Titre Original : Mindhunters
2004 – Etats Unis
Genre : Policier
Durée : 1h46
Réalisation : Renny Harlin
Musique : Thomas Kantelinen
Scénario : Wayne Kramer et Kevin Brodbin
Avec Kathryn Morris, LL Cool J, Jonny Lee Miller, Patricia Velasquez, Clifton Collins Jr., Elon Balley, Will Kemp, Val Kilmer et Christian Slater
Synopsis : Les stagiaires du programme de profilage psychologique du FBI doivent mettre leur formation en pratique lorsqu’ils découvrent un tueur parmi eux.
Je n’avais, en toute honnêteté, jamais entendu parler de Mindhunters avant 2026 et une petite vidéo youtube en parlant, et m’ayant donné envie de lui donner sa chance. Je ne connaissais pas ce film de Renny Harlin, ou alors j’en avais peut-être entendu parler à l’époque, mais ne portant pas le réalisateur dans mon cœur, j’étais passé à côté jusqu’à en oublier l’existence. Pourtant, et même si je n’ai pas tout vu, j’aimais bien Renny Harlin, en début de carrière du moins, avec des séries B solides comme Prison et Le Cauchemar de Freddy, et des films d’action peu subtils mais qui font clairement le job, comme Die Hard 2 et Cliffhanger. Mais c’est après que ça a commencé à se gâter, avec Deep Blue Sea (Peur Bleue) que j’adorais à l’époque, beaucoup moins aujourd’hui, Driven avec Stallone qui était incroyablement mauvais, son Exorciste Au Commencement bricolé dans l’urgence et souvent ridicule, ou encore son Cleaner que j’avais trouvé incroyablement ennuyeux. Au début des années 2000, j’avais totalement lâché sa carrière, mais avoir loupé son film Hercules avec Dwayne Johnson ne m’empêche pas de dormir. Et ce même si j’avais trouvé sympathique son found footage The Dyatlov Pass Incident sur une histoire vraie toujours énigmatique de nos jours, à tel point qu’elle a donné des jeux vidéo aussi (Kholat). Bref, tout ça pour dire que j’ai vu Mindhunters, appelé aussi à l’époque Profession Profiler, et que c’était au final un peu dans la mouvance de ce que faisant Harlin à l’époque. Pas parfait, avec un scénario qui a quelques facilités ou moments improbables, quelques effets de style discutables aussi, mais un film sérieux, fait avec le cœur, et doté en prime d’un bon gros casting comme on aime. Tout ça pour une intrigue qui rappelle fortement le D-Tox avec Stallone qui avait floppé comme pas possible à la même époque (et que j’aime bien perso).
Les ressemblances sont grandes, puisqu’ici aussi, nous suivons une équipe de flics, enfin, agents du FBI en formation ici, qui se retrouve isolé et coupé du monde alors que tout le monde meurt petit à petit, car un tueur se cache parmi eux. Un peu comme si les studios avaient balancé une idée, que plusieurs scénaristes chacun de leur côté aurait écrit sur cette même base, et que ça aurait donné deux films assez semblables, bien que différents niveau personnages, identité du tueur et les petits détails. Mais oui, Mindhunters au final, c’était plutôt sympathique. Déjà car nous sommes là face à un thriller bien rodé comme le début des années 2000 aimait encore nous en donner, et qu’avec Harlin à la mise en scène, on se doute bien que les techniques du tueur seront loin d’être subtiles, et en effet, il n’y va pas avec le dos de la cuillère, les corps étant souvent découpés, électrocutés, explosés et tout un tas d’autres joyeusetés. Et à une époque où beaucoup trop de films semblent trop propres sur eux, revenir à ces temps bénis fait du bien. Ensuite car malgré quelques fausses notes stylistiques, Harlin livre une copie visuelle qui a de la gueule, tient la route assez souvent, en plus d’avoir quelques idées de pure mise en scène sympathiques par endroit, et même quelques effets de montage agréables à l’œil pour passer d’une scène à l’autre. C’est visuellement attractif, bien fichu, et ça donne au récit un côté très fluide, et toujours en mouvement, alors que l’ensemble se déroule finalement sur une minuscule île, et même en grande partie dans un seul bâtiment. Et puis évidemment, il y a son casting, qui réunit à l’écran pas mal de stars de l’époque et quelques gueules bien connues des amateurs de séries B. L’équipe est composée de Kathryn Morris (vue chez Spielberg avec IA et Minority Report, et plus récemment dans Bone Tomahawk), Patricia Velasquez que les gens de mon âge connaissent pour son rôle dans La Momie en 1999 et sa première suite, Jonny Lee Miller (Trainspotting et sa suite), Clifton Collins Jr. (Truman Capote, le reboot de Star Trek) et Christian Slater juste avant qu’il ne plonge dans les tréfonds du cinéma dès l’année suivante (Alone in the Dark)…
Puis on a aussi au casting un flic rejoignant l’équipe avec LL Cool J, que Harlin avait déjà dirigé dans Peur Bleue, et qui gagne ici le prix de la réplique la plus bad-ass du film (We know his weakness : bullets !), et que l’équipe est dirigée par Val Kilmer à une époque où il enchainait ce genre de films. Un casting très solide en soit. Et pour le reste ? Si le scénario paraît aujourd’hui très classique, avec ce tueur qu’il faut découvrir et qui tue en se servant des faiblesses du reste du casting, l’ensemble se suit avec plaisir, avec quelques morts donc bien graphiques à la clé. C’est vraiment de la série B bien rodée, dont mon seul vrai reproche seront les quelques effets de styles typiques du réalisateur, et même de l’époque en réalité, et qui en font constamment un peu trop, venant par moment presque parasiter le récit et les événements. C’est clairement dommage, surtout que le film contient certains de ses effets dès le début. Et ça devient lourd quand arrive l’heure des révélations. Et ces choix, autant scénaristiques que stylistiques, ont pour la plupart aidés dans la réception critique assez faible du métrage à sa sortie. Sans doute qu’avec le recul et 22 ans de retard, je préfère juste en garder le bon, cette petite série B parfois bourrine et peu subtile mais qui fait bien le boulot. Parfois, il n’en faut pas plus après une éreintante journée de travail ! Mais ça n’invisibilise pas ses défauts évoqués, ainsi que ses facilités, car par moment, certaines situations sont un peu grosses.

Les plus
Un jeu de massacre divertissant
Une série B bourrine et solide
Parfaitement rythmé
Ce casting de têtes qu’on apprécie tous
Les moins
Des facilités d’écriture et moments improbables
Des effets de styles discutables
En bref : Renny Harlin livre avec Mindhunters un thriller dans la mouvance de D-Tox, et malgré ses gros défauts (et ses gros sabots), c’est un divertissement qui fait clairement le job, pas subtil pour un sous, mais on ne l’attendait pas sur ce terrain-là.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ An entertaining massacre ♥ An explosive B movie ♥ Good pacing ♥ So many actors we like in the cast |
⊗ Some parts are predictable, or cheesy, or too obvious ⊗ Some stylistic effects in the editing… too much of them |
| With Mindhunters, Renny Harlin delivers a thriller like D-Tox, and despite some flaws, it’s a competent thriller, not subtle (at all), but we didn’t expect that from the film anyway. | |




















