Alien: Rogue Incursion – Evolved Edition (2025 – FPS – Playstation 5)

ALIEN: ROGUE INCURSION – EVOLVED EDITION

Sortie : 30 Septembre 2025
Genre : Jeu VR sans la VR
Studio : Survios
Éditeur : Survios
Joué et testé sur : Playstation 5
Existe sur : PlayStation 5, Xbox Series, PC

Synopsis : L’ancienne marines Zula Hendricks et son synthétique Davis se rendent sur la planète Purdan pour retrouver un vieil ami de Zula, Carver. Mais une fois sur place, en plus d’être attaqué par les défenses de la base, ils se rendent comptent que la base n’est pas bien accueillante.

Au départ annoncé en 2022, Alien Rogue Incursion est un jeu conçu pour la VR, initialement sorti sur Playstation 5 et PC en Décembre 2024. A peine un an plus tard, en Septembre 2025, le voilà qui redébarque, totalement refait, sans la VR, pour toucher un plus large public. Un projet qui peut attirer aux premiers abords, puisque contrairement à des jeux comme Aliens Fireteam Elite, nous sommes face à un jeu intégralement solo. Et en plus, le tout est écrit par Alex White, qui n’est pas un inconnu dans l’univers puisqu’il a écrit des romans déjà dans l’univers d’Alien, et qu’il y reprend donc un personnage qu’il connait bien, Zula Hendricks, que le joueur va incarner. Un personnage d’ancien marines qui a tout laissé derrière elle, et qui va se rendre sur une planète pour rendre un service à un ancien ami, Carver, le tout avec l’aide d’un androïde, heureusement libéré de ses obligations envers la compagnie, et donc qui ne nous fera pas faux bond, une première oui dans la saga. Qui dit au départ jeu en VR dit forcément vue subjective, et oui, Alien Rogue Incursion, que ce soit le jeu de base ou sa nouvelle version sous-titrée Evolved est un jeu en vue FPS, qui a assez de charme et de respect pour son univers pour faire plaisir aux fans, malgré quelques défauts, certains gênants, d’autres moins, et qui nous tiendra en haleine environ huit heures… ou plus en fonction de certains bugs. Ce qui est déjà dommage, et ce même si le titre complet du jeu l’annonçait, c’est que ce Rogue Incursion n’est qu’une première partie à l’intrigue. Aucun mal à cela, surtout que le jeu est déjà vendu à moitié prix (30 euros, plus que moitié prix en réalité à l’heure actuelle des jeux à 80 euros), et qu’on le trouve déjà un peu partout en promotion, aux alentours de 20 euros, et que s’il fallait évaluer le prix d’un jeu en fonction du plaisir de jeu, je ne regrette pas l’expérience. Néanmoins le titre se termine sur un gros cliffhanger que j’aurais trouvé assez mal venu car rarement l’impression de ne jouer qu’à la moitié d’un jeu n’aura été aussi grande

Mais revenons au commencement. Rogue Incursion était donc un jeu en vue FPS prévu pour la VR qui débarque en jeu « normal » qui se joue normalement sur une télévision. Est-ce que le jeu et l’expérience voulue, son ambiance, fonctionnent toujours ainsi ? Et bien oui. Dans les faits, la formule n’est pas bien différente d’un Alien Isolation, sauf que l’on a des armes, et que les xénomorphes vont morfler, plus proche donc d’Aliens le Retour de James Cameron que de Alien de Ridley Scott. Après une courte cinématique d’introduction où l’on fait la connaissance de notre héroïne, Zula Hendricks, ancienne marines et son mal de dos qui a une confiance aveugle en Davis 01, son androïde reprogrammé, nous nous écrasons directement sur Purdan, et après une très courte déambulation dans le vaisseau au sol qui nous fait comprendre les commandes du jeu (courir, esquiver d’un bond en arrière, tirer, recharger, réparer des tableaux électriques pour débloquer des portes), les portes s’ouvrent et nous voilà donc sur la planète où se trouve un complexe infesté d’Aliens. Le gameplay est efficace, même s’il garde des traces de son origine VR qui rendent le tout inutilement maladroit. Les sensations de tirs par exemple, sans doute grisantes en VR, sont ici assez étranges, comme si l’on n’avait pas assez de recul comparé à notre puissance de feu. Le pire étant ce gimmick purement VR de pouvoir ramasser tous les objets qui trainent, d’une clé à molettes à un casque d’ouvrier. Totalement inutile dans les faits, là où en VR, cela démontrait un gros moteur physique, et la possibilité pour le joueur de s’amuser (en ramassant un casque et en le mettant sur notre tête). Ici, on a l’impression de voir une feature inutile qui aurait dû quitter le jeu mais se retrouve là, venant parfois semer le doute sur les objets utiles à ramasser et les inutiles. Rien de dramatique, mais il faut le dire.

Ceci dit, les développeurs ont néanmoins bien bossés, puisque pour le reste, en effet, ça a été modifié. Notre soldat recharge son arme dans une animation réaliste alors qu’en VR, le joueur devait faire les mouvements, on se déplace normalement avec le stick et on regarde autour de nous avec ce même stick là où forcément, en VR, c’était le joueur, sa tête et son vrai champ de vision qui étaient en jeu. Du travail en plus a été effectué sur le visuel du jeu, mais aussi sur son framerate, totalement stable, et plus haut que la version VR d’ailleurs. Mais arrêtons de comparer, et que vaut le jeu en tant que tel ? Et bien c’est pas mal du tout. Ces principaux gros défauts viennent bel et bien de sa nature originale de jeu VR, mais il a assez de qualité pour plaire au fan. Déjà car il retranscrit très bien l’ambiance du film de Cameron. Une planète inhospitalière, le vent et le froid dehors, le complexe de la compagnie, ses couloirs mal éclairés, et bien entendu, tous les accessoires qui vont avec, comme le fameux fusil à impulsion et son chargeur de 99 balles (qui descend parfois bien vite), et bien entendu le fameux détecteur de mouvement qui sera parfois votre meilleur ami. Avec la musique du jeu puisqu’elle s’emballe dès qu’un ennemi est proche, et s’arrête dès que le dernier a été plombé. Même dans sa structure, le jeu respecte l’univers et le film de Cameron, puisque l’ensemble joue beaucoup en premier lieu sur l’attente, l’ambiance, avant de se faire plus musclé par la suite, de nous emmener dans un nid Alien et j’en passe. On trouve même le découpeur plasma pour débloquer certaines portes.

Les Aliens eux attaquent, souvent, mais on évite l’aspect grosse vague de certains jeux Aliens récents, ils débarquent plutôt par groupe de deux ou trois, en utilisant les conduits d’aération, sauf à certains moments du jeu plus scriptés où ils seront bien plus nombreux, comme l’attente de l’arrivée d’un ascenseur (ma première mort), l’arrivée dans la réfectoire, ou un moment dans la dernière ligne droite. Et ça fonctionne plutôt bien, il faudra en moyenne une vingtaine de balles par Alien, et le joueur aura d’autres armes à sa disposition au fur et à mesure, malheureusement peu nombreuses, avec le fusil à pompe (l’arme préférée de Hicks), et un étonnement bien puissant pistolet à six coups. C’est peu oui, mais rappelons que le jeu ne dure que huit heures environ, et que dans l’univers d’Aliens, les armes ne sont pas hyper nombreuses, même si on aurait bien apprécié un lance-flammes. Le gameplay en tout cas, sans rien révolutionner, fonctionne bien. Dommage par contre que certains autres moments du gameplay se montrent peu convaincants, comme ces moments de grimpettes à base de QTE avec les touches L2 et R2 (encore un changement pour s’adapter au jeu à la manette, il est vrai). Mais là encore, on chipote, car l’expérience est plus que solide. Malgré une routine qui s’installe (oui, après plusieurs heures à dégommer de l’aliens, on flippe moins pour la prochaine rencontre), Alien Rogue Incursion réussit son pari, il demeure un jeu plaisant à suivre, respectant l’univers, manquant certes de surprise mais bien fichu, graphiquement pour un petit jeu, en termes d’ambiance, de son et musiques. L’ambiance et surtout l’attente est au départ tendue, on a droit aux moments attendus venant de la licence (le nid, les facehuggers, un plus gros Alien sur la fin, des androïdes que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir croire).

En réalité, tous les défauts, que ce soit avec ces QTE pour l’interaction avec certains objets, ou son manque de surprise générale surtout lorsque l’on connait la saga depuis ses débuts, je le pardonne. Ce qui est moins pardonnable, ce sera les quelques bugs, et surtout les bugs bloquants. Lors d’une mission, le jeu envoie le joueur à deux endroits pour récupérer deux objets vitaux pour avancer. Sauf qu’à mon premier essai, la carte m’indique n’importe quoi. Pas grave, je ferme le jeu, je relance la partie, et là, l’objet n’apparaît tout simplement pas dans l’entrepôt où il devait être. Heureusement, le jeu ayant la bonne idée de nous permettre de charger les cinq dernières sauvegardes, je peux revenir en arrière, et tenter de débloquer la situation, faisant enfin apparaître les deux objets nécessaires au bon endroit. Un comble, ce bug existant déjà depuis la version VR, et pouvant potentiellement bloquer le joueur, surtout qu’il arrive à un endroit assez avancé de l’histoire, juste avant de faire la dernière zone du jeu. Ça, je le pardonne beaucoup moins, puisque nous sommes à la fois face à un bug sur l’apparition d’un objet, mais aussi parfois sur un bug d’interface, la carte du jeu étant parfois traitre et mal fichue. Heureusement au final, avec un peu de patience, on peut se débloquer, et la map n’est pas non plus énorme. Et donc, je préférerais retenir le positif de ce Rogue Incursion, malgré son twist final, en espérant que la suite débarque bien en 2026, sinon je risque d’oublier tout ça. Mais pour un jeu à bas prix, au départ en VR, le résultat est plus qu’honorable et m’aura fait oublier les déconvenues de la saga depuis le génial Alien Isolation.

Les plus

L’ambiance d’Aliens le retour
Un passage en jeu classique (à la manette, sur TV) souvent bon
L’ambiance sonore et visuelle
Une aventure courte et rythmée
Au début, assez tendu

Les moins

Forcément pas de grandes surprises
Des bugs chiants
Des éléments maladroits venus de la VR

En bref : Cette version sans la VR de Alien Rogue Incursion fonctionne et fera clairement plaisir aux fans. L’ambiance du film de Cameron est là, la tension au départ présente, et l’aventure, bien que manquant de grosses surprises, ne dure pas trop longtemps pour qu’on lui en veuille. En vrai, c’est du boulot plutôt solide, à défaut de marquer.

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