UNDERWORLD 2 : EVOLUTION de Len Wiseman


UNDERWORLD 2 : EVOLUTION

Titre original : Underworld Evolution
2006 – Etats Unis / Canada / Hongrie
Genre : Action
Réalisation : Len Wiseman
Musique : Marco Beltrami
Scénario : Danny McBride
Avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran, Derek Jacobi, Bill Nighy, Steven Mackintosh et Shane Brolly

Synopsis : Pour avoir découvert le secret du massacre de sa famille, Sélène, la redoutable guerrière vampire, est plus que jamais seule et menacée.

Avec son budget de seulement 22 millions vu ses ambitions, Underworld avait été un grand succès à sa sortie malgré des avis mitigés. Forcément, un succès appelle une suite, et en 2006, Underworld 2 débarque, toujours avec Len Wiseman à la mise en scène, Danny McBride au scénario, et Kate Beckinsale et Scott Speedman dans les rôles principaux. Le budget passe à 50 millions, et avec un peu plus de confiance de la part des studios, Len Wiseman peut faire ce qui lui plait. D’ailleurs c’est simple, les bases de l’univers étant toutes posées, il se lâche alors niveau action, et même niveau gore, car Underworld 2 est sacrément sanglant. Suite directe, le film reprend donc juste après les événements du premier film. Viktor est mort, Sélène est en fuite avec son amoureux Michael, tandis que Marcus est réveillé. Et Marcus n’est vraiment pas content, ce qui nous amène de nouveaux points d’histoire, de nouveaux points dans la mythologie, avec un loup-garou tout puissant, de nouveaux vampires. Underworld 2 est une suite directe, et surtout une suite qui grâce à sa générosité, parvient à être meilleure que l’opus original, laissant certains aspects fauchés de l’intrigue en arrière, ne perdant jamais une minute, et donc multipliant les scènes d’action. L’histoire, bien que présente, est sacrément en arrière plan. Du coup oui, Underworld 2, au niveau de son histoire, manque sans doute de développement, manque de surprises, et se fait très prévisible. Mais c’est assez solide, surtout que le film ne dépasse ce coup-ci pas les 2h, mais fait, comparé à la version Director’s Cut du premier film, 20 minutes de moins. Découpé en deux parties, Underworld 2 prend au départ le chemin de la fuite.

Nos personnages sont poursuivis, ils fuient les humains, les vampires, les loups-garous, tout le monde. Puis passé la moitié du film, les enjeux changent et Underworld 2 met son intrigue et la fuite de côté pour se focaliser sur un enjeu beaucoup plus simpliste : il faut arrêter Marcus. Très simple certes, mais efficace, drôlement efficace, et plutôt généreux dans ce qu’il propose, autant dans l’action que dans les effets sanglants, beaucoup plus présents que dans le premier métrage. C’est sans doute la force de ce second opus, qui a été pourtant moins apprécié, qui est donc de continuer l’univers, d’en garder la patte graphique, l’ambiance et les personnages, mais de pousser le reste dans ses derniers retranchements. Et ça marche. Non pas sans quelques ratés il faut l’avouer. Comme je le disais, certains éléments restent très prévisibles, voir presque clichés et donc forcément attendus. La résurrection d’un personnage apparaît comme inévitable, tout comme le final et l’hélicoptère, avec la mise en scène appuyant tellement un élément qu’on voit tout venir à l’avance. Heureusement, le film comme je le disais gagne en rythme, en action, en moyens, mais également parfois en personnage. Le développement notamment de Selene et de Michael fonctionne bien, et Michael devient plus intéressant que dans le premier film. Mais rien à faire par contre, les loups-garous sont toujours moyennement fait, alternant animatronic et CGI peu glorieux. Pas honteux, mais pas forcément convaincant non plus. Partageant donc certaines qualités et défauts du premier, Underworld 2 est au final la continuité directe, et donc un film auquel nous n’avons pas grand-chose à ajouter au final. Bon, divertissant, voir meilleur que le premier, et très semblable.

Les plus

Un film plus rythmé
Super généreux en action et gore
Va à l’essentiel

Les moins

Quelques clichés
Une intrigue très en arrière plan

 

En bref : Avec un budget plus confortable, Len Wiseman peut enfin se lâcher totalement, dans l’horreur, dans l’action. Certes du coup l’histoire est en arrière plan, mais le spectacle est assuré.

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