THANKSKILLING de Jordan Downey

ThankskillingTHANKSKILLING

Titre original : Thankskilling
2009 – Etats Unis
Genre : Dinde tueuse
Réalisation : Jordan Downey
Musique : Kajmir Royale
Scénario : Jordan Downey et Kevin Stewart

Avec Lance Predmore, Ryan E. Francis, Lindsey Anderson, Aaron Ringhiser-Carlson, Natasha Cordova et Jordan Downey

Synopsis : Un groupe de cinq amis tout ce qu’il y a de plus classique (le comique, le beau gosse, le geek, la jolie fille et la fille facile) partent en weekend pour Thanksgiving. Malheureusement pour eux, une dinde tueuse armée d’une hache est après eux.

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Un concept aussi fou avait de quoi attirer les fans de la production Troma Poultrygeist. Pourtant, Thankskilling n’a pas grand-chose à voir. Pas de poulets géants, mais une dinde, de taille normale… avec une hache qui va partir zigouiller des étudiants stéréotypés. Le tout mis en boite par l’inconnu Jordan Downey pour la modique somme de 3 500 dollars, ce qui est bien peu. Et quand on a pas de budget, deux options : la sobriété et l’ambiance, ou le second degré. On se doute immédiatement qu’avec une dinde tueuse, le réalisateur a rapidement fait son choix, et la scène d’ouverture ne trompe pas sur la marchandise. S’ouvrant donc sur un plan nichon en gros plan en forêt, avec un éclairage sentant bon le filtre utilisé pour cacher la misère d’un tournage express, Thankskilling nous offre l’instant suivant la vue subjective d’une dinde (en violet), plus de plans seins, une dinde armée d’une hache sortant un « nice tits bitch » avant de tuer l’actrice. Immédiatement, soit l’on accepte la mauvaise qualité du métrage et on en rigole, soit on ne tient pas sur toute la durée du métrage, dépassant pourtant avec difficulté l’heure de film (1h06 générique compris). Car il faut bien avouer que le métrage va à fond dans le nanar volontaire, et s’avère par moment tellement mauvais qu’il devient extrêmement drôle.

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Sur le papier pourtant, à l’exception de son tueur qui n’est autre qu’une dinde avec une hache et qui est plutôt vulgaire, c’est du classique. Une bande de jeunes part pour Thanksgiving. On aura droit au beau gosse que les femmes veulent, la fille intelligente forcément fille du shérif du coin, le geek, le gros rigolo et la fille facile. Oui, que du classique. Ils partent, tombent en panne, et décident de camper en forêt. Au programme : sexe et bières et histoires qui font peur autour du feu. Oui, rien de bien folichon ou d’original. Mais c’est dans son traitement que Thankskilling devient, volontairement, très con et donc divertissant. De mémoire, je n’avais pas vu de personnages aussi stupides depuis des années dans un métrage. Notre dinde pourra tuer quelqu’un, découper son visage et le mettre sur sa « tête », les personnages n’y verront que du feu. Oui, dans Thankskilling, absolument tout est autorisé. On trouvera donc des dindes qui font l’amour, tuent des gens avec une hache, lancent des punchlines vulgaires et débiles, des effets gores bricolés parfois sympas sérieusement, parfois sympas de manière nanar, des bouseux qui pleurent leur chien. Un vrai festival débile qui ne semble jamais s’arrêter, entre vulgarité et quelques passages immoraux bienvenu.

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Alors oui, techniquement, Thankskilling, c’est nul, mal filmé, mal foutu, pas toujours très bien joué, et totalement débile. Il faut être soit bon public, soit dans un bon jour, soit aimé ce genre de spectacle. Le succès a du être au rendez-vous puisque le métrage a connu une suite, financée via Kickstarter, avec un budget bien plus élevé (100 000 $) et un réalisateur laissant libre cours à ses nombreux délires, mais j’y reviendrais lors de la chronique du film en question. Thankskilling premier du nom a de quoi se faire descendre par le public, à juste titre. Il faut être préparé à voir tant d’imbécilités alignées les unes après les autres. Sorte de slasher animalier débile volontairement ridicule, le métrage satisfera les curieux et les amateurs de Z. À noter le thème musical sympa dans tout ça, et le réalisateur qui fait également la voix de la dinde.

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10 (je crois…)

Les plus:

Court

Débile au possible

Un peu de gore

Les moins:

Débile au possible

Mal torché

 

En bref: Film improbable, de mauvais goût, extrêmement débile et mauvais, et donc suivant l’humeur du jour, assez jouissif.

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