THERE’S NOTHING OUT THERE de Rolfe Kanefsky (1991)

THERE’S NOTHING OUT THERE

Titre Original : There’s Nothing Out There
1991 – Etats Unis
Genre : Comédie horrifique
Durée : 1h31
Réalisation : Rolfe Kanefsky
Musique : Christopher Thomas
Scénario : Rolfe Kanefsky

Avec Craig Peck, Wendy Bednarz, Mark Collver, Bonnie Bowers, John Carhart III, Claudia Flores, Jeff Dachis et Lisa Grant

Synopsis : Lorsqu’un passionné de films d’horreur tente d’avertir ses amis qui passent les vacances de printemps dans une maison dans les bois d’un danger imminent, ils se moquent de lui, jusqu’à ce qu’une énorme grenouille commence à les attraper.

There’s Nothing Out There, c’est le genre de petit film que personne ne connait, dont personne n’a entendu parler. Oui, nous sommes peut-être, lors de l’époque des vidéoclubs, passés devant, sans y prêter attention. Mais à présent, qui s’en souvient ? En fouinant un peu, on se rend pourtant compte que le métrage a ses fans. Sans doute comme tout métrage (oui, même Alone in the Dark… ou pas). Et ils le défendent bien ce petit film, comme une comédie horrifique réellement drôle, avec un personnage loin d’être stupide. Forcément, ça rend curieux, mais après 1h31, le constat s’impose. Est-ce que la nostalgie joue pour beaucoup dans ses avis ? Car ce n’était pas terrible. Pas catastrophique, extrêmement intéressant, mais pas terrible. Pourtant, le film a un atout de taille pour lui, c’est qu’il date de 1991, et contient déjà tous les éléments qui feront le succès de Scream à peine quelques années plus tard. À savoir, un côté méta, un personnage fan de cinéma horrifique et qui donc connait les pièges à éviter, les stéréotypes, sait reconnaître les signes de danger, et un côté second degré, bien évidemment. Dans le fond, on pourrait presque dire que There’s Nothing Out There, c’est Scream, où le tueur masqué est remplacé par une créature d’origine inconnue, qui va s’en prendre à une bande de jeunes qui part pour un weekend dans une petite cabane dans les bois. Un brouillon en quelque sorte, sacrément brouillon, qui ne se prend pas véritablement au sérieux, qui a le charme du film fait à l’ancienne (pas de CGI, que ce soit pour la créature ou le gore), mais qui peine à réellement fonctionner.

Car ça se veut drôle, ça se veut respectueux du genre. Et ce dernier point, dans le fond, il l’est, respectueux du genre. Mais il n’est jamais réellement drôle, on pourrait même dire que la plupart des gags ne fonctionnent pas, que certains sont lourdingues, et que le rythme n’est pas des plus fous. Après une introduction qui, en tout cas, fait envie, nous faisons la connaissance d’un groupe de cinq jeunes, amateurs de films d’horreur. Dans cette bande, fatalement, pas mal de clichés. Il y a la blonde qui se dénude pour un rien, le sportif qui ne pense qu’à se taper la blonde et qui doit avoir un QI très peu développé, un couple tout ce qu’il y a de plus banal et incrédule, et forcément, notre héros, grand amateur de films d’horreur, qui dès le début, voit tous les signaux révélateurs, avec cette voiture sur le bas-côté non loin de leur petite maison isolée, et la police qui enquête sur une possible agression, sans oublier les sons étranges et les branches bougeant toutes seules dans la forêt non loin de là, cachant sans aucun doute la présence d’un tueur, en réalité ici une petite créature à tentacules verte et affamée. Ou une grenouille, nous dit le synopsis officiel. Bien entendu, personne dans la bande ne le prend au sérieux, car ici, c’est la vraie vie, pas du cinéma. Cependant dès que la nuit tombe, la créature va s’en prendre à eux, le groupe va diminuer, et pour ne rien arranger, la super grenouille peut hypnotiser et prendre le contrôle des humains, multipliant ainsi le nombre de menaces. Le réalisateur, également scénariste, connait ses classiques, et veut leur rendre hommage tout en insérant un côté méta et comique dans son métrage, bien avant que l’industrie ne décide que c’était à la mode. Le souci, c’est que c’est rarement drôle, rarement prenant, et que lorsque l’on lit que le métrage a été écrit en 5 jours lorsque le réalisateur avait tout juste 18 ans, et réalisé lorsqu’il en avait 20, et bien, ça se ressent, tant There’s Nothing Out There manque de sérieux, de recul… de talent peut-être parfois aussi.

There’s Nothing Out There a des failles, nombreuses. Dans son écriture, ultra répétitive, qui finalement va uniquement faire traverser encore et encore les mêmes lieux aux mêmes personnages jusqu’à finalement ce qu’il se passe quelque chose. Dans ses personnages, rarement drôles, trop bavards. Dans ses acteurs, qui en font souvent des caisses au point de devenir, parfois, irritants. Dans la mise en scène aussi, qui certes tente beaucoup de choses, et même parfois de rendre hommage à quelques grands films (la vue subjective de la créature, ne serait-ce pas là un hommage à Evil Dead ?), mais qui une fois sur deux, se plante en tentant des choses qu’il ne faudrait peut-être pas. Même son héros, amateur d’horreur, moins con que la normale, mais qui finalement passe la plupart du film à tenter de convaincre les autres du danger, sans pour autant savoir le prédire ou faire quelque chose par lui-même, et ce avant le final. Et les effets spéciaux ? La créature est très souvent à l’écran, mais elle paraît souvent trop statique et inoffensive pour convaincre. Les effets plus saignants sont eux par contre réussis, heureusement. Le casting par contre, notamment féminin, n’a jamais peur de faire tomber la chemise, mais honnêtement, ce n’est pas ça qui va relever le niveau du métrage. Un métrage fait par un jeune fan, oui, mais qui n’excuse pas ses trop nombreux défauts. Intéressant donc, mais de là à le conseiller, non.

Les plus

Un peu Scream avant l’heure
Les effets sanglants
La plastique des actrices

Les moins

Laborieux
Jamais vraiment drôle
Souvent maladroit et répétitif
La créature, trop statique

En bref : There’s Nothing Out There, c’est un peu Scream avant l’heure, avec son côté méta, son fan d’horreur qui averti tout le monde du danger. Mais c’est longuet, peu intéressant, jamais vraiment drôle. Intéressant donc pour ce qu’il représente, mais pas terrible en tant que film.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A bit of Scream before Scream
♥ The bloody effects
♥ The actresses are cute
⊗ Bad pacing
⊗ Never really funny
⊗ Repetitive and clanky
⊗ The creature is not scary or funny
There’s Nothing Out There, it’s Scream a few years before, with the meta comment, the horror fan trying to warn everyone of the danger. But it’s long, not that interesting, never really funny. Interesting for what it represents, but not a good film.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Loving movies

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading