X-MEN DAYS OF FUTURE PAST de Bryan Singer (2014)

X-MEN DAYS OF FUTURE PAST

Titre Original : X-Men Days of Future Past
2014 – Etats Unis
Genre : Aventures
Durée : 2h11
Réalisation : Bryan Singer
Musique : John Ottman
Scénario : Simon Kinberg

Avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Halle Berry, Ellen Page, Peter Dinklage, Ian McFellen et Patrick Stewart

Synopsis : En 2023, la guerre fait rage depuis des années, et les mutants, ceux susceptibles de le devenir ainsi que les humains les protégeant sont presque exterminés par les Sentinelles, des robots conçus uniquement pour ça. L’ultime chance des mutants ? Envoyer Logan dans le passé, dans son propre corps, en 1973, pour réunir Charles Xavier et Magneto afin d’empêcher Mystique d’assassiner le créateur des Sentinelles, et donc le lancement du projet par le gouvernement.

Après les quelques déboires de la saga X-Men, notamment avec X-Men 3 The Last Stand puis X-Men Origins : Wolverine, on n’attendait plus grand-chose de la saga qui avait pourtant prouvé que l’on pouvait faire des films de super héros, sérieux, en étant divertissants et parfois impressionnants, tout en y insérant des thématiques intéressantes. Le salut, on le devait à Matthew Vaugh, réalisateur de X-Men First Class en 2011, qui sortait tout juste du projet Kick-Ass qui l’avait révélé aux yeux du grand public. La saga est ainsi relancée, et ne sera plus comme avant. D’ailleurs, First Class a bien prouvé une chose, c’est qu’il y a des personnages tout autant, si ce n’est plus intéressants que Wolverine a mettre en avant. Charles Xavier et Erik alias Magneto par exemple l’étaient. Et bonne nouvelle, Bryan Singer, réalisateur des deux premiers opus, et donc celui qui a clairement lancé la saga, revient au poste de réalisateur pour le nouvel opus, au doux titre que l’on ne s’amusera pas à traduire, même si les Québécois l’ont fait : Days of Future Past (Jours d’un Avenir Passé). Simon Kinberg, producteur de la saga, et scénariste depuis X-Men 3, rempile. L’ambition du titre ? Du voyage dans le temps, réunir le casting des trois films originaux et de la préquelle, et amener doucement l’univers vers de nouveaux horizons, pour réécrire la timeline dans un sens, et surtout, éliminer le mouton noir de la saga à l’époque, X-Men 3. Pari très ambitieux donc. Mais pari réussi ? Et bien plutôt, Days of Future Past étant d’ailleurs un film que j’apprécie de plus en plus à chaque vision, alors que la vision initiale m’avait parue sympathique, mais sans plus. Mais l’on pourra toujours regretter par contre un choix majeur, que l’on doit sans doute plus au studio qu’aux créateurs du film. À savoir nous remettre Hugh Jackson, et donc, Logan, Wolverine, sur le devant de la scène. Comme si First Class avait prouvé que la saga était toujours en forme, pouvait raconter des histoires passionnantes, mais que le visage de la saga, c’était lui.

Rien d’étonnant dans le fond, X-Men le met en avant finalement depuis le tout premier film, mais malgré tout dommage. Dommage car avec un casting de personnages aussi énorme, finalement, beaucoup se retrouvent en arrière plan, autant parmi les nouveaux venus depuis le film précédent que les anciens. Halle Berry par exemple, ainsi que quelques nouveaux rejoignant l’équipe et dont les scènes se déroulent dans le futur, et donc, majoritairement au début du film, n’ont pas droit à un traitement digne de ce nom. Certains ne font que des caméos, d’autres des apparitions, d’autres de la figuration presque. Alors oui, ça fait plaisir d’en revoir certains, même s’ils ne sont là que le temps d’une scène, mais c’est dommage tout de même. C’est donc Logan que l’équipe décide d’envoyer dans le passé, en 1973, afin d’empêcher tous les événements récents de se produire. Une fois en 1973, il devra donc réunir Charles Xavier et Magneto, afin d’empêcher Mystique d’accomplir un meurtre qui va mettre en marche une chaine d’événements menant à un futur bien sombre. Sauf que bien entendu, tout ne se passera pas du tout comme prévu, entre Logan et son tempérament, et surtout, la volonté scénaristique, bien que moins gênante ici que dans l’opus suivant, de toujours faire de Magneto un anti héros, de le mettre face à Charles Xavier, même si dans le fond, ils ont ce coup-ci le même but. Sauf l’un pense à une manière d’arranger les choses pour le meilleur, tandis que l’autre prend le chemin le plus facile, et donc le plus radical. Et si Hugh Jackman est clairement en avant, quel plaisir donc de retrouver James MvAvoy et Michael Fassbender dans leurs rôles respectifs, qu’ils tenaient à la perfection dans le film précédent, surtout qu’à leurs côtés, on retrouve également Nicholas Hoult et Jennifer Lawrence, mais pas que, puisque le casting s’étoffe, et le temps d’une scène d’ailleurs, Evan Peters va littéralement voler la vedette à tout ce bon monde.

