SWEETNESS de Emma Higgins (2026)

SWEETNESS

Titre Original : Sweetness
2026 – Canada
Genre : Suspense
Durée : 1h33
Réalisation : Emma Higgins
Musique : Blitz//Berlin
Scénario : Emma Higgins

Avec Kate Hallett, Herman Tømmeraas, Furukawa Aya, Erika Swayze, Steven Ogg, Amanda Brugel et Julius Cho

Synopsis : Rylee Baker, une adolescente de 16 ans rencontre par hasard son idole, la pop star Payton Adler. Elle découvre rapidement qu’il est toxicomane et décide de l’aider à s’en sortir.

2026 n’est vraiment pas une bonne année pour les personnages qui deviennent littéralement obsédées par d’autres. Alors on a eu évidemment le phénomène Obsession de Cury Barker, véritable succès au box-office et surtout succès à la fois critique et public, devenant sans doute depuis le film de genre le plus rentable de tous les temps. Et au Canada, on a Sweetness, écrit et réalisé par Emma Higgins, et qui, d’un côté, semble beaucoup plus proche de Misery de Rob Reiner, d’après le roman de Stephen King. Puisqu’ici, il est question d’une jeune adolescente qui rencontre son idole, un chanteur pop star, un brin dépendant à la drogue, et qu’elle va séquestrer pour le remettre dans le droit chemin, exactement comme ses chansons lui auront permit de survivre à des épreuves difficiles de sa vie. On connait la formule. Sauf que malheureusement Sweetness rate un peu la coche, et son titre en soit n’est pas si mensonger d’ailleurs, c’est assurément beaucoup trop soft. Trop soft visuellement, mais aussi dans son propos, et même trop soft dans le traitement de ses personnages. Rylee est une adolescente de 14 ans, qui va avec sa meilleure amie au concert de son idole, et après le concert, elle le rencontre, par accident. Le jeune homme propose de la ramener chez elle en voiture, mais sous l’emprise de la drogue, tout tourne mal, et Rylee va tout simplement séquestrer Payton chez ses parents, puis chez les voisins absents. Sa meilleure amie sera plus distante, va douter. Rylee elle n’aura d’yeux que pour son idole, tandis que lui, désespéré, tentera d’abord de s’échapper, avant presque d’abandonner car à quoi bon. Ce qui pose souci dans un premier temps, ce n’est pas le personnage de Rylee, même si ça le deviendra plus tard, mais bien le scénario.

Car Sweetness reste tout le temps à la surface des choses. Si l’on devait justement comparer avec Misery, on dirait que chez Rob Reiner, les situations s’enchaînent, le suspense monte jusqu’à une explosion de violence, tandis que chez Emma Higgins, c’est le calme plat, les situations venant un peu chambouler l’aventure sont ultra rares, et donc qu’une fois Payton attaché, que ce soit à un lit, ou dans une cave, il ne se passe quasiment plus rien dans le métrage. Sans doute, dans le fond, une volonté de réalisme, pour éviter de plomber le métrage de multiples twists sur une durée déjà bien courte de 1h30 seulement. Une volonté qui aurait pu fonctionner à l’écran, si les personnages et les rares situations parvenaient à faire monter le suspense. Mais ce n’est quasiment jamais le cas. Ça a beau être filmé de manière tout à fait compétente, jamais ça ne parvient vraiment à agripper le spectateur dans l’aventure, à nous faire aimer, ou détester les personnages. Et c’est là le plus gros soucis. Le développement des personnage est logique, avec la meilleure amie qui panique un peu, la star qui parfois ment pour tenter de s’en sortir, et la jeune vivant clairement dans son monde et pensant toujours faire les bons choix quitte à aller vers une violence physique envers ses proches. C’est bien, c’est logique, mais on a là aussi l’impression que le film n’en fait rien, se refuse d’être choc. Il y aura bien quelques meurtres, mais jamais rien qui ne vienne en réalité faire basculer un personnage par peur, par folie ou par amour. Juste, le film suit son petit bonhomme de chemin, jusqu’à son final, et basta. Et c’est dommage encore une fois, car le potentiel était là même si l’intrigue n’était pas nouvelle, que les acteurs sont plutôt bons, en particulier la jeune Kate Hallett, mais le film n’exploite jamais son concept. Pas désagréable en soit, mais Sweetness est vite oublié, le jour suivant sa vision.

Les plus

De bons acteurs
Proprement filmé

Les moins

Trop soft visuellement, et dans ce qu’il raconte
Jamais de vrai suspense
Des personnages beaucoup trop passifs

En bref : Sweetness veut se la jouer Misery, avec cette idole kidnappée par une fan. Mais il n’arrive jamais à choquer, il ne tient jamais en haleine faute de suspense efficace, et demeure donc un petit film inoffensif.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ The actors are good
♥ Nicely filmed
⊗ Too « sweet », both visually and storywise
⊗ No real suspense
⊗ Characters take forever to act
Sweetness wants to be a kind of Misery, with the kidnapped idol by a fan. But it’s never shocking, never suspenseful, and it’s mainly forgettable.

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