TREMORS de Ron Underwood


TREMORS

Titre original : Tremors
1990 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Ron Underwood
Musique : Ernest Troost
Scénario : Brent Maddock et S.S. Wilson
Avec Kevin Bacon, Fred Ward, Finn Carter, Michael Gross, Victor Wong, Reba McEntire et Ariana Richards

Synopsis : Perfection, un village perdu dans le désert du Nevada. Val et Earl, deux amis inséparables, rencontrent Rhonda LeBeck, une jeune sismologue, qui effectue un stage dans la région. Rhonda prétend que ses appareils ont enregistré des variations inexplicables. Quelque temps plus tard, Val et Earl retrouvent le corps sans vie de Fred, le ferrailleur du village. Plus tard, c’est un éleveur de moutons dont ils ne retrouvent que la tête. Les bêtes, quant à elles, ont été sauvagement éventrées. Les évènements tragiques se succèdent. Plusieurs habitants sont attaqués par de mystérieuses créatures. Tout semble indiquer que celles-ci se dirigent droit sur le village. Les survivants se réfugient dans la boutique du village et préparent leurs défenses. Là, ils découvrent un morceau de serpent géant accroché sous leur voiture, sans pour autant trouver la moindre autre trace de reptile…

Tremors, c’est un film de mon enfance, un pilier de mon amour pour le cinéma de genre fun mais bien foutu, avec des créatures inédites faites en animatronics, que ce soit en taille réelle ou en miniature. Et avec le temps, Tremors, c’est même devenu culte et surtout une saga dont le cinquième film débarque cette année, plus de 10 ans après le quatrième opus. Tremors donc, produit par Gale Anne Hurd pour Universal avec un budget de 11 millions de dollars, c’est le résultat de la passion de trois hommes. S.S. Wilson et Brent Maddock déjà, producteurs et scénaristes, qui seront par la suite réalisateurs des opus suivants (à l’exception du cinquième film), et Ron Underwood, le réalisateur, également auteur de l’histoire originale. Un film de monstre qui s’inspire de Dune (le roman, ou le film réalisé par Lynch) pour nous offrir une aventure inédite. Clairement inspiré par tous les films de monstres des années 50 et 60, l’équipe décide de changer quelques données afin de rendre leur film unique. Les monstres seront donc très proches des vers de Dune, se déplaçant sous terre en se localisant grâce aux secousses sismiques (bruits de pas par exemple), et l’attaque sera revu à la baisse puisque se déroulant dans un petit village de… 14 habitants. Bienvenu au fin fond du désert du Nevada, dans un village constitué d’une rue et d’une épicerie, peuplée de personnages hauts en couleurs.

Car si Tremors a marqué les esprits et devint même culte avec les années, ce sera autant pour ses monstres que pour certains de ses personnages, donnant à l’ensemble du film un rendu résolument fun. Entre Fred Ward et Kevin Bacon qui s’en donnent à cœur joie en bouseux dont la plus grande fierté de la journée sera d’avoir réussi à dire non à une bière gratuite, on retiendra également bien entendu le personnage de Michael Gross, alias Burt, gros malade des armes vivant dans une maison fortifiée pour survivre à une possible guerre/menace nucléaire/invasion de monstre ou tout ce que vous voulez ! Un personnage tellement fou et emblématique qu’il deviendra dés le troisième opus le personnage principal de la saga, seul dans la guerre contre les monstres, les Graboïds (ou Attropoïdes en VF…). Voir ces personnages bien définis se foutre sur la gueule, décider de qui fera quoi en jouant à pierre feuille ciseaux et ayant toujours des plans de tarrés fait sourire et met instantanément de bonne humeur. Le reste des personnages est beaucoup plus en retrait, et beaucoup moins savoureux, même si au casting, on reconnaîtra quelques noms bien connus : Victor Wong (Jack Burton, Prince des Ténèbres, Golden Child) joue l’épicier du village, Charlotte Stewart (Twin Peaks, Eraserhead) une mère de famille et Ariana Richards (Jurassic Park) est encore toute jeune et dans un de ses premiers rôles.

Bref, les personnages sont amusants, les acteurs se font plaisir, et les monstres sont bel et bien présents, n’hésitant pas à bouffer les quelques personnes s’égarant dans le coin avant de se rapprocher du cœur du village pour donner à nos personnages du fil à retordre. Des monstres par ailleurs bien fait, au design donc influencé par Dune en apparence mais avec quelques nouveautés, comme ces trois « serpents » lui sortant de la gueule pour venir attraper ses victimes. Tremors, c’est donc l’archétype de la série B réussie, qui ne veut certes pas viser plus haut (comme atteindre le statut des Dents de la Mer), mais est faite avec amour du genre pour ne pas plonger à la fois dans l’oubli et dans les méandres du nanar, ou pire du navet. C’est crédible (plus ou moins), souvent drôle, ça sort parfois la grosse artillerie (dynamites, gros fusils), on ne voit pas le temps passer avec des rebondissements sympathiques bien que parfois un peu gros, et c’est bien là le principal. Une excellente série B qui fait du bien et nous ramène à l’heure d’avant le numérique !

Les plus

De bons personnages
Les monstres bien fait
Rythmé
Une série B comme on aime

Les moins

Mais juste une série B propre et gentille

 
En bref : Tremors aura marqué les esprits et est devenu culte. C’est certes gentillet, parfois prévisible, mais ça réserve une bonne dose de fun.

2 commentaires

    1. Dommage, j’ai déjà fais la soirée Tremors avec un pote il y a peu (avec le 1, 2 et 3), j’aurais pu t’inviter mais là pas motivé pour les refaire encore 😉

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