire chauffer la Playstation 4 si l’on conduit de nuit, à cause sans doute de tous ces méchants lampadaires diaboliques !

Oui le résultat n’est pas glorieux, et comme je le disais, niveau gameplay, c’est bien trop simpliste et limité pour faire parti des meilleures simulations. Quand ne pas mettre son clignotant dans un grand boulevard n’amène aucune pénalité, ça va mal. Et puis, les commandes, intuitives pour certaines choses (R2 pour accélérer, L2 pour freiner, O pour le frein à main, Carré pour ouvrir et fermer les portes, R3 pour klaxonner, la base), l’est beaucoup moins pour d’autres, notamment l’utilisation du bouton L1, qu’il faut maintenir pour faire apparaître un menu, et ensuite utiliser une autre touche, pour allumer les phares, l’éclairage intérieur, ou même la marche arrière. Et puis, il y a le son… J’espère que vous aimez le son des bus, car à part quelques moteurs, et le bruit des clignotants, c’est le vide absolu. Aucun dialogue, aucun bruits de pas, aucune musique, le vide. Même pas de radio dans le bus. Et du coup, la durée de vie se ressent, la faute aux options très limitées des modes de jeux. Le mode carrière, il tourne vite en rond, on doit juste faire des trajets, gagner de l’argent, acheter des bus pour prendre plus de passagers et c’est tout. Il faudra refaire inlassablement les mêmes trajets. Pas de missions quelconques, pas de jours fériés ou autres, toujours les mêmes PNJ aux arrêts, parfois même avec des jumeaux ou des triplés côte à côte. Rapidement, ce n’est plus excitant, et la pauvreté du jeu devient monotone, même si notre chauffeur en Russie ressemble à Jean Reno ! Allez, après le mauvais simulateur d’aéroport et le mauvais simulateur de bus, la prochaine sera peut-être la bonne ! Ou alors, pour les grands fous, il y a aussi Bus Simulator, également sorti sur console, et qui a l’air un peu plus complet, avec la création de notre société, de notre chauffeur. Du coup, il va bien falloir que je le teste aussi non… ?

Les plus

Sympa les deux premières heures
Le côté Russe reconnaissable
En soit, la gestion des arrêts, des portes, tout ça

Les moins

Extrêmement moche et vide
On en fait très vite le tour
Avare en contenu, en trajets, et même en variété
Trois malheureux modes… dont l’entrainement
Le vide complet au niveau sonore
Parfois ça rame tellement qu’on en aurait la migraine

En bref : Bus Driver Simulator, ce n’est ni le jeu du siècle (forcément), ni la simulation du siècle. C’est moche, pas toujours fluide, assez vide, avec peu de contenu, et une conduite souvent un peu simplifiée. Déception !

4 réflexions sur « Bus Driver Simulator (2020 – Simulation – Playstation 4) »

  1. Ouch la mauvaise note ! ^^. Je viens d’apprendre un truc, c’est que tu es fan des jeux de simulation, je l’ignorais totalement XD Tu aimes les jeux de simulation automobile, plus globalement ? Il y a de très bons jeux dans ce segment…

    1. Et oui, j’ai même un dossier « simulation » dans le menu de ma Play avec une dizaine de titres dedans. De la simulation de bus, de train, de rally, du farming (oui oui), et même si simulation très light, le meilleur Stardew Valley !
      Tu en aurais à me conseiller du coup ?

    1. Toi tu me ressors la simulation rétro 😀 Je connaissais mais jamais touché, par contre le framerate a l’air… plus stable sur DESERT BUS que mon BUS DRIVER SIMULATOR, la honte quoi…

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