JURASSIC ATTACK de Anthony Fankhauser (2013)

JURASSIC ATTACK

Titre original : Jurassic Attack
2013 – Etats Unis
Genre : Dinosaures très mal fait
Durée : 1h23
Réalisation : Anthony Fankhauser
Musique : Mario Salvucci
Scénario : Rafael Jordan

Avec Gary Stretch, Corin Nemec, Vernon Wells, Michael Worth et Natascha Berg

Synopsis : Un hélicoptère avec à son bord des militaires s’écrase en Amérique du Sud. Devant survivre dans ce coin isolé, la jungle hostile, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls, et que des dinosaures sont bel et bien vivants, et sont les maîtres en ces lieux.

Dans le domaine des petites productions télévisées un peu (totalement ?) ratées, on le sait, Syfy et The Asylum sont les rois. Tom Cat ne rentrant pas dans la même catégorie, le budget étant encore plus ridicule, et les métrages visant plus les sorties DVD que les diffusions à la télévisions. Entre les films catastrophes, les films sur la fin du monde et les produits animaliers, il y a toujours de quoi faire. Et quand les crocodiles, pieuvres et autres requins ne suffissent plus, les boites de production passent donc aux dinosaures. Et il est vrai que ces dernières années, on a le choix dans le domaine, en allant de l’original avec Triassic Attack et ses dinosaures squelettes au plus classique avec Age of Dinosaurs dans la ville. Jurassic Attack, comme son nom l’indique, ne va pas faire dans l’originalité. Un peu de Jurassic Park, un peu de Predator pour l’ambiance jungle hostile, des têtes connues des nanars (ou navets), des effets pourris, et c’est parti pour l’aventure. Et quelle aventure mes amis, car dans Jurassic Attack, les rires seront rares, le temps sera long, et l’envie de se servir de la touche d’avance rapide fréquente. Oui, au bout du compte, et dés l’ouverture, Jurassic Attack lorgne vers le bon gros navet pas drôle et laborieux, que rien ne viendra sauver. Tout débute par un crash d’avion en CGI assez ignobles, et nos personnages sont perdus dans la jungle. Peu de temps après, les dinosaures débarquent, et Corin Nemec (Sand Sharks) également, et le film va alors suivre son petit bonhomme de chemin jusqu’à son final.

Le film pourrait même simplement se résumer par : je marche dans le jungle, je me sert de ma mitrailleuse, je joue mal, je trouve une fille jolie, je tire, oh une attaque de dinosaures, Corin Nemec vient nous sauver ! Chaque élément étant répété plusieurs fois sans nouveauté aucune, parfois dans le désordre, pour arriver à la pénible durée de 1h23. Si court, mais pourtant si long pour le spectateur. Il faut dire que rien n’aide véritablement. Le scénario, assez répétitif, ne se permet que peu de folies, voir pas du tout, et aborde un ton sérieux du début à la fin, qui ne lui sera pas salvateur. Le réalisateur va peiner à dynamiser le tout, filmant le tout très platement et sans imagination, et encore une fois, toujours avec un grand sérieux, comme si tout le monde prenait cette farce au sérieux. Pour ne pas arranger les choses, quelques mots sur les acteurs, avant de passer au plus important. Les acteurs, comme souvent dans ce genre de petites productions fauchées, tentent de bien faire pour certains (traduction : ils en font beaucoup trop et sont peu crédibles) ou attendent péniblement la fin du tournage pour toucher le chèque (traduction : ils sont inexpressifs). Il y a les deux cas de figure ici. Donnez leur des dialogues peu intéressants et surtout très longs pour combler les trous entre deux attaques de dinosaures, et l’affaire est dans le sac.

Et justement, parlons en des dinosaures, puisque le résultat à l’écran, souvent peu glorieux dans ce genre de productions, est ici assez hallucinant, mais pas dans le bon sens du terme. Aux textures faites à la va vite, les dinosaures sont animés de manière étrange et peu crédible, si bien que l’on a plutôt envie de baisser les yeux devant l’envergure que prend certains affrontements, que ce soit entre les militaires et les dinosaures, ou bien entre les dinosaures eux même. Car s’inspirant bien entendu de Jurassic Park, le métrage n’hésitera pas un seul instant à faire s’affronter le T-Rex contre d’autres dinosaures plus petit, et ça en devient comique, mais malheureusement, pas au point d’en rire. Dans le même ordre d’idée, on retrouvera la scène où un personnage se colle contre un dinosaure pour suivre sa respiration, ou encore la sortie de l’eau de différentes espèces… Bref, textures et animations foirées, la disposition des dinosaures dans l’espace ou le positionnement de leurs pattes laisse aussi à désirer. Quand ils ne sont pas là, on s’ennuie, et les quelques affrontements au couteau ou à coups de poings entre militaires sont mous et affligeants également. Au final, le produit entier laisse à désirer.

Les plus

Quelques rares rires tout de même

Les moins

Le sérieux de l’entreprise

Rien ne fonctionne

Les dinosaures

Pas franchement drôle

 

En bref : Un produit raté de plus, et surtout, peu drôle et très long. Navet et non nanar, dommage, mauvaise pioche.

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