HALLUCINATIONS de Lau Kar Wing


HallucinationsHALLUCINATIONS

Titre original : Scared Stiff – Xiao Sheng Meng Jing Hun – 小生夢驚魂
1987 – Hong Kong
Genre : Comédie policière fourre tout
Réalisation : Lau Kar Wing
Musique : Danny Chung et Anders Nelsson
Scénario : Szeto Cheuk-Hon

Avec Eric Tsang, Michael Miu, Chow Yun-Fat, Anita Miu, Dennis Chan, Emily Chu, Phillip Ko, Carina Lau, Yuen Wah et Wu Ma

Synopsis : Miao et Halley sont deux colocataires. Le premier est un beau gosse qui n’a aucun mal à séduire, alors que le second n’a jamais eu de relations. Mais Miao a un pouvoir étrange : il peut s’infiltrer dans les rêves des autres.

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Dans les années 80 à Hong Kong, on le sait bien, les réalisateurs n’avaient pas peur de faire de leurs films de grands fourres tout, de mélanger les genres et de faire du n’importe quoi. Scared Stiff, rebaptisé en France Hallucinations, est un de ces métrages totalement fou qui change de genre et d’ambiance dés qu’il le peut. Sorti en France en DVD sous Metropolitan grâce à Chow Yun-Fat, placé pour l’occasion en tête d’affiche (alors qu’il n’apparaît que dans la dernière partie du récit…), Hallucinations va assurément plaire aux fans du cinéma HK de la bonne époque. Tout commence comme une banale comédie de drague, comme Wong Jing adorait en faire, où comme Sammo Hung, ici producteur d’ailleurs, en faisait dans les années 80. Miao (Michael Miu) et Halley (Eric Tsang) sont deux colocataires. Miao drague à tout va, tandis que Halley n’a pas le physique qu’il faut, et profite de la moindre occasion pour mater. Les gags s’avèrent incroyablement stupides, comme celui où Eric Tsang se fait passer pour un robot pour pouvoir toucher une jeune femme et la regarder se changer. Mais, à côté de cela, on pourra noter une réalisation pas si mauvaise que ça (toute proportion gardée). Bref, c’est kitch, on rigole et c’est le plus important. Et quand on croit que le film ne peut plus nous surprendre, voilà que le film change de genre pour aller dans le fantastique, tout en gardant un gros grain de folie.

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Ainsi, Miao va devoir aller dans les rêves de certaines personnes, et monde du rêve oblige, le réalisateur ne va reculer devant rien. On retrouvera d’ailleurs Wu Ma dans un hommage comique aux films de la Hammer, avec le château, les vampires, mais ces vampires là ne boivent qu’un certain type de groupe sanguin ! Bien entendu, le côté horrifique ne fonctionne absolument pas et on en rigole, surtout que le réalisateur étire la scène. On aura droit, dans le même ordre d’idées, à une scène presque érotique, qui fera rire également dans son traitement. Hallucinations nous fait passer un incroyablement bon moment, bien que très stupide, et c’est alors que le film va opérer un nouveau virage à 180 degrés pour virer dans le polar sombre, avec une histoire de meurtres, d’agressions, Chow Yun-Fat qui se pointe, en flic bien entendu (période Syndicat du Crime oblige), et le film met alors pendant un temps son aspect comédie de côté pour emprunter un ton beaucoup plus sérieux, et malheureusement moins réussi également.

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Si Chow Yun-Fat est fidèle à lui-même et a la classe, l’ensemble fonctionne moins, et on notera également l’apparition de Anita Mui, qui retrouve donc Chow Yun-Fat après 100 Ways to Murder your Wife et un peu avant Le Syndicat du Crime 3 de Tsui Hark. Certaines séquences s’avèreront réussie, comme une course poursuite avec de bonnes cascades, et même quelques moments bien sanglants, le tout avant un final qui rappelleront à beaucoup certains films d’horreur américains des années 80 (que je ne citerais pas pour garder la surprise), mais dans l’ensemble, Hallucinations déçoit un peu dés qu’il tente de devenir trop sérieux, et c’est dommage. Reste un très bon moment tout de même, naviguant dans plusieurs styles et genres différents, ne reculant devant rien et faisant sourire la plupart du temps.

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13

Les plus:

La première partie très drôle

Des idées en pagaille

Des moments en roue libre

Les moins:

Une dernière partie qui s’essouffle trop vite

Des moments moins prenants

 

En bref: Entre comédie, fantastique et polar, tout ne convint pas mais on passe un bon petit moment.

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