GAKIDAMA de Sukita Masayoshi


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Titre original : Gakidama
1985 – Japon
Genre : Petit monstre
Réalisation : Sukita Masayoshi
Musique : Inoue Akira
Scénario : Yamatoya Atsushi et Yumemakura Baku

Avec Matsuio Kazuyo, Nagatsuka Kyozo, Ogura Ichiro et Saito Yosuke

Synopsis : Un journal envoi un journaliste et un photographe ayant un talent particulier pour prendre des clichés d’éléments étranges et surnaturels dans les bois pour prendre en photo quelque chose censé apparaître là-bas. La chose apparaît finalement, mais se transforme en ver qui rentre dans l’oreille du journaliste. À son retour, il n’a qu’une idée en tête : manger.

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En 1984, Joe Dante lâchait sur les écrans Gremlins, produit par Steven Spielberg. Et comme ce fut le cas 10 ans plus tôt, avec Les Dents de la Mer (dont Joe Dante réalisa une de ses copies avec Piranhas), les copies plus ou moins glorieuses se mirent à débarquer de toute part. On pensera bien entendu à la saga des 4 Ghoulies de qualité peu glorieuse, ou encore aux 4 Critters (déjà plus amusants), en passant par d’autres métrages peu connus comme Hobgoblins ou Munchies. Mais le Japon n’est pas en reste et lança lui aussi une petite bestiole sur les écrans en 1985 avec ce Gakidama. Sauf que là, exit l’humour, exit les petites boules de poil, mais place à un monstre assez différent. D’ailleurs, et ce malgré la courte durée du métrage, ne dépassant même pas une heure, le monstre tardera à montrer le bout de son nez, puisque le réalisateur préfère avant tout poser une ambiance et créer une certaine histoire autour de son monstre. C’est tout à son honneur, car avec la durée totale relativement courte, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Ainsi ici, tout commence sur un journaliste et un photographe dans un train qui se rendent en forêt pour prendre en photo une créature étrange, un « hitodama ». Ils s’installent là pour la nuit, et la bête apparaît. Non pas la bête du titre, l’ersatz de Gremlins, mais une petite luciole lumineuse, qui en se posant sur l’épaule du journaliste, va se transformer en ver et rentrer dans le corps de celui-ci par son oreille.

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Pas de meurtres, d’effets gore ou autres, nos personnages retournent en ville, comme si de rien n’était, avec quelques clichés, sauf que rapidement, notre journaliste ne semble plus comme avant, notamment parce qu’il ne pense qu’à manger. Le réalisateur continue de poser son ambiance avec un certain talent, puisque l’on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. Certaines scènes font mouche, comme lorsque la femme du journaliste le découvre en plein milieu de la nuit en train de manger le contenu entier du frigo tel un affamé. On comprend alors qu’une bête est en lui, et que comme une femme enceinte, il doit donc la nourrir, en mangeant plus. On pourra penser à du Baby Blood, le gore en moins, le sérieux en plus. Et là, la créature fait son apparition, le Gakidama donc, ressemblant à une sorte de goule (et donc, à un Ghoulies). D’aspect assez crade et armé de nombreuses dents, la bête reste crédible, dans son aspect, car malheureusement, son animation s’avérera assez lourde et peu crédible pour vraiment instaurer la peur.

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Et c’est bien dommage, car dans sa mise en scène, Sukita Masayoshi pose une ambiance sombre et plutôt prenante, et le scénario développe quelques sujets intéressants, notamment envers la grossesse, en mettant en scène dans sa seconde partie la femme du journaliste, devenant ainsi le personnage principal de l’histoire. Un autre personnage, pourchassant les Gakidama, entrera également en scène dés l’apparition du monstre, et apportera d’autres thèmes plutôt intéressants au métrage. Il est vraiment dommage que l’animation du monstre, et donc ses attaques soient peu crédibles à l’écran, venant en quelque sorte anéantir le travail effectué très sérieusement sur tous les autres aspects de ce métrage assez court. Mais encore une fois, avec sa courte durée, et en gardant l’époque du métrage en tête, on passe un bon moment devant cet ersatz de Gremlins ayant au moins le mérite d’avoir des choses à raconter, bien que certaines choses restent en suspens.

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Les plus:

Une ambiance sombre

Des thèmes intéressants

Les moins:

L’animation du monstre perfectible

Il y avait matière à développer plus certains aspects

 

En bref: Une petite production sympathique surfant sur la vague Gremlins mais apportant un fond intéressant à l’ensemble.

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