KOKKURI SAN: GEKIJÔ BAN de Nagae Jirô


KOKKURI SAN: GEKIJÔ BAN

Titre original : こっくりさん 劇場版
2011 – Japon
Genre: Fantastique
Réalisation : Nagae Jirô
Musique: 
Scénario :  Nagae Jirô

Avec Suzuki Mariya, Kataoka Asuka, Umemoto Shizuka, Yamagata Keisuke et Gôta Nana

Synopsis : Eri est une lycéenne comme les autres. Un jour en rentrant des cours, elle trouve le cadavre de sa mère, dans des conditions physiques étranges, le visage brûlé, défiguré. Peu de temps après, alors en période de deuil, Eri reçoit la visite d’un homme, Kôji, qui lui apprend que son père vient de mourir dans des circonstances identiques, et que les deux allaient à l’époque à l’école ensembles. Alors que le mystère s’épaissit, tout semble être lié à la légende de Kokkuri San, un esprit que l’on invoque.

Le réalisateur Nagae Jirô est un très honnête artisan, faisant ce qu’il peut, avec en général très peu. La preuve cette année avec son Kotsutsubo, pas parfait, mais bourré d’idées et doté d’une bonne ambiance, et avec en prime 4 idoles dans les rôles principaux, venant de groupes aussi divers que AKB48, Idolling !!! et j’en passe. Un an auparavant, avec moins d’idoles, un budget déjà ridicule mais toujours autant d’idées et de volonté, il nous livrait ce Kokkuri San : Gekijô Ban. Donc en tête de question, on trouve… une idole, Suzuki Mariya, une chanteuse du groupe AKB48. Vu le nombre d’idoles dans le groupe au fur et à mesure des années, difficile de toute les connaître (surtout quand on n’y fait pas vraiment attention), mais bon, si le DVD le dit, c’est que c’est vrai ! La jeune demoiselle joue donc le rôle de Eri, une jeune lycéenne en jupe courte, comme c’est souvent et même toujours le cas.. Dés le début du métrage, on comprend que comme pour son récent Kotsutsubo, le film va tenter de planter une ambiance et que les vraies scènes de trouilles vont se faire rare.

Ce qui n’est au final pas plus mal car les scènes de trouilles sont finalement assez peu nombreuses et surtout pas les plus réussies du métrage. Après une présentation du personnage et de l’environnement scolaire (enfin, quelques profs et quelques élèves, qui invoquent souvent en classe Kokuri San), on rentre dans le vif du sujet, assez classique. Une malédiction frappe certaines personnes, dont Eri, une malédiction ayant un rapport  avec Kokkuri san et s’encrant dans la jeunesse des personnages, avec un secret les reliant. Rien de bien surprenant vous me direz, mais le réalisateur soigne son ambiance et sa mise en scène, rendant son film prenant et très agréable à suivre, malgré ses défauts et simplicités. Le rythme du métrage, à part quelques scènes un peu longuettes, est plutôt bien géré, et on ne s’ennui jamais vraiment, ce qui est déjà un bon gros point pour lui. La mise en scène est soignée, Nagae Jirô, avec le peu que j’ai vu de lui, prouve qu’il sait diriger ses actrices, peu importe d’où elles viennent, et a un sens du cadrage plutôt bon. C’est carré, sans fausses notes, et la photographie du film plutôt jolie. Ouais c’est sur, ça ne mérite pas un prix en festival, mais c’est agréable à l’œil et bien torché.

Suivant une intrigue classique mais bien torchée (le classique, si c’est bien fait, ça dérange pas), l’intrigue va se révéler petit à petit à l’aide de quelques flashbacks sympathiques, et à coup d’apparitions fantomatiques assez originales certes, mais pas toujours réussies la faute à des effets spéciaux pas toujours au top. Kokkuri San semble être derrière tout ça, et il va falloir l’invoquer pour avoir quelques réponses. Pour ceux qui se demandent, vous avez déjà surement vu ça dans des films. Une feuille de papiers avec des syllabes écrites dessus, une pièce, on pose son doigt dessus, et on pose des questions. La pièce bouge pour former les réponses. Dans le métrage en tout cas, ça ne se passe jamais comme prévu, les spectres étant plutôt de mauvaise humeur. C’est ce qui arrive aussi quand on les appelle en plein milieu de la nuit ! Eri, avec l’aide de sa professeur, Yamamoto, va enquêter sur tout cette histoire et sur Kokkuri san, et le réalisateur nous offre quelques grands moments. Le final du métrage, se déroulant dans une école, de nuit, sera une grande réussite, et nous permettra de quitter le métrage sur une note plus que positive, ce qui est un très bon point. On sait depuis le temps qu’un bon film avec un final foireux nous laisse sur une très mauvaise impression. Ici, on préfère garder le bon et oublier le mauvais, d’autant plus que le film ne dure que 1h19, ce serait dommage de se prendre la tête.

11

Les plus:

Une bonne ambiance

Correctement emballé

Les moins:

Quelques effets spéciaux pas top

Des défauts de rythme

En bref: Kokkuri San n’est pas exceptionnel, mais rempli sa part du contrat. Il divertit, il est correctement emballé et a de bonnes cartes en mains. A défaut d’être un génie, Nagae Jirô est un honnête artisan à suivre.

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