Titre Original : The Da Vinci Code
2006 – Etats Unis
Genre : Thriller
Durée : 2h29
Réalisation : Ron Howard
Musique : Hans Zimmer
Scénario : Akiva Goldsman
Avec Tom Hanks, Audrey Tautou, Ian McKellen, Jean Reno, Paul Bettany, Alfred Molina, Jürgen Prochnow, Jean-Yves Berteloot, Etienne Chicot et Jean-Pierre Marielle
Synopsis : Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l’étude des symboles, est appelé d’urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles… Avec l’aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l’enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire…
Je n’avais jamais vu l’adaptation de Da Vinci Code. Je n’ai pas lu les romans de Dan Brown non plus d’ailleurs. Je n’ai rien contre Ron Howard, j’apprécie énormément certains de ses films, que ce soit dans les années 80 (Cocoon), les années 90 (La Rançon), les années 2000 (Un Homme d’Exception) et même récemment (Eden). Il ne livre pas toujours des grands films, loin de là, mais au moins, il a toujours ce savoir-faire de vieil artisan de la vieille école, et donc du coup, assez éloigné du côté très cynique de l’industrie actuellement. C’est sans doute d’ailleurs ça qui a fait qu’un bon dimanche comme ça, alors qu’il pleuvait, je me suis dis qu’il était temps de franchir le pas. Je ne connaissais pas vraiment l’intrigue, je ne connaissais en réalité rien, sinon que Ron Howard réalisait, que Tom Hanks et Audrey Tautou jouaient les rôles principaux, et que ça adaptait un roman à succès, ce qui donna, vu le succès du film, une trilogie. Et aie, après vision, en regardant un peu ci et là, voilà que je tombe sur les avis de la presse française à l’époque de la sortie du film. Da Vinci Code s’est littéralement fait défoncer par quasiment tout le monde, à l’exception de l’écran Fantastique, et du Parisien avec un avis nuancé. Pour les autres, c’est simple, le métrage s’est fait incendier, Ron Howard et les acteurs aussi. Bon après, quand on voit que certains disent qu’Apollo 13 est le seul film intéressant du réalisateur, on se dit qu’on ne regarde pas forcément les films de la même manière. Et donc, mon avis ? Bon, certes, Da Vinci Code n’était pas un grand film, il souffre de gros défauts, dont certains gros comme une maison, bien évidents, mais il garde malgré ses tares un certain facteur divertissant qui est, après tout, ce qu’on lui demandait.
Et ce qui m’aura surpris dans le bon sens du terme en tout cas, c’est de voir que pour adapter le roman, les studios n’ont pas fait semblant. Hans Zimmer à la musique, Howard à la réalisation donc, Hanks et Tautou dans les rôles principaux, mais à côté d’eux, on trouve aussi Jean Reno en flic, Jean-Pierre Marielle qui vient faire coucou quelques minutes, Alfred Molina en homme d’église et ce bon vieux Ian McKellen. On se serait par contre très certainement passé d’Akiva Goldsman au scénario, l’homme ayant un CV allant du meilleur (Un Homme d’Exception) au pire (Batman & Robin), avec une certaine tendance à revenir très souvent au pire (Perdus dans l’Espace, I Robot, Je suis une Légende, Divergent 2, Rings, Transformers 5, La Tour Sombre). Alors oui évidemment, sur des productions aux budgets pharaoniques, le scénariste est bien plus souvent à la solde des studios, et les scénarios sont réécris des dizaines de fois pour plaire les goûts et les couleurs de dizaines d’exécutifs qui n’y connaissent rien en cinéma (mais qui aiment l’argent), mais tout de même. Et en parlant d’argent, Ron Howard a eu un budget bien confortable pour le film, 125 millions. Bien rentabilisés vu le box-office mondial de 800 millions. Et en réalité, il fallait bien ça, pour un film qui a été tourné en France, en Angleterre, avec un gros casting, quelques cascades, une durée conséquente, et qui ne se moque pas de nous en allant réellement filmer sur place, dans des lieux historiques et des lieux publics, comme donc, pour la première demi-heure, Le Louvre (et rien que ça, ça a dû coûter au moins un rein ou deux aux producteurs). Da Vinci Code, c’est donc un film d’enquête. Un meurtre a lieu, le grand Robert Langdon (Tom Hanks), détective à ses heures perdues, débarque, et va avoir l’aide de Sophie Neveu (Audrey Tautou), et ils vont ensembles résoudre des énigmes, suivre des indices, tout ça pour arriver à l’indice suivant, et parfois, ils auront l’aide de quelques autres personnages, comme Leigh Teabing (Ian McKellen) ou Andre Vernet (Jürgen Prochnow), tandis que le capitaine Bezu Fache (Jean Reno) les traque, pour le compte d’un religieux, Manuel (Alfred Molina), qui envoie lui-même un tueur sur place (Paul Bettany). Et Da Vinci Code, ça se regarde.
C’est assez bien rodé visuellement, la musique de Hans Zimmer en fait parfois des caisses mais reste jolie pour l’oreille, le casting est un grand plus c’est indéniable. L’aspect complot et religieux du film, qui avait beaucoup fait parler à l’époque, ne me dérange aucunement, et quelques scènes sont, dans la limite du possible, assez graphiques pour du blockbuster avec un aussi gros budget (voir Paul Bettany se flageller en gros plan, avec grosses plaies dans le dos, jambe tremblante, c’est réaliste). Mais Da Vinci Code n’est jamais plus que ce petit divertissement plutôt bien rodé, la faute à plusieurs éléments. Il y a la durée, déjà, car 2h30, c’est long, et vu certains éléments du film, oui, ça paraît long. Car voir des personnages tenter de résoudre des énigmes, alors ça fonctionne peut-être en roman où le lecteur a sa vision des choses, impose son propre rythme à l’aventure, et ça fonctionne évidemment en jeu vidéo où l’on est actif, mais voir ça en film, ce n’est pas toujours idéal. Surtout qu’ici, nous ne sommes pas dans l’aventure et les gros indices façon Indiana Jones, ou pour rester dans le début des années 2000, Benjamin Gates et ce cher Nicolas Cage. Non, parfois, les personnages se retrouvent à devoir deviner des codes, à ouvrir une boite avec des combinaisons spécifiques, et à l’écran, ce n’est pas toujours exaltant. Bon, le bon point pour moi du coup, c’est que si je décide de continuer la trilogie, chaque opus dure moins longtemps que le précédent, comme si Ron Howard apprenait de ses erreurs. Et en réalité, c’est tout ce qu’il y a à dire sur le métrage. Divertissant, jamais exceptionnel, tout juste bon, mais pas mauvais. Sans doute que les attentes à l’époque pour l’adaptation, ou une certaine hype pour le casting auront joués un mauvais tour au métrage de Ron Howard. Néanmoins, avouons que cela reste un de ses métrages les plus faibles.

Les plus
Une mise en scène propre…
Jolie musique de Hans Zimmer…
Un bon gros casting international
L’idée des énigmes, complots et sujets religieux
Les moins
Mais une mise en scène sans génie
Mais la musique en fait parfois trop
2h30, bien trop long
Des énigmes pas toujours palpitantes en soit
En bref : Da Vinci Code n’est ni la bouse vendue par la presse, ni un chef d’œuvre incompris. Juste un petit film divertissant bien que bourré de défauts de la part de Ron Howard.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ Visually, it’s strong… ♥ Nice music from Zimmer… ♥ A good international cast ♥ The idea of puzzles, plots and religious subjects |
⊗ …But without genius ⊗ …But the music tries to do too much at times ⊗ 150 minutes, too long ⊗ The puzzles are not always interesting to watch |
| The Da Vinci Code is not the worst film ever like the press told us, or a secret masterpiece. Just a little entertaining movie, with lots of flaws. | |




