Et se déroulant dans les années 70, Days of Future Past va donc en quelque sorte continuer la feuille de route établie par le film précédent, à savoir nous donner un univers, un passé alternatif, tout en incluant des événements que l’on connaît. Si First Class mettait brillamment en avant la crise des missiles à Cuba, ici c’est la signature du traité de la paix à Paris. Et furtivement lors de quelques dialogues, l’assassinat d’un fameux président des Etats Unis, mais on regrette que cet élément ne soit finalement pas plus exploité. Mais Days of Future Past est déjà blindé d’idées, de personnages, alors qu’il dépasse les 2 heures, et des choix doivent être faits. Surtout que même en version courte, en version cinéma donc (je n’ai pas encore vu la version longue), Days of Future Past tient très bien la route. On peut bien pester sur quelques petits éléments, souvent dû à la mise en avant de Wolverine, laissant moins de temps aux autres, mais le spectacle, aussi bien narratif que visuel, est bel et bien là. Le film envoie du pâté, le plus souvent. Gros casting, rythme soutenu, un brin d’humour, des effets spéciaux qui ont de la gueule. Le retour de Bryan Singer à la saga fait assurément du bien et s’inscrit dans la continuité du précédent métrage. Même si, à cela est à titre personnel, donc purement subjectif, j’ai du mal avec le design des Sentinelles, autant dans leurs versions 1973 que leurs versions 2023. Ou que l’on pourrait se poser des questions sur la timeline, Days of Future Past réécrivant donc l’histoire de la saga, nous montrant lors de sa scène finale un avenir différent, supprimant les éléments de X-Men 3 d’ailleurs, mais qui ne semble pas toujours bien respecté dans les deux films suivants. Cela montre encore une fois la grosse ambition du projet, pour l’un des meilleurs opus de la saga (mais grosse préférence pour le précédent film à mes yeux).

Les plus

Casting énorme d’anciennes et nouvelles têtes
Le propos inséré dans un contexte historique, encore
Quelques moments épiques
Intéressant dans son scénario
Un équilibre bien géré entre le pur divertissement et ce que le film raconte

Les moins

Wolverine encore et toujours en avant
Quelques éléments faciles et pas nouveau

En bref : Après un génial First Class, la saga X-Men continue sur sa lancée avec cet excellent Days of Future Past. Et malgré quelques moments prévisibles (Magneto qui retourne sa veste) et quelques personnages restant en arrière plan, le spectacle est assuré, tient la route et passionne.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A huge cast of old and new faces
♥ The story takes place again during a real historic event
♥ A few epic moments
♥ The script is interesting
♥ A delicate but well made mix between the story and the entertainment value of the film
⊗ Yes, again, Wolverine is there, at the center of everything
⊗ A few easy turns of events, or elements we know too well already
After the amazing First Class, the X-Men saga continues with this excellent Days of Future Past. Even wityh a few predictable twists (Magneto is bad again, oh no) and a few undeveloped characters, it’s highly entertaining and interesting.

3 réflexions sur « X-MEN DAYS OF FUTURE PAST de Bryan Singer (2014) »

  1. 2023, l’avènement des Sentinelles, mais c’est l’année prochaine !
    Un futur pas si lointain finalement, mais assez hideux il faut bien l’avouer, en version courte comme en Final Cut, je peux te l’assurer.
    Pour le reste, je te suis. Je ne suis pas anti-Logan (vu qu’il est quand même le cœur du meilleur film de super héros ever), donc cette mise en avance m’a plutôt bien plu. Mais la BD est quand même largement au-dessus.

    1. Comme je dis toujours, il faut que les choses aillent plus mal avant d’aller mieux, voilà, accueillons 2023 maintenant !

      Et donc ce Final Cut, enfin Rogue Cut, il vaut le coup ?

      Je ne suis pas anti Logan hein, le film Logan est génial, et c’est un bon personnage, mais il éclipse souvent les autres personnages qui manquent parfois de développement. Genre, Storm, oui on se souvient tous d’Halle Berry dans le rôle car elle a une présence, quelques moments iconiques, mais niveau développement au sein de l’intégralité de la saga, il n’y a pas grand-chose. C’est plus ce genre de trucs qui est dommage.

      1. Le Rogue cut donne un peu plus de tenue au film, plus de gravité, plutôt une bonne chose. Dans mon souvenir, il laisse un peu plus de place aux personnages secondaires (Omar Sy et ses dread locks par exemple) mais le futur ses Sentinelles son toujours aussi videogamesques.

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