CLASS OF NUKE’EM HIGH de Lloyd Kaufman et Richard W. Haines (1986)

CLASS OF NUKE’EM HIGH

1986 – Etats Unis
Genre : Troma
Durée : 1h25
Réalisation : Lloyd Kaufman et Richard W. Haines
Musique : Ethan Hurt et Michael Latlanzi
Scénario : Richard W. Haines, Lloyd Kaufman, Mark Rudinitsky et Stuart Strutin

Avec Janelle Brady, Gil Brenton, Robert Prichard, Pat Ryan et Gary Schneider

Synopsis: A Tromaville, une fuite de produit radioactif vient d’éclater dans la centrale nucléaire. Le directeur nie en bloc toute fuite. Non loi de là se dresse le collège de la ville, où des événements étranges se produisent. Une bande de punk sème la terreur tandis qu’un étudiant modèle se suicide. La bande de punk commence alors à vendre de l’herbe, dont les plantations ont étés contaminées par la fuite.

Un an après le succès du premier Toxic avenger, la firme Troma, dirigée par Lloyd Kaufman et Michael Herz, remettent ça, avec le premier épisode de Class of nuke’em high, Atomic College en France. Et ces deux séries de films, si elles s’avèrent toutes deux très inégales, sont les deux séries les plus connues de la firme. Ce premier épisode est en tout cas un petit bijou, il est avec Toxic avenger ce qui se fait de mieux chez Troma dans les années 80. Un concentré de personnages stupides et de situations délirantes, des monstres, du gore, de l’humour. Le tout dans la joie et la bonne humeur. Tout ce qui fait le charme des productions Troma est bel et bien présent : scénario risible, mauvaise interprétation générale, effets spéciaux allant du passable au mauvais, bande son rock des années 80 jouissive, autant d’ingrédients qui pourrait faire un mauvais film, mais qui, entre les mains du père Kaufman, se transforme en bombe atomique.

Le film se déroule donc dans le collège de Tromaville. Ville crée pour l’occasion de Toxic avenger. Une histoire classique, et invraisemblable. Un gang vend de la drogue, qui pousse dans l’enceinte même de la centrale nucléaire de la ville. Les joints qu’ils vendent sont donc contaminés, et nos deux personnages principaux, Warren et Chrissy, vont y gouter. Outre des hallucinations débiles (poitrines et ventres qui grossissent, force surhumaine pour Warren), cela va augmenter leur appétit sexuel. Film Troma oblige, le sexe à une large importance dans le film, les 3 ingrédients clés étant sexe, humour et gore. Ainsi, nos héros passeront enfin à l’acte grâce à cette drogue. Cool comme concept ? Troma ne se prend pas au sérieux, et c’est la raison pour laquelle le film devient fortement appréciable. On pardonne alors tous les défauts pour aller de délire en délire. Ainsi, entre bastons filmées avec les moyens de bord, passages trashs, on ne s’ennui jamais. On pourra voir des corps se liquéfier, des filles vomissant un monstre dans les toilettes, monstre qui grandira pour devenir géant, émeute dans l’école, le foutoir est général pour notre plus grand plaisir.

On pourra reconnaître en passant une partie du casting de Toxic Avenger, dont le directeur de la centrale, le chef du gang de punk et un de ces acolytes. L’humour reste le même que dans le film précité, léger, agréable. Du Troma période année 80, bien loin des délires ultra gore et trash de leurs derniers films, comme Toxic 4 et Terror firmer (excellents au passage). Le film n’est pas si gore que ça contrairement aux autres de la firme, mais le mélange est bien délirant, et les effets parfois plutôt pas mal (le gros monstre). La sauce prend, encore une fois.

Les plus
Du Troma made in 80
Rythmé, drôle et gentiment sanglant
Le monstre final
Les moins
Qui dit Troma dit pas toujours bien joué
Pas si gore que ça

En bref : Un excellent Troma. Humour, sexe, hémoglobine, tout pour faire plaisir dans un foutoir jouissif.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *