Titre Original : The Housemaid
2025 – Etats Unis
Genre : Thriller
Durée : 2h11
Réalisation : Paul Feig
Musique : Theodore Shapiro
Scénario : Rebecca Sonnenshine d’après Freida McFadden
Avec Sydney Sweeney, Amanda Seyfried, Brandon Sklenar, Michele Morrone, Indiana Elle, Sarah Cooper, Kathy Costa McKeown, Ellen Tamaki, Elizabeth Perkins et Don DiPetta
Synopsis : En quête d’un nouveau départ, Millie accepte un poste de femme de ménage à demeure chez Nina et Andrew Winchester, un couple aussi riche qu’énigmatique. Ce qui s’annonce comme l’emploi idéal se transforme rapidement en un jeu dangereux, mêlant séduction, secrets et manipulations. Derrière les portes closes du manoir Winchester se cache un monde de faux-semblants et de révélations inattendues… Un tourbillon de suspense et de scandales qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière seconde.
Et de cinq. Oui, après Eden, Echo Valley, Americana et Christy, voilà La Femme de Ménage, le dernier des cinq métrages mettant Sydney Sweeney en avant sortant au cinéma en 2025. Même si Christy lui sort en 2026 en France. Mais à la différence de tous les autres, La Femme de Ménage, The Housemaid donc, a cartonné au box-office, là où les autres ont été des flops pour diverses raisons (un parc de salles limité pour Eden, une sortie juste en streaming pour Echo Valley, un sujet que le public ne connait pas pour Christy). Car oui, La Femme de Ménage, en adaptant le roman du même nom de 2022 qui cartonne depuis et a eu plusieurs suites, ne prend pas beaucoup de risques. Si bien que fin 2025, le public ne se sera déplacé en salles que pour deux films, à savoir ce film et Avatar 3, qui furent donc les deux cartons de fin d’année. Même si avec son budget de 400 millions environ, sans compter la promo, les 1.4 milliards d’Avatar 3 semblent un peu petits, surtout si on le compare aux deux précédents métrages. Alors que La Femme de Ménage, avec son budget de 35 millions, en est à environ 330 millions récoltés, un vrai succès. Mérité ? On sera comme souvent plus nuancé ici, car si j’ai en soit passé un excellent moment devant le métrage, ce n’était pas exempts de défauts. Je n’ai pas lu le livre et en entrant dans cet univers littéraire à succès via son adaptation cinématographique, évidemment, on y entre un peu la peur au ventre, en se rappelant des précédents adaptations littéraires à succès il n’y a pas si longtemps que ça, à base de Twilight ou encore de 50 Nuances de Gray. Et en commençant le métrage, déjà pas bien serein, voilà que les deux principaux défauts du métrage m’explosent déjà au visage, ce qui n’était pas rassurant non plus. En premier lieu, il y a l’ambiance musicale du métrage, car si Theodore Shapiro a fait du bon boulot sur la bande son, le métrage, pur produit de son époque, ne peut s’empêcher de mettre quelques morceaux dans l’ère du temps pour les moments clés qu’il veut mettre en valeur, et bien entendu, pour son ouverture et sa fermeture.
Ce qui nous donne par exemple du Lana Del Rey ou du Taylor Swift qui personnellement, me sortent bien plus du film pour me ramener dans le monde réel de la vérité véritable que dans l’univers supposé aisé du film. L’autre point qui fait peur d’entrer de jeu, c’est qu’au départ, le film nous met un jeu extrêmement théâtral dans les pattes, en particulier pour les deux stars du film, Amanda Seyfried et Sydney Sweeney, à tel point que je me suis demandé si je n’allais pas assister à du théâtre filmé pour un huis clos dans une maison de bourges. Mais modérons mes mots, les passages musicaux tape-à-l’œil ne sont pas si fréquents, et le côté théâtral, comme pour appuyer bien du doigt le côté faux de l’ouverture, ses faux semblants donc, disparaît par la suite pour livrer une aventure qui sonne bien plus naturelle. Et au final, malgré quelques petites longueurs, notamment dans sa mise en place, et bien j’ai passé un bon moment devant cette Femme de Ménage, même si on ne la voit pas nettoyer tant que ça l’intérieur de la maison. Dans les faits, au départ, tout semble très simple, avec une Amanda Seyfried en mère un brin manipulatrice et qui pète un câble pour un oui ou pour un non, change d’avis comme de chemise, et une Sydney Sweeney qui essaye tant bien que mal de cacher un lourd passé et n’a pas forcément d’autres choix que de subir et de s’accrocher pour s’en sortir. Et ça fonctionne plutôt bien, le film mettant les deux femmes en avant. Les figures masculines sont là également, mais le mari n’entrera que progressivement dans le récit, tandis que le jardinier, que la mise en scène nous vend, avec son mutisme volontaire (et une phrase clé en Italien non sous-titré), comme important, ne servira finalement à rien. Du début à la fin. Il ne fait qu’acte de présence. Sans doute car dans le fond, le métrage dure déjà 2h10 et a préféré ne pas s’embêter avec des détails supplémentaires. Le métrage se focalise donc clairement sur les déboires de Millie au sein de la famille Winchester, de la pauvre petite femme voulant s’en sortir et pénétrant dans l’univers de la famille riche, avec grande maison, grand jardin, belle porcelaine, avec forcément, des doutes, manipulations et un peu de séduction pour la route.
Une formule bien connue, très mécanique et fonctionnelle ici bien que n’apportant rien de vraiment neuf au genre, et souvent bien trop propre sur lui au départ. Jusqu’au moment où tout déraille, et même si l’aspect gentiment sexy du métrage ne fonctionne pas aussi bien qu’il l’aurait voulu, la faute à ses choix musicaux appuyés comme précisé. C’est ceci dit passé ce cap que La Femme de Ménage aura d’une part réussi à me surprendre, non pas car son scénario est machiavélique et génial, mais car il aura volontairement porté notre attention et donc notre regard dans la mauvaise direction (et dans le fond, c’est déjà bien vu), et parce que dans sa seconde partie, le métrage pousse tous les curseurs plus loin, quitte à partir dans un côté over the top que j’aurais trouvé par moment terriblement fun. D’ailleurs c’est simple, dans cette dernière partie, les actrices aussi semblent beaucoup plus s’éclater et se lâcher, et c’est assez communicatif avec le spectateur en tout cas, très ludique. Le métrage fonctionne donc par étape, entre son début très théâtral pour jouer sur les apparences, puis sa partie presque trop clean et clinique pour mettre sa manipulation en place, avant de lâcher prise dès que toutes les pièces sont là. Mission accomplie donc d’un côté. Le film ne restera peut-être pas dans les mémoires, il n’est aucunement un grand film, il a des défauts attendus dès le départ avec son statut d’adaptation d’un roman populaire avec son contenu calibré pour tenir le lecteur et maintenant le spectateur en haleine (des doutes, de la sexualité, un peu de violence et beaucoup de manipulation), mais il parvient à retomber sur ses pattes. En ne connaissant pas le roman, certains de ses choix m’auront eu par exemple, et son trio d’acteurs principaux semble s’amuser, clairement. Et puis lorsque l’on aime les thrillers manipulateurs de la belle époque, La Femme de Ménage fait plaisir et nous renvoi à tout ça. Et parfois, durant les longues soirées d’hiver, on ne demande rien de plus.

Les plus
Un thriller manipulateur
Quelques surprises pour le néophyte
Le casting semble parfois s’éclater
Une dernière partie fun
Au final ça se suit bien
Les moins
Certains choix musicaux
Parfois trop propre sur lui
Le début trop théâtral
En bref : A livre populaire, film populaire, et évidemment du coup que ce n’est pas un chef d’œuvre, ni même parfait, mais La Femme de Ménage est un gentil petit thriller qui se suit bien et devient même sacrément fun sur la fin.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ A manipulative thriller ♥ A few surprises for those who didn’t read the book ♥ The cast seems to have fun ♥ The last part is fun ♥ An easy watch in the end |
⊗ A few musical choices ⊗ Too clean ⊗ The start looks a bit like filmed theater |
| To a popular book, here’s the popular film, of course it’s no masterpiece, nothing is perfect in it, but The Housemaid is a nice little thriller, easy to watch and even really fun during the last part. | |




















