THE MANGLER de Tobe Hooper


ManglerTHE MANGLER

Titre original : The Mangler
1995 – Etats Unis
Genre: Horreur
Réalisation : Tobe Hooper
Musique: Barrington Pheloug
Scénario :  Tobe Hooper et Stephen David Brooks d’après une nouvelle de Stephen King

Avec Robert Englund, Ted Levine, Daniel Matmor, Jeremy Crutchley et Vanessa Pike

Synopsis : Des ouvrières du textile sont victimes d’une essoreuse géante possédée par un esprit diabolique. Le gérant de la boite n’a que faire des incidents, et l’entreprise continue de tourner.  Un inspecteur de police, un peu paumé, va tenter de mettre un terme à toute cette histoire, aidé par son frère, connaisseur en sciences occultes.

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En 1995, alors que son dernier travail était pour la télévision, avec le téléfilm Body bags, qu’il co-réalise avec le grand John Carpenter, Tobe Hooper revient dans le cinéma avec The Mangler. Un projet original avec des noms à en faire baver chaque spectateur fan de cinéma de genre. Tobe Hooper à la réalisation donc, dont on ne préférera garder en mémoire que ces deux premiers métrages afin de garder espoir (Massacre à la tronçonneuse et Le crocodile de la mort), Robert Englund (la saga des Freddy, ou Le Crocodile de la mort déjà de Hooper) dans le rôle du grand méchant et Stephen King, que l’on ne présente plus, pour la nouvelle de base. Bref, des noms connus et reconnus, tout ce qu’il faut pour nous fournir une honnête série B comme on en a vu des tas. Mais comme on le savait depuis pas mal de temps, on ne pouvait faire véritablement confiance à Hooper, qui enchaînant film très mauvais, films mauvais, et films médiocres et chiants. The Mangler se situe dans la première catégorie, celle des plus mauvais de son auteur (qui avait déjà fait quelques années plus tôt Night terrors, encore plus mauvais, c’est dire !) Le véritable soucis du film, c’est que rien ne tiens debout, rien ne passionne, tout est traité avec sérieux, alors que tout semble risible.

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L’histoire en elle-même ne tient pas debout dés le départ, même si toute sorte d’objets commencent à être possédés depuis pas mal de temps au cinéma, et un peu partout. Dans les années 80, on avait eu l’ascenseur tueur, et maintenant, en 1995, nous avons droit à l’essoreuse qui tue. Il fallait oser, c’est maintenant chose faite. La nouvelle de base de Stephen King n’était déjà pas géniale et d’une grande crédibilité, mais le film dépassera tout ce que l’on pouvait attendre de lui en plongeant dans le débile et en accumulant les absurdités comme peu de films se le permettent (quoi que… Nu Image existe maintenant, et Tobe Hooper à travaillé pour eux déjà…). Le début commençait pourtant plutôt bien, avec du sang, et une mort assez saignante, une vieille dame passant dans la machine et en ressortant en petits morceaux. Mais ce point de départ permettra à l’œuvre de mettre en avant tous ses points faibles, et ils sont nombreux. Robert Englund en grand mutilé, ses jambes de métal et marchant avec des cannes, salopard de première comme souvent, n’est pas crédible pour un sous, et Ted Levine dans le rôle de l’inspecteur chargé de l’enquête, au bord de la dépression, semble très peu concerné par son rôle. Mais de ce côté, la palme des personnages reviendra au photographe, personnage peu présent et peu charismatique, dont le déroulement de l’histoire tentera d’en faire un personnage sympathique et intéressant (ce qu’il n’est pas) mais surtout, la grosse palme revient au frère du héros, Marc, glandeur passionné par les sciences occultes qui déterminera très tôt que la machine est possédée par le diable.

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Le tout est ridicule, et Hooper s’acharne à tourner cette histoire de possession risible et de pacte entre l’homme et la machine de manière sérieuse, alors que rien ne tient debout. Assumer le statut complètement Z, fauché, et ridicule de l’œuvre aurait pu jouer en sa faveur, mais ce n’est pas le cas. Bien au contraire, c’est tout l’inverse, tandis que l’histoire, co-écrite par Hooper lui-même, ira beaucoup plus loin dans le délire. Et oui, l’essoreuse tueuse n’agit pas seule, puisqu’elle sera accompagnée d’une glacière, possédée, elle aussi. Ayant sans doute trop regardés de films de possessions et d’exorcistes, l’équipe poussera le bouchon une ultime fois plus loin en tentant d’exorciser l’essoreuse à l’aide d’eau bénite et de paroles divines… Le film nous surprendra sans arrêt, franchissant un pas de plus dans la bêtise à chaque instant, pour faire de The Mangler un film inoubliable, dans le mauvais sens du terme.

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4

Les plus:

Quelques moments rigolo

Les moins:

Tobe Hooper filme tout sérieusement

Incroyable de connerie

Rien ne vient rattraper le carnage

En bref: Totalement ridicule, et pourtant tourné avec sérieux, aucun élément ne viendra rattraper ce qui précède, et le film s’enfonce dans le ridicule tout le long, entre son essoreuse possédée, sa glacière possédée, ses acteurs inexistants et son exorcisme passionnant.

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