Titre Original : The Rip
2026 – Etats Unis
Genre : Policier
Durée : 1h53
Réalisation : Joe Carnahan
Musique : Clinton Shorter
Scénario : Joe Carnahan
Avec Matt Damion, Ben Affleck, Steven Yeun, Teyena Taylor, Catalina Sandino Moreno, Sasha Calle, Kyle Chandler, Scott Atkins et Nestor Carbonell
Synopsis : La méfiance s’installe au cœur d’une équipe de flics de Miami après la découverte de millions en cash dans une planque abandonnée. À mesure que se répand la nouvelle de l’ampleur de la saisie, plus personne ne sait quoi penser… ni à qui se fier.
Quand le premier métrage que l’on voit de l’année en cours est un polar à l’ancienne parfaitement rodé et hautement divertissant, il y a de quoi être content. Oui, je le dis d’entrée de jeu, malgré ses défauts, j’ai beaucoup aimé The Rip, le dernier métrage de Joe Carnahan débarqué directement sur Netflix le 16 Janvier. Le film, produit et interprété par les amis dans la vraie vie que sont Matt Damon et Ben Affleck, me faisait de l’œil déjà avec son casting 4 étoiles, puis le combo avec le réalisateur et le genre choisit. Ce qui est plus surprenant, c’est de voir que The Rip est un polar quasiment tout en tension, alors que la présence de Joe Carnahan à la mise en scène laissait présager un film beaucoup plus musclé. Surtout qu’en plus, il écrit le scénario. Mais la surprise fut plus que positive. Dans The Rip donc, nous suivons une équipe loin d’être soudée, une équipe de la police de Miami qui s’occupe des saisies de drogue, en particulier de l’argent venant des trafics de drogue. Et quand l’aventure commence, l’équipe n’est pas forcément zen, puisque Jackie, une des capitaines, a été assassinée, et que du coup, le FBI enquête pour savoir si quelqu’un au sein de l’équipe pourrait bien être le coupable. D’entrée de jeu, entre son ambiance sombre, sa photographie qui l’est tout autant (signée Juanmi Azpiroz, déjà directeur de la photo sur les précédents métrages du réalisateur, qu’ils soient bons comme mauvais) et le défilé de têtes connues au casting, nous sommes aux anges. Car dans l’équipe, on a forcément le duo constitué de Matt Damon (Jason Bourne) en lieutenant et Ben Affleck (Gone Girl) en sergent détective, mais aussi Steven Yeun (Mayhem, The Walking Dead), Teyena Taylor (Une Bataille après l’Autre) et Catalina Sandino Moreno (Ballerina, Silent Night), mais face à eux, on a aussi Scott Adkins en agent du FBI et accessoirement frère du sergent, ou encore Kyle Chandler en agent de la DEA. Oui, il y a du bon monde, et une fois l’intrigue lancée avec une perquisition dans une maison paumée, Sasha Calle (The Flash) rejoint le casting.
Et c’est dès l’entrée dans la maison que le vrai film commence, un huis clos sur une seule nuit dans la maison, avec trahisons, doutes, coups de bluffs, coups de pressions aussi. Car quand on a possiblement un tueur et une taupe dans l’équipe, et que l’argent dans la maison se compte en millions, on est loin d’un petit coup (The Rip donc, en VO). Immédiatement, tout le monde doute de tout le monde, qui pourrait bien vouloir voler l’argent, qui a le plus de raisons de le faire, qui essaye de s’éclipser loin des regards des autres. Chacun peut avoir sa motivation dans l’univers de The Rip, où les flics galèrent à survivre à la fois au boulot et à la paie minable à la f in du mois, où certains ont des traumas profonds, ou peuvent vouloir se venger d’une chose ou d’une autre. Et pendant un peu plus d’une bonne heure, The Rip ne sort quasiment jamais des murs de la maison, misant donc intégralement sur son scénario et sur son casting pour lui donner vie à l’écran. La bonne nouvelle, c’est que dans les deux cas, ça fonctionne. Le scénario est bien ficelé et n’essaye pas de se la jouer plus malin que le spectateur qui lui, s’il est attentif, comprendra où cela va l’emmener. On pourrait dire que oui, l’identité des méchants de l’intrigue, l’un d’entre eux en tout cas, est assez évidente, surtout que dans sa structure et ses personnages, le métrage semble clairement être un film à l’ancienne, où les bons flics sont vraiment bons et les mauvais sont vraiment mauvais et ne reculeront devant rien. Et quand il le faut, ça se tape sur la gueule, évidemment, pour prouver qu’on est un homme, un vrai. Et ça fait du bien de revoir ce genre de divertissement, surtout bien emballé et avec un budget confortable (oui, le casting a dû prendre au moins la moitié du budget). Et donc oui, le casting, il est excellent, chacun est crédible dans son rôle, et c’est ça aussi qui rend ce jeu du chat et de la souris aussi prenant, voire parfois, assez jubilatoire osons le mot.
On se prend au jeu quoi qu’il arrive. Mais comme rien n’est parfait, il faut bien dire les choses, The Rip a des défauts. Certains évidents, d’autres à modérer, et certains personnels. Car oui avoir Scott Adkins au casting et ne même pas lui faire donner une droite, c’est triste ! Même lorsqu’il n’a qu’un petit rôle et quelques scènes, il montre généralement ses talents (John Wick 4, IP Man 4, que des quatre en fait), mais ici, non, il a un rôle d’agent du FBI sérieux, et des dialogues. Il reste crédible ceci dit, mais ce choix surprend. Plus gênant pour certains, il y a la partie action du métrage, et donc, son final, qui semble beaucoup plus brouillon, à la fois dans sa mise en image que dans son montage qui alterne deux scènes à la fois. Et c’est vrai, c’est brouillon, même si ce côté brouillon, qui donne un côté sur le vif, on peut aussi le justifier vu la tension qui ne demandait qu’à exploser sans forcément réfléchir pendant 80% de la durée du métrage. Choix de mise en scène de la part de Carnahan donc ? Tout à fait possible, car encore une fois, il a eu les moyens de ses ambitions pour le projet. Toute cette dernière partie est bien plus prévisible également, puisque tous les pions sont placés, et que l’on sait très bien comment tout va finir. Mais tout ça, ça ne m’a pas du tout dérangé. Ce n’est peut-être pas le meilleur film du réalisateur, ni le même du duo Matt Damon et Ben Affleck, mais c’est un très solide polar où la tension fonctionne, et quand c’est l’élément principal, c’est tout bon donc.

Les plus
Un film souvent tendu
Un scénario malin que l’on prend plaisir à suivre
Un casting parfait
Du divertissement à l’ancienne, sans fioritures
Une ambiance souvent sombre
Les moins
L’action, rare mais brouillonne
Un final hautement prévisible
En bref : The Rip est un polar imparfait certes, mais tout en tension, réussi niveau ambiance, atmosphère, scénario et casting, et qui donc se savoure comme un bon gros divertissement à l’ancienne qui fait bien plaisir.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ A tensed movie ♥ A clever script, nice to follow ♥ A perfect cast ♥ An old school entertainment ♥ A dark mood |
⊗ The action is rare, and a big messy ⊗ Predictable ending |
| The Rip is an imperfect thriller yes, but filled with tension, nicely done, with good atmosphere, script and cast, and it’s an old school entertainment totally enjoyable. | |


















