RETURNER (リターナー) de Yamazaki Takashi (2002)

RETURNER

Titre original : Ritaanaa – リターナー
2002 – Japon
Genre : Science Fiction
Durée : 1h58
Réalisation : Yamazaki Takashi
Musique : Matsumoto Akihiko
Scénario : Hirata Kenya et Yamazaki Takashi

Avec Kaneshiro Takeshi, Suzuki Anne, Kishitani Goro, Kiri Kirin, Okamoto Yukiko et Murata Mitsuru

Synopsis : En 2084, la race humaine mène une lutte acharnée contre une espèce extraterrestre qui menace notre civilisation. Une jeune femme, nommé Milly, remonte le temps et atterrit dans le Japon d’aujourd’hui pour changer le cours des événements. Elle rencontre alors Miyamoto, un tueur au grand cœur lancé dans une lutte impitoyable contre le parrain local, Mizoguchi. Milly doit convaincre Miyamoto de son histoire. Mais le temps presse…

Returner n’annonçait rien de véritablement extraordinaire.  L’histoire est vue et revue, le film nous annonce être un croisement entre Matrix, Terminator et d’autres films de genre. Sorti en 2002, on peut dire que Returner fut le gros film d’action du Japon de cette année là. Soyons clairs d’entrée de jeu, le film ne brille aucunement par son scénario, et comme beaucoup de productions du genre, l’ensemble s’annonce comme très clean, limite trop calme. Mais pourtant à l’image, l’ensemble tient la route et rend plutôt bien, malgré, on s’en doute, une grosse différence de budget entre les œuvres pré-citées (Matrix et consorts) et Returner. Yamazaki Takashi s’en sort vraiment bien, que ce soit lors des scènes apocalyptiques se déroulant dans le futur, des nombreuses fusillades, ou des scènes plus intimistes. Si l’on cherche a nous vendre le film comme étant un gros film d’action bien bourrin et non-stop (un peu comme Versus), le produit final ne ressemble pas vraiment à ces intentions. On se retrouve plutôt devant un drame apocalyptique, où interviennent des scènes d’action assez régulièrement. Le métrage tente sans arrêt de jouer sur différents tableaux, et variera les genres. On aura du drame avec le passé des personnages, que ce soit Milly, qui a perdue son petit frère dans la guerre contre les aliens, ou Miyamoto, enfant de la rue, qui a perdu son meilleur ami, capturé par un yakuza pour une vente d’organe. Mais on aura droit bien entendu à de la science fiction (avec les aliens, le futur apocalyptique), à de la comédie (quelques petites notes d’humour pas forcément désagréable entre les personnages de Milly et Miyamoto, mais néanmoins de trop dans l’ensemble de l’oeuvre) et bien entendu, de l’action, avec de multiples fusillades et courses poursuites.

Finalement, c’est peut être bien cela le problème, Returner a beaucoup trop de choses à proposer pour un métrage de seulement 1h50, mais pourtant, il ne raconte rien de véritablement nouveau, loin de là. Tout est fait pour nous faire passer la pilule, mais par moment, le rythme faiblit, sans pour autant que telle ou telle scène soit de trop. Les scènes d’actions ne sont pas si présentes que ça, mais par contre, elles en mettent plein la vue, et la réalisation assure plutôt bien de ce côté-là. Entre les deux, on aurait pu craindre de se retrouver face au vide, mais ce n’est absolument pas le cas, bien au contraire. À ma grande surprise, les personnages sont plutôt bien développés, et l’interprétation, solide et réaliste, donne un peu de cohérence à l’univers faisant plus office de patchwork. Mais les deux parties ne fonctionnent pas toujours ensembles, et le côté patchwork qui n’apporte rien de nouveau apporte probablement ces baisses de rythme, nous donnant l’impression de voir un produit bien emballé mais prévisible au possible. Et c’est bien là le gros défaut de Returner, étant donné que réalisation, personnages, interprétation et effets spéciaux sont d’un excellent niveau. Il ne reste au final qu’un film divertissant, qui fait très bien passer le temps.

Les plus

De bonnes scènes d’action
Bien embalé techniquement
Acteurs qui n’en font pas trop

Les moins

Des baisses de rythme
Comme il pique un peu partout, le film se fait très prévisible

En bref : De l’action, de l’humour, des sentiments, des effets spéciaux, le métrage est un blockbuster Japonais classique, mais pas déplaisant. Réalisé avec sérieux, il divertit et demeure attachant, déjà pas mal non?

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