FUDOH 3: REVENGE OF FUDOH (極道戦国志 不動3) de Fukuoka Yoshihiro (1998)

FUDOH 3: REVENGE OF FUDOH

Titre original : Gokudô Sengokushi : Fudô 3 – 極道戦国志 不動3
1998 – Japon
Genre : Policier
Durée : 1h14
Réalisation : Fukuoka Yoshihiro
Musique : –
Scénario : –

Avec Takano Kenji, Natsume Rei, Imamura Rie, Takeuchi Riki et Tanihara Shosuke

Synopsis : Fudoh, aidé par son gang, va tout faire pour tuer une bonne fois pour toute Nohma. Mais rapidement, les filles du gang sont toutes éliminées par le gang de Nohma.

Fudoh 2 nous abandonnait sur une fin ouverte, et ce troisième et dernier opus reprend pile là où l’histoire s’était arrêtée. Non, non pas sur le rire de Takeuchi Riki, mais bel et bien sur Fudoh en plein combat au sabre. Les nouveaux personnages sont développés, l’action est là, Fudoh peut aller sur le devant de la scène, la vengeance peut s’accomplir enfin, sauf qu’en fait, pas du tout. Car le combat s’arrête après deux coups faute de budget… Ou de talent. Ou tout simplement pour amener quelque chose de nouveau, qui ne fonctionnera jamais vraiment. Ainsi, Fudoh va recruter des hommes afin de tuer Nohma une bonne fois pour toute, et son personnage reprend donc enfin un peu d’importance dans l’histoire, alors qu’il ne semblait que secondaire dans le précédent opus. Bonne chose donc. Sauf que ce troisième opus ne va pas vraiment s’avérer des plus passionnant, loin de là, enchaînant des dialogues interminables, nous offrant Takeuchi Riki passant la plupart de son temps assit sur son confortable fauteuil en cuir dans son bureau. De temps en temps, il prendra les armes néanmoins, nous fera ses gros yeux habituels, ou mieux encore, nous offrira un accent anglais hors du commun dans une scène tournée sur un fond vert À PEINE voyant.

Le ridicule ne tue pas après tout, mais l’ennui, lui, oui. Car le casting féminin du précédent film, autour duquel toute l’histoire tournait au final, se réduit à vu d’œil au fur et à mesure des minutes. Bien entendu, ces rares scènes où les lycéennes prennent les armes et périssent restes plutôt sympathiques, mais entre les deux, c’est plutôt l’ennui. Et bien que tout le monde semble obéir aux ordres de Fudoh, celui-ci reste tout de même au second plan, aussi bien dans l’histoire que dans les différents plans. On le verra souvent, en arrière plan, debout, à regarder les scènes se dérouler, mais ne réagissant pas. Il faudra attendre la meilleure scène du métrage, une fusillade dans un tunnel, courte mais toujours réaliste et filmée de manière documentaire pour que le film nous offre enfin une scène développant ses personnages plutôt réussie, dans l’hôpital, entre Fudoh et une des survivantes du précédent film. La scène est certes facile, mais elle fonctionne. Malheureusement, passé ces deux bons moments, il ne reste que 20 minutes au compteur déjà, sur la très courte durée de 1h14. Mais c’est bien assez pour que le réalisateur puisse filmer en plongée Takeuchi Riki rigolant bêtement dans son bureau.

Mais en ce qui concerne la fameuse revanche de Fudoh sur Nohma, il faudra véritablement attendre les … quatre dernières minutes du métrage pour voir ce moment tant attendu, ramenant enfin aux derniers instants du tout premier film. Tant d’attente, pour finalement quelques secondes insatisfaisantes, faisant bel et bien de ces deux suites des films inutiles tournées dans la foulée pour rentabiliser le succès surprise du premier film. Si la sauce prenait quelque peu grâce à certains passages dans Fudoh 2, ce n’est plus vraiment le cas ici. La sauce monte tardivement pour finalement rien du tout, et on se dit que l’on vient de perdre en tout 2h30 de notre temps avec les deux métrages, alors qu’il aurait tellement mieux d’en rester au premier film fou et efficace de Miike. Le monde du V-Cinéma peut parfois être bien cruel.

Les plus

Une bonne mais courte fusillade dans un tunnel

Les moins

Rien de passionnant

Takeuchi Riki en roue libre totale

Le final raté

En bref : Conclusion inutile de la saga, Fudoh 3 est un mauvais film, une mauvaise suite, même les fans n’y trouveront pas leur compte.

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