Close to the Sun (2019 – Aventures – Playstation 4)

CLOSE TO THE SUN

2019
Studio : Storm in a Teacup
Editeur : Wired Productions
Genre : Bioshock narratif
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : Playstation 4
Existe sur : Playstation 4, Xbox One, PC et Nintendo Switch

Synopsis : En 1897, dans une réalité alternative où Nikola Tesla a inventé une source d’énergie alternative, Rose Archer arrive sur le bateau Helios après avoir reçu une lettre de sa sœur Ada. Mais arrivée sur place, le bateau semble vide…

Close to the Sun, voilà là un petit jeu qui faisait envie, même si en y regardant de plus près, on pouvait se poser des questions sur un jeu dans les emprunts sont aussi évidents. Mais on y reviendra plus tard. Close to the Sun, c’est un petit jeu, développé par un petit studio indépendant Italien nommé Storm in a Teacup. Une tempête dans une tasse de thé hmmm ! Les petits indépendants Italiens aiment apparemment rendre hommage aux jeux qui les ont marqués, car pour rappel, Daymare 1998, clairement très (trop) influencé par Resident Evil 2, c’était déjà Italien, et c’était aussi en 2019. Mais passons. Close to the Sun nous propose donc de contrôler la jeune Rose Archer, journaliste invitée mystérieusement à bord de l’Helios pour y retrouver sa sœur Ada. En plus d’une lettre étrange, elle reçoit également un étrange boitier de communication. Mais arrivé sur place, l’Helios, ce fleuron de technologie, semble déserté. Dans une vue à la première personne, nous voilà à devoir explorer les lieux et à devoir y percer les mystères durant les 10 chapitres que constituent l’aventure. Après quelques pas, l’ambiance ne semble pas folle à bord, avec des lieux dévastés et des graffitis un peu partout abordant le doux mot « quarantaine ». Mais aidé par Ada qui lui parle par radio, Rose va tout de même pénétrer en ces lieux glauques pour secourir sa sœur et découvrir la vérité. Simple, direct, efficace. Une vue subjective, un lieu unique, aucun moyen de se défendre, quelques rapides énigmes, quelques moments où le joueur doit fuir. On connait la formule. Un peu trop bien justement.

Car Close to the Sun s’inspire très fortement de certains jeux. Vous avez joué à Bioshock, alors l’univers dépeint dans le jeu ne vous surprendra guère, à base de scientifiques fous, d’expérience, de lieux clos en mer. On a clairement l’impression d’être dans un Bioshock, du moins les deux premiers, et même le dernier en ce qui concerne certains points d’intrigue. Vous avez joué à quelques walking simulator récemment, ou à quelques jeux horrifiques où la fuite est la seule option, comme Outlast par exemple ? Le gameplay et la structure même du titre ne vous surprendra guère également. On avance, on suit un chemin tout tracé, le tout en vue subjective, et lorsqu’un danger débarque, il faut prendre les jambes à son cou et courir, dans des passages scriptés à chemin unique. Dans son design, Close to the Sun n’invente strictement rien. Mais est-ce une raison pour maudire ou fuir le jeu ? Voyons voir ça ! Même si l’univers dépeint fait fortement penser à Bioshock, on ne peut pas nier que l’équipe Italienne a bien fait les choses. La direction artistique du titre est très réussie, tout comme pas mal d’éléments d’ambiance, que ce soit visuellement ou au niveau sonore, et on est littéralement plongé dans l’Helios après seulement quelques instants, avec cette envie d’avancer. L’ambiance est sombre, les cadavres parfois jonchent le sol, des bruits peu rassurants sont autour de nous, le mystère est au départ complet, et on se prend au jeu. Heureusement d’ailleurs que l’on se prend au jeu, et surtout assez rapidement, puisque Close to the Sun, même s’il contient 10 chapitres, est un jeu court.

Très court même, en cinq heures, l’histoire peut être pliée, puisque l’ensemble est avant tout narratif, et surtout très directif. Vous ne vous perdrez pas à bord, le chemin est tout tracé, que ce soit durant l’exploration (à l’exception d’un moment un peu plus libre) ou durant des phases de fuite. Un défaut comme une qualité au final. Close to the Sun est court, mais vendu à bas prix, et cela lui donne un rythme de croisière qui ne faiblit jamais. On va toujours de l’avant, l’intrigue avance, on a toujours l’impression de progresser, et c’est finalement souvent bien plus gratifiant qu’un énième monde ouvert immense où l’on aura rien fait en 2h si ce n’est être stoppé par des événements aléatoires tous les 20 mètres. Bref, on avance, toujours, on passe à de nouveaux lieux, on trouve des notes, on comprend ce qu’il se passe à bord, et lorsqu’un danger intervient, et bien il faut fuir. Les phases de fuite rappellent beaucoup Outlast. Autant dans ces bons que ces mauvais côtés. Les fuites en avant sont rythmées, plutôt stressantes, mais souvent imprécises et ne pardonnent absolument pas. Tournez au mauvais endroit et c’est le game over direct. Prenez un couloir et restez bloqué malheureusement ne serait-ce que quelques secondes, voir une seule, bloqué contre un élément du décor, et c’est le game over. Quelques soucis de collisions dans des séquences qui pourtant ne donnent absolument aucune marge d’erreur au joueur.

Alors cela donne parfois un côté réaliste à la chose (quelqu’un vous poursuivant pour vous tuer vous collera au cul pour accomplir sa mission), mais parfois frustrant quand le gameplay est un peu imprécis, comme c’est le cas lors de ces phases. C’est rageant oui, heureusement que les checkpoints sont là. On a parfois un peu l’impression en fait que Close to the Sun tente de mélanger l’univers de Bioshock avec le gameplay d’Outlast, sans totalement maitriser aucun de ces éléments là. Mais ça n’en fait aucunement un mauvais jeu en tout cas. L’aventure est courte mais assez intense, l’ambiance est réussie, graphiquement ça tient la route avec de très beaux effets de lumières, la bande son est très sympathique dans son genre, l’histoire est intéressante à découvrir. Le jeu n’invente clairement rien du tout, et en privilégiant le rythme, la fuite en avant, et les zones assez rapides, il ne se pose que rarement, et pour ne pas ralentir le joueur, les énigmes sont souvent simples, voir trop simples, mais on a du mal à lui en vouloir au final. Le jeu ne marquera pas les esprits, loin de là, mais on parcourra l’Helios avec plaisir, surtout qu’encore une fois, cette aventure ne dure que 5 heures environ. C’est court, mais ça permet de ne pas s’ennuyer une seule seconde. Il y avait bien entendu moyen de faire bien mieux, mais le travail du studio est plutôt solide et intéressant. Peut-être que pour leur prochain jeu, ils maitriseront mieux leurs emprunts.

Les plus

Une ambiance réussie
Très soigné techniquement
Une histoire courte et intéressante
Des moments glauques qui fonctionnent

Les moins

Les phases de fuites, très punitives
De trop nombreux emprunts

En bref : En étant une sorte de mix entre Bioshock et Outlast, Close to the Sun ne révolutionne rien, mais a été fait avec assez de sérieux pour nous plonger 5h durant dans des environnements réussis, avec une ambiance souvent tendue, le tout pour une intrigue rythmée et plaisante. Certes, rien n’est parfait, on peut pester sur certaines phases de gameplay pas abouties, mais l’ensemble tient la route.

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