THE ICE DEMON (Ledyanoy Demon) de Ivan Kapitonov (2021)

THE ICE DEMON

Titre Original : Ledyanoy Demon
2021 – Russie
Genre : Fantastique
Durée : 1h32
Réalisation : Ivan Kapitonov
Musique : Aleksandr Zatsepin
Scénario : Ivan Kapitonov, Natalya Dubovaya, Artem Mikhailov et Svyatoslav Podgaevskiy

Avec Alina Babak, Olga Lomonosova, Aleksey Rozin, Igor Khripunov, Gleb Kalyuzhnyy, Andrey Marushin et Alexandra Cherkasova-Sluzhitel

Synopsis : Ksyusha se souvient à peine de son père : il a disparu quand elle était enfant. Incroyablement, il montre des signes de vie, malgré son coma. L’homme est renvoyé chez lui dans cet état. Sa femme s’est maintenant remariée. La famille est bouleversée par le retour de l’ancien maître de maison – des choses terrifiantes se produisent dans la maison, et la mère de Ksyusha commence à agir bizarrement… Ksyusha commence à soupçonner que quelque chose de surnaturel, glacial et sans vie est rentré à la maison avec son père . Et maintenant, Ksyusha et son beau-père sont sur le point de se retrouver à protéger leur famille d’un démon.

Par ces temps de canicules et autres moments invivables, quoi de mieux que de se pencher sur un film Russe au doux nom de The Ice Demon ? Moi j’en veux bien de l’ice, autant qu’ils veulent ! The Ice Demon, ou Ledyanoy Demon de son titre original, c’est un des derniers films Russe se faisant défoncer par le public pour des raisons diverses et variées. La première étant légitime, les autres moins. Car oui, regardez-moi cette pochette, elle nous vend du rêve, et n’a absolument rien à voir avec le métrage, voilà voilà. Une splendide idée des distributeurs donc, qui certes a de la gueule, mais qui subit le retour de bâton. Les autres raisons ? Il suffit de jeter un œil aux critiques spectateurs sur imdb pour se rendre compte de l’aberration de la chose. Le premier avoua s’être ennuyé et avoir joué aux échecs pendant le film passé 10 minutes (en gros, il lui faut du jumpscares cash ou du gore, ça doit être sympa les soirées cinéphiles avec lui), le second surnote pour relever la moyenne, le troisième appelle au boycott du film car Russie (depuis quand on mélange politique et cinéma ?) et le dernier quant à lui met en avant un autre souci du film, à savoir sa distribution dans les pays Anglophones, le plus souvent doublé en Anglais, sans choix de passer à la VO, et apparemment, ce doublage est désastreux. Bon, j’ai eu la chance de pouvoir regarder le film en Russe sous-titré anglais, donc je ne me plaindrais pas, mais les quelques films Russes ou le doublage anglais fut imposé (Row 19) ou pensé de base (Superdeep), c’était foireux, donc je veux bien croire que l’on perd immédiatement quelque chose. Car The Ice Demon, malgré son titre, malgré sa pochette, malgré le fait que le réalisateur soit normalement producteur sur des films horrifiques très classiques (Mermaid, Baba Yaga) et frontaux, ça tient finalement plus du drame familial que du film d’horreur rentre-dedans.

C’est donc la famille de Ksyusha qui nous est présenté. Elle, adolescente, vit sa petite vie tranquille, auprès de sa mère Tanua et de son beau-père Misha. Une famille ordinaire, avec des soucis ordinaires, comme la fille qui n’écoute pas son père adoptif, qui traîne avec Semyon alors qu’on lui interdit. Banal donc. Tout change lors de cet univers rugueux lorsque deux corps sont retrouvés sous la neige en montagne. Parmi ses deux corps, le vrai père de Ksyusha, miraculeusement toujours en vie, mais dans le coma. Cela faisait 10 ans qu’il avait disparu. Immédiatement, voilà qui met une certaine tension dans le cocon familial, puisque Misha, le beau-père, se sent quelque peu à l’écart, puisqu’il n’est pas le vrai père de Ksyusha, et que Tanya propose immédiatement que son mari soit soigné à domicile. Et rapidement, très rapidement, quelque chose cloche, les comportements des uns et des autres commencent à changer, les tensions montent dans la famille. Et encore une fois, malgré son titre et sa pochette, le métrage est beaucoup plus proche du thriller psychologique avec une petite pointe de surnaturel que du réel film d’horreur tel que beaucoup l’entendent encore aujourd’hui. En réalité, si vous voulez voir des éléments étranges, vision d’horreur ou autres, vous pouvez zapper la première heure et ne regarder que la dernière demi-heure. Est-ce que ça en fait un mauvais film pour autant ? Je ne pense pas, car malgré tout, l’enrobage est comme souvent en Russie assez soigné, avec une jolie photographie, des tons froids correspondant parfaitement à l’ambiance et au pays, une mise en scène loin d’être géniale ou percutante mais qui sait faire ce qu’il faut quand il faut, un montage qui sait prendre son temps et ne joue ni sur les jumpscares, ni sur le montage ultra rythmé pour donner l’illusion qu’il se passe quelque chose.

Même le casting donc, en version originale, est bon, Alina Babak en tête, dans le rôle de Ksyusha, parvient à tenir le film presque seule sur ses épaules, et au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue, Olga Lomonosova parvient à être flippante avec peu de choses parfois. Alors évidemment, je ne vais pas mentir et vous dire que The Ice Demon est un incontournable, ou bien même un film à voir pour tous les fans. D’ailleurs dans son domaine, à savoir la famille dysfonctionnelle explosée par un élément surnaturel, on peut tous retourner voir Hereditary. Mais la Russie prouve encore qu’avec peu de moyens, ils parviennent parfois à faire aussi bien que ce que l’on trouve en Amérique, car bon, on ne va pas se mentir, mais entre un énième Paranormal Activity, des suites/remake/reboot/préquelle (Scream, Halloween) ou ces foutus films à jumpscares, mieux vaut se tourner ailleurs ou vers un cinéma plus indépendant et moins grand public. D’ailleurs ironiquement, c’est souvent dans ces moments beaucoup plus frontaux que The Ice Demon échoue, ne parvenant pas à rendre cette menace surnaturelle plausible ou assez percutante, alors que oui, une mère qui pète un câble, ne distingue plus la différence entre ce qui est réel ou non et vous poursuit avec un couteau, c’est personnellement bien plus flippant qu’un démon. En tout cas, malgré des défauts évidents, un aspect fantastique en demi-teinte et un marketing foiré, je n’aurais pas passé un mauvais moment sous la neige !

Les plus

Visuellement propre
L’ambiance glaciale
L’aspect familial
Finalement, de bons acteurs

Les moins

L’aspect fantastique un peu raté
Quelques facilités et moments prévisibles
Comment le film est vendu !

En bref : Nouvelle proposition horrifique en provenance de la Russie, The Ice Demon, bien qu’il se fasse incendier un peu partout, ce n’est pas si mauvais, si l’on accepte que le film est très mal vendu et n’a rien à voir avec son affiche, et tient plus du thriller psychologique familial que du film d’horreur.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Visually, it’s a well done job
♥ The cold atmosphere
♥ The family aspect of the story
♥ Finally, the actors are good, if you can watch the film in Russian
⊗ The horror aspect, badly made
⊗ A few predictable moments and clichés
⊗ The way the movie is sold
Here a new horror flick from Russia, The Ice Demon, even if it has really bad reviews almost everywhere, it’s not that bad, once you accept it’s more a psychological thriller than a horror film.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *