GODZILLA : LA VILLE À L’AUBE DU COMBAT de Shizuno Kôbun et Seshita Hiroyuki


GODZILLA : LA VILLE À L’AUBE DU COMBAT

Titre original : GODZILLA 決戦機動増殖都市 – Gojira: Kessen Kidō Zōshoku Toshi
2018 – Japon
Genre : Animation
Réalisation : Shizuno Kôbun et Seshita Hiroyuki
Musique : Hattori Takayuki
Scénario : Urobuchi Gen

Avec les voix de Miyano Mamoru, Sakurai Takahiro, Hnazawa Kana, Sugita Tomokazu, Kaji Yûki et Suwabe Juni’ichi

Synopsis : Sur Terre, Haruo et ses acolytes entrent en contact avec la tribu des Houtuas. Pour vaincre Godzilla, ils entament un périple vers les anciens locaux de Mechagodzilla.

En Janvier 2018 sortait sur Netflix le film d’animation Godzilla : La Planète des Monstres. Et au final, malgré un concept génial mais pas assez exploité, c’était pas mal du tout, et j’étais persuadé que c’était un film en deux parties. Un an après, voilà que la troisième partie sort sur Netflix. J’ai donc pas mal de retard, et avait tout faux, il s’agît donc d’une trilogie. Pas mal de retard à rattraper, chose faite aujourd’hui. Ce second opus reprend pile là où le premier se terminait. Les humains, retournant sur leur planète après de longues années, affrontent Godzilla et le tuent, menés par Haruo. Seulement ce n’était pas le vrai Godzilla, et le vrai, l’unique, apparaît pour bien faire comprendre que c’était lui le chef. Alors oui, du coup, le premier film faisait surtout office de longue introduction. Et en fait, arrivé à terme de la trilogie, on comprend qu’il s’agît plutôt d’un film en trois actes qui aurait été découpé en trois films. Alors certes, le procédé est casse gueule, puisque le premier film ne sert que d’introduction à l’univers et aux personnages, le second ayant donc la tâche de tout développer pour amener au final qui est donc le troisième film. Et au final, si ça reste plutôt moyen, ce second film reste sympathique. En tout cas, ce second opus fait ce que l’on attend de lui, à savoir développer enfin son univers. Car voir des humains retourner sur Terre après des années, et voir celle-ci complètement changée à tous les niveaux, c’était intéressant, mais finalement peu développé dans le premier film. Ici, on a enfin droit à l’expansion de cet univers. On en apprend plus sur la planète, sur Godzilla, sur les personnages. On découvre très rapidement un peuple vivant toujours sur Terre d’ailleurs, et qui vont recueillir les survivants du premier film.

En réalité, le constat avec ce second film, c’est que les deux réalisateurs (et les trois scénaristes) ont voulu créer un univers entier plus qu’un simple métrage, enfin, trilogie sur Godzilla, tant celui-ci paraît parfois en arrière plan pour nous présenter à la place ce qui l’entoure. Le bestiaire de la planète, les humains vivants ici, et même quelques surprises laissées en suspense dans ce second film, mais qui ne sont pas du tout des surprises pour l’amateur de Kaiju Eiga. Car oui, voir un peuple vénérant un œuf géant, cela ne parvient pas pour le fan à cacher bien longtemps ce qui est dans cet œuf. Idem quand un personnage chuchote à l’oreille d’un autre le nom d’une divinité et qu’on nous le montre quelques instants. Couper le son à ce moment là ne sert à rien pour le connaisseur, qui sait par avance que l’on parle de King Ghidorah. Et en fait, cela ne sert à rien tout court, puisque le spectateur arrivant là par accident ne connaît pas King Ghidorah, et donc cette révélation (post générique) tombe un peu à plat. En tout cas, ce second film, dans la continuité du premier, développe ses personnages, et si on n’échappe jamais à certains clichés, et bien il y a du bon par moment. Les personnages gagnent clairement en épaisseur comparé au premier film, notamment notre héros, pas inintéressant sur le papier, cet homme devenant leader grâce (ou à cause) de sa haine pour Godzilla depuis qu’il est enfant. Le peuple de cette planète est également plutôt intéressant. Quand aux autres, ils sont souvent en retrait, à part un des deux peuples aidant les humains. Et c’est d’ailleurs là qu’arrive pour moi la plus grande déception de ce second film. Les humains, avec un peu d’aide donc, vont tenter d’attirer Godzilla dans un piège. Bon, le fait qu’il s’agisse d’un film intermédiaire vient couper court à tout suspense, on se doute de leur échec à l’avance.

Mais surtout, le film fait monter la sauce en jouant sur l’attente du fan avant de le décevoir. Oui, nos personnages partent vers les locaux où sont situés les restes de MechaGodzilla. Et là, on jubile, on repense à ses affrontements épiques dans certains opus (dés le premier dans les années 70, ou les plus récents au début des années 2000). Et arrivé sur place, le soufflé retombe littéralement, on nous refuse ce qu’on nous promettait, MechaGodzilla a évolué tout seul et construit une ville, nommée MechaGodzilla City. Ah ben oui, si vous voulez des affrontements entre les deux, ce ne sera pas pour aujourd’hui. En revanche, les deux peuples clairement en avant dans ce film se révèlent plutôt intéressants, entre le peuple de la Terre avec ses deux jumelles, ou ceux qui veulent dépasser leur humanité pour pouvoir battre Godzilla, amenant alors des choix plutôt d’ordre philosophiques pour les personnages. Pourquoi pas hein. Et malgré le côté prévisible de l’œuvre, de par déjà le fait qu’il n’est pas l’épisode final mais aussi car il reste assez prévisible de manière générale dans son écriture, ce second opus fait un plutôt bon boulot, sans non plus être exceptionnel, ce qui laisse donc une lourde tâche au troisième opus : celui de rattacher tous les morceaux, et de justifier une intrigue s’étalant sur trois films. Car forcément, 1h30 pour chaque acte d’une même histoire, ça donne un rythme souvent plutôt lent. Pas désagréable, mais lent il faut l’admettre. Mais ça donc, on en reparlera dans la chronique du troisième film !

Les plus

L’univers est un peu plus développé
Le peuple de la Terre
Une intrigue pas désagréable

Les moins

Mais une intrigue très prévisible
Toujours assez lent à se mettre en place
Pas de MechaGodzilla…

En bref : Le second opus de la trilogie se révèle au final fort sympathique, un peu comme le premier. Il développe plus son univers et nous en dévoile plus, tout en gardant un rythme relativement posé et en ne prenant pas beaucoup de risques.

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